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Sortie du nucléaire : le scénario allemand est-il crédible ?

Alors que le gouvernement allemand a adopté le projet de loi de sortie du nucléaire d'ici 2022, les critiques fusent sur la crédibilité d'une telle décision. Greenpeace international estime pourtant que cette sortie serait possible dès 2015.

Energie  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com
   
Sortie du nucléaire : le scénario allemand est-il crédible ?
   

Le gouvernement allemand a adopté, lundi 6 juin, lors d'un conseil des ministres extraordinaire, le projet de loi sur la sortie du nucléaire. La fermeture des centrales nucléaires allemandes d'ici 2022 avait déjà fait l'objet d'un accord entre les partis membres de la coalition gouvernementale. Huit des plus anciens réacteurs sur les 17 que compte l'Allemagne sont déjà fermés et le resteront. Ils constituaient 6,8 % de la production électrique allemande. Les autres réacteurs devront être fermés progressivement d'ici 2022. L'Allemagne devra alors se passer des 22 à 23 % d'électricité nucléaire sur lesquels elle comptait jusque-là. A titre de comparaison, les énergies renouvelables représentent pour l'heure 18 % de l'électricité allemande.

Pour compenser, le gouvernement allemand entend miser sur la construction d'éoliennes en mer, de centrales au gaz ou au charbon déjà planifiées et réduire les consommations énergétiques de 10 % à l'horizon 2020, selon un document que s'est procuré Reuters le 30 mai dernier. L'Allemagne devrait en fait accélérer son programme d'efficacité énergétique déjà mis en place dans le secteur du bâtiment, de l'industrie...

Une décision critiquée en France et en Belgique

''L'Allemagne "sort" du nucléaire. Elle a le droit. Elle est souveraine. Mais ça va lui coûter cher. Prix, CO2, indépendance'', réagissait Eric Besson sur Twitter le 30 mai dernier. Celui-ci a depuis changé de ton : ''l'Allemagne est souveraine. Mais les conséquences de sa décision sont européennes. Je demande une concertation à Bruxelles'', a-t-il ''twitté'' le 6 juin. Le ministre de l'Energie a déclaré sur LCI avoir écrit au commissaire européen de l'énergie ''pour lui demander de bien vouloir organiser (...) une réunion de concertation entre les ministres de l'Energie pour essayer d'évoquer les conséquences des décisions nationales que chacun d'entre nous peut être amené à prendre''.

Paul Magnette, ministre belge de l'énergie, regrettait déjà dimanche sur RTBF ''une décision complètement unilatérale, sans aucun débat européen ni information des partenaires''.

Pour de nombreux détracteurs, la décision allemande met en danger les objectifs de réduction de gaz à effet de serre du pays, va augmenter les importations d'électricité allemandes (notamment de France) et le prix de l'électricité.

En 2010, selon le réseau de transport d'électricité RTE, la France a exporté 9,4 térawattheures (TWh) en Allemagne, l'Allemagne a exporté 16,1 TWh vers la France. Même tendance début 2011, sauf en avril où elle s'est inversée : la France a exporté vers l'Allemagne 1.018 GWh et l'Allemagne a exporté vers la France 509 GWh. Météo ou impact de la fermeture de sept réacteurs après Fukushima ?

Greenpeace : une sortie du nucléaire est possible dès 2015

Pour Greenpeace international, qui a défini un scénario de sortie du nucléaire pour l'Allemagne d'ici 2015, le pays dispose d'une surcapacité de production électrique. Les projets de centrales électriques supplémentaires déjà planifiés devraient permettre ''une élimination progressive du nucléaire d'ici à 2015'' sans risque de black-out. L'ONG mise également sur la cogénération (qui devrait être multipliée par 3 par rapport à 2007) et une réduction de 12 % de la consommation énergétique. Certaines centrales au charbon pourraient de ce fait être fermées, ce qui permettrait à l'Allemagne de respecter ses objectifs sur le climat.

   
Le scénario de Greenpeace international pour une sortie du nucléaire en 2015 en Allemagne © Greenpeace international
 
   

''Au cours des cinq prochaines années, quelque 20 nouvelles centrales gaz et 10 fermes éoliennes offshore seront raccordées au réseau. En outre, d'ici 2020, les sources d'énergie renouvelables auront une capacité accrue. Environ 30 GW seront générés par l'énergie solaire et 20 GW par l'énergie éolienne'', estime l'ONG.

Réactions40 réactions à cet article

 

Le gouvernement Merkel fait preuve d'une hypocrisie remarquable en annonçant brutalement la fermeture des centrales nucléaires allemandes.

Sous couvert d'une supposée "avancée" environnementale et pour flatter un électorat lobotimisé par les théories fumeuses d'écologistes irresponsables, l'Allemagne fait un choix égoïste, roublard et menteur.

La réalité fait que c'est probablement un véritable bond en arrière qui va s'opérer. Les centrales à gaz et pire encore, les centrales à charbon, font parti des installations les plus polluantes qui soient. Sans parler qu'elles sont coûteuses, que l'énergie fossile dont elles ont besoin se raréfie... L'énergie va devenir chère, alourdir le budget des classes moyennes et pauvres... C'est l'antithèse du développement durable!

Rejets massifs de CO² dans l'atmosphère, déchets de productions, prix de l'électricité hors de prix, pannes de courants à gogo en hiver et en été... Et on veut nous vendre ça comme un progrès environnemental ? Un risque improbable de catastrophe nucléaire justifie-t-il un surcroît garantie de maladies pulmonaires et infantiles ?

Quant aux conclusions outrancières de Greenpeace comme quoi l'Allemagne serait en surproduction, elle omet (volontairement!) de dire qu'une production électrique annuelle ne signifie rien étant donné que les besoins en énergie sont saisonniers et très contrastés. Nous nous demandons d'ailleurs pourquoi l'Allemagne importe une partie de son énergie issue du.. nucléaire français!

alain | 06 juin 2011 à 17h43
 
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Le gouvernement Sarkozy fait preuve d'une hypocrisie remarquable en annonçant constament le maintien des centrales nucléaires françaises.

Sous couvert d'une supposée "avancée" environnementale et pour flatter des élus lobotimisés par les théories fumeuses des lobbyistes irresponsables, la France fait un choix égoïste, roublard et menteur.

La réalité fait que c'est probablement un véritable bond en arrière qui va s'opérer au moment de demanteler. Les centrales à atomes, font parti des installations les plus polluantes qui soient. Sans parler qu'elles sont coûteuses, que l'énergie fossile dont elles ont besoin se raréfie... L'énergie va devenir chère, alourdir le budget des classes moyennes et pauvres... C'est l'antithèse du développement durable!

Rejets massifs de particules dans l'atmosphère, déchets de productions, prix de l'électricité hors de prix, pannes de courants à gogo en hiver et en été... Et on veut nous vendre ça comme un progrès environnemental ? La sauvegarde aveugle d'une filière justifie-t-elle un risque probable de catastrophe nucléaire ?

Quant aux conclusions outrancières d'EDF comme quoi la France serait en surproduction, elle omet (volontairement!) de dire qu'une production électrique annuelle ne signifie rien étant donné que les besoins en énergie sont saisonniers et très contrastés. Nous nous demandons d'ailleurs pourquoi la France importe une partie de son énergie issue du.. charbon allemand...

guillaume | 06 juin 2011 à 18h39
 
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@ Alain m'est avis comme vous que l'Allemagne qui décide de se priver de 7% de son outil de production électrique, décide en fait d'arrêter d'exporter en mettant tous ses pays voisin devant le fait accompli. A ce petit jeu très fourbe et égoïste, un seul pays pouvait le faire, le seul qui y aurai pensé en premier, et ce sera l'Allemagne ...
Je pourrai faire comme vous et relever tout ce qui est négatif, dire que ça va faire du C02 en plus (7%) que l'énergie sera plus chère, que nos bambins vont avoir de l'asthme, mais ce serait ridicule ou forcément très court-termiste.
La vérité c'est que cela va faire l'effet d'une bombe, cela va tendre le marché de l'électricité, pousser les prix vers le haut, obliger des secteurs d'activité à embrayer dans le sillage, pousser les gens à d'avantage d'attention... L'effet qui sera le plus bénéfique c'est la hausse des prix de l'électricité, alors oui c'est pas très démagogue de dire ça, d'ailleurs nos élus ne s'y risqueraient jamais!
Mais oui c'est positif car vous et moi vivons comme un de nos aïeux disposant d'une centaine de domestiques tous ça en brûlant des ressources fossiles en pensant que c'est encore trop chère!
Pouvez vous quantifier tous le travail physique, tous le niveau de vie, tous le confort qu'on s'octroie en brûlant du gazoil à 1.5€ le litre(je vous parle pas du charbon et du gaz hein) C'est même pas le prix du Coca ! Le nuc qui hypotétise notre sécurité contre un prix modique est bien une aberration du siècle précédent !!

eilage | 07 juin 2011 à 05h13
 
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si l'allemagne sort du nucléaire c'est que les allemands ont compris que le nucléaire est une stupidité technologique extrèmement dangereuse et productrice de déchets dont personne ne veut, a part peut être les russes qui stockent les déchets français sous couvert de recyclage qui n'en est pas un.Alors je pose la question pourquoi la france n'envisage pas de sortir du nucléaire alors que sa population y serait plutôt favorable.Vivons nous dans une lobbycratie bananière ou dans une vraie démocratie, sur des sujets aussi graves il faut demander l'avis souverain du peuple, qui n'en déplaise a certain ne veut pas vivre avec du césium 137 dans son assiette.il est d'ailleurs amusant de voir que les même qui veulent autoriser l'extraction des gaz de schiste sont contre le réchauffement climatique et contre l'émission de co2.Finalement les pro-nucléaires sont des écologistes quand çà les arrange, cet effet girouette aura a n'en pas douter raison de leur discours intéressé.pourquoi avoir peur de la sortie du nucléaire allemande? De toute manière après fukushima s'est inéluctable la france elle aussi va en sortir...

technocrate137 | 07 juin 2011 à 08h50
 
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Décision courageuse car c'est un lourd chantier qui mettra probablement la réputation de rigueur Allemande au défi.
Preuve qu'avec de la volonté politique, il est possible de faire autre chose que du sécuritaire et de l'immigration... Remarque de démago me direz-vous...

Mais il ne faut pas être dupe, quand Mr Besson et son homologue Belge se scandalisent d'un manque de concertation. On les voit venir, les gaillards, avec leurs gros sabots : Pouvoir pratiquer cette discipline reconnue de VRP du lobby nucléaire, émousser la contestation en jouant la montre, faire tout ce qui est possible pour que l'onde de choc de cette décision ne viennent pas faire boule de neige dans d'autres pays d'Europe. D'ailleurs, demander des "pourparlers"... Mais pour en tirer quoi ? Qu'avait donner cette fameuse concertation européenne après le krach boursier de 2008 pour la moralisation du système financier ? Rien, et pourtant il y en aura eu des réunions plus couteuses les unes que les autres (ici, encore de la démagogie non ?)

Le schéma nucléaire tend à devenir obselète ; "Centraliser la production pour centraliser les profits". C'est une vision technocratique, peut être culturelle, propre à mon doux pays. L'organisation allemande est différente, à l'image de leur économie, on ne parle pas de groupes surpuissants mais plutôt d'une pluralité de PME fleurissantes. Le Mix énergétique pratiqué outre-Rhin aura l'avantage de mettre différentes les technologies en concurrence et de ne pas placer

Hannicare | 07 juin 2011 à 10h57
 
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Le première chose à faire, c'est déjà prendre conscience que tout ce qui se passe actuellement est en grande partie de notre faute, le petit confort dans lequel on vit, le chauffage à 22 voire 23°C alors que 20°C suffit largement, voire 19° avec un pull, les 36 points d'éclairage servant juste à decorer, les activitées énergievores etc etc.... il ne s'agit pas de vivre comme à la pre-histoire mais faire simplement attention, à partir du moment où l'on aura compri ça, on sera sur la bonne voie pour respecter notre planete et vivre sainement.
Mais biensur, on le comprendra lorsque l'on sera au pied du mur, comme d'hab.

Pierrot | 07 juin 2011 à 12h01
 
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Il ne faut pas confondre puissance et énergie produite. En Allemagne, sur 1 an 22500 MW installés en éolien produisent 5% de l'électricité et 21000 MW installés en nucléaire produisent 27% d'électricité soit, à puissance installée égale près de 6 fois plus que l'éolien (Eurostat).
Une centrale nucléaire ou à combustible fossile( charbon, gaz...) fonctionne à plein régime 90% du temps alors que les éoliennes ne fonctionnent que lorsque le vent est suffisant,ce qui est équivalent à un fonctionnement à plein régime d'environ 20% du temps.
Il faudrait donc 5 fois plus de puissance installée en éolien qu'en nucléaire pour produire, pendant les périodes venteuses, la même quantité d'électricité que celle produite par le nucléaire. En plus il faudrait être capable de stocker la plus grande partie de cette électricité(80%) pour la restituer lorsque le vent est insuffisant, Mais ON NE SAIT PAS STOCKER de grande quantité d'électricité. Lorsqu'il n'y a pas de vent on ne peut que prendre le relai avec les centrales à combustible fossile qui émettent des gaz à effet de serre. Actuellement les océans et les forêts ne peuvent plus absorber le gaz carbonique émis on a déjà dépassé le point d'équilibre, le remplacement du nucléaire conduit en grande partie à un retour au charbon..,faut il continuer et accélérer le changement climatique? Accessoirement l' électricité est 2 fois plus chère au Danemark et en Allemagne (pays des éoliennes) qu'en France.

pierre | 07 juin 2011 à 12h09
 
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Bonjour,
N'est ce pas là tout simplement un pari pour l'Allemagne? En effet, nous savons de façon certaine que tout ce qui n'est pas renouvelable arrivera à son terme à un moment donné. En devenant les premiers par contrainte politique (avant celle économique) l'Allemagne ne fait elle pas le pari d'être la maîtresse des nombreux brevets énergétiques à venir? Je trouve cette orientation politique intéressante. L'Allemagne fait le pari d'après demain et pas de demain. Malheureusement, nous ne pouvons pas savoir aujourd'hui si elle va s'épuiser en partant trop tôt ou si elle part à point.

audrey | 07 juin 2011 à 14h20
 
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Vive la démocratie et le peuple qui choisit le nucléaire ou sa fin.
Chaque brevet, avant d'être accordé, devrait être soumis au vote du peuple.
De qui se moque-t-on ? Qui aujourd'hui dispose des données scientifiques, techniques...pour juger ? Y compris dans le vaste domaine de l'énergie...
Avant de couler un pont, on fera voter le peuple pour qu'il décide de la qualité du béton et du ferraillage...
Avant de lancer une innovation électronique on fera voter ?
.... on va où ?

micocharly | 07 juin 2011 à 22h02
 
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C'est quand même marrant tous ces gens qui ne prennent en compte que les émissions de CO2. Réflexion mono-critère !
Le nucléaire bon marché ? On va le tester d'ici quelques années à la suite de la NOME, du stockage des déchets, du démantèlement des centrales, etc.
Le nucléaire qui ne pollue pas ? Mais parlez donc des déchets nucléaires à haute activité et à vie longue qui nous pourriront la vie pendant des millions d'années!
Niveau émissions de CO2 ? Lisez l'étude de M. Storm Wan Leeuwen qui annonce, si on prend en compte l'ensemble du cycle de vie du nucléaire, au minimum 108g de CO2/kWh (Très loin devant l'éolien, le photovoltaïque, le petit hydraulique et encore plus devant les économies d'énergie). Et que dire de l'exploitation des travailleurs du Niger (néo-colonialisme d'Areva), des maladies qu'on leur refourgue avec notre uranium, de notre soi-disant indépendance énergétique, etc.
Ce n'est pas à coup d'énergie renouvelable qu'on s'en sortira, c'est sûr. Vous pouvez mettre toutes les éoliennes du monde sur notre territoire, ou même couvrir l'ensemble des toitures du pays avec du PV, ça ne fonctionnera pas. Il faut changer de société pour une société plus sobre, basée sur la décroissance énergétique, économique, industrielle, etc. Car c'est bien la cupidité capitaliste et le désir de croissance infinie qui nous bouffe. La méga-machine thermo-industrielle n'est employée que pour enrichir une poignée et exploiter la majorité ainsi qu'asservir la nature.

Arnaud | 08 juin 2011 à 08h32
 
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Tout est possible bien évidemment, y compris sortir du nucléaire.
Mais à quel prix, avec quels risques?
En dehors des aspects économiques, environnementaux et politiques dont on parle, je vois un autre problème qui me paraît plus inquiétant.

Tous ou presque, verts y compris, s'accordent pour dire que cette sortie du nucléaire ne pourrait se faire qu'en 20-30 ans pour la France. Disons donc 25 ans.
Si une telle décision est prise, que se passera-t-il à l'approche du terme, disons d'ici 15 à 20 ans ?
Qui investira pour parvenir au terme des 25 ans planifiés ?
Quels professionnels, ingénieurs, techniciens et opérateurs, se formeront pour un avenir complètement borné et bouché ?

Bref, en fin de période on prend le risque de se retrouver sans argent, sans personnel qualifié et sans compétences en tous genres, alors que ces éléments sont évidemment cruciaux pour notre sécurité !
Si l'argument pour l'arrêt des centrales est la sécurité, alors j'y vois ces contradictions qui me paraissent flagrantes et je n'en entends parler nulle part.

Ce raisonnement est valable quelle que soit la durée. S'il ne l'est pas forcément pour l'Allemagne, alors c'est simplement parce que celle-ci utilisera l'une ou l'autre des options suivantes (ou les 2).
Soit de continuer à voir ses entreprises proposer et construire des réacteurs ailleurs. Et conserver ainsi savoir-faire, technicité et personnels..
La seconde solution est de compter sur les voisins.
C'est une autre hypocrisie, non ?

machin | 08 juin 2011 à 10h27
 
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Plutot d'accord avec Arnaud, comme je l'ai dis c'est déjà à nous de changer, et le vote du peuple pourquoi pas? si l'on met des decisions a voter que le peuple peut comprendre... et si le peuple vote...il se sentira impliqué! et oui

Pierrot | 08 juin 2011 à 15h02
 
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BRAVO L ALLEMAGNE, IL REMMETTE EN CAUSE LE BLABLA FRANCO FRANCAIS...IL NE SUFFIT PAS DE PARLOTER,IL FAUT DES ACTES ET DES DECISIONS COURAGEUSES...

bertrand | 08 juin 2011 à 17h13
 
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L'Allemagne a une fois de plus une longueur d'avance ete que nous le voulions ou non, elle nous donnera la lecon dans quelques annees.

Steph | 09 juin 2011 à 08h38
 
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Bonjour,

Juste une petite remarque pour "Pierre":
Actuellement les réseaux de distrubutions d'électricité sont fait pour répartir de façon "pyramidale" l'énergie produite par des hyper-centrales (idéalement nucléaire donc) de façon centralisée.
Avec l'éolien, le solaire, et d'une façon générale les EnR, cette logique de production de masse et de distribution pyramidale est absube, et on doit en sortir pour adopter les "Smart Grids" (voir ce que c'est sur Internet) à l'échelle Européenne. Ainsi, le vent souffe toujours assez fort quelque part en Europe, donc: Plus de gaspuillage!
Quand aux possibilité de stockage de l'énergie électrique, il y en a plusieurs: Chute d'eau, air comprimé dans le sol, stockage par inertie rotative...
Enfin l'éolier marin, contrairement à son petit frère terreste, fonctionne tout le temps (les gens qui habite près de la mer on tous remarqué qu'il y a toujours du vent sur les côtes, contrairement au terres...)

Enfin pour le nucléaire "pas cher" je vous pose la question à tous:
Si un accident type "Fukushima" se produit en France; qui va payer la facture ?
Pour les dégats dans le monde agricole en France et chez nos voisins à 2 ou 3 000 km à la ronde (merci le vent !), les manques à gagner pour l'industrie du tourisme... (en France et chez nos voisins...) les populations déportées, les actions désespérées pour gérer le feu nucléaire, s'occuper des déchets dont on ne sait que faire ... et j'en passe.
Paskalo

Paskalo | 09 juin 2011 à 08h59
 
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Bravo les allemands! Quelle leçon donnée au reste de l'Europe! Merkel n'y est pour rien; elle ne fait que se plier à la volonté de son peuple (même si à la réflexion ce n'est pas si mal quand on pense qu'en France les gouvernants ne respectent même pas la volonté du peuple).

Donc cette décision nous la devons au verts et aux électeurs allemands. En 2012, je voterai Europe écologie.

ric | 09 juin 2011 à 09h25
 
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Bonjour,
Yes, they can ! Oui, compenser 17% d'une source d'énergie (NUC) par d'autres (EnR) en 11 ans, je les sens capable de la faire ! ils ont les savoir-faire et la détermination. L'éolien offshore va en constituer une bonne partie et là dessus on peut dire qu'ils maitrisent bien. Ensuite il y a la biomasse (co-combustion du charbon potentielle!), les centres de bio-méthanisation, le solaire sur leur territoire et Desertec à ne pas oublier,...et tout ce qui est dans le pipeline et qui reste à être inventé....Yes, they can ! et je les en sens capable !

Le ''non-arrêt décidé du NUC'' chez nous ce jour c'est peut-être aussi la peur de devoir s'attaquer au démantèlement des vieilles centrales, que hormis non pleinement provisionné, on a aussi PEUR d'attaquer car complexe, laborieux, cher...Voir démantèlement en cours depuis des décennies de Chooz A et d'autres Brindisis...
Politique de l'autruche? on repousse à demain des décisions difficiles à prendre! L'hypocrisie elle est de quel côté du Rhin?
Nous par contre on sait faire trainer les choses...utiles...comme les Appel d'Offres pour l'éolien offshore, dû en avril 2011, repoussés en juillet 2011, et comme chacun sait, la France étant en léthargie sur juillet-août pour raison de vacances ça va être repoussé à septembre, voire octobre 2011...et encore... si ça ne prend la route du cas des 105 MW de Veulettes-Enertrag..annoncés par JF.Loos en 2006...et tj pas réalisés...... A+ Salutations Guydegif(91)

Guydegif(91) | 09 juin 2011 à 09h30
 
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Il faut changer de mode de vie, virer le nucleaire, replanter le double voire le triple des arbre arrachés, investir dans les ENR plutôt que dans le militaire...je sais facile à dire mais par contre faisable!

Pierrot | 09 juin 2011 à 13h00
 
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Quel changement en quelques mois ! Avant Fukushima, les thématiques énergétiques faisaient l'objet d'un maximum de messages pro-nucléaires. Maintenant, la majorité des messages montrent une volonté d'en sortir. Sans doute une conséquence de l'attitude du gouvernement à l'égard du secteur photovoltaïque...

Les partisans de la sortie du nucléaire passaient pour de doux rêveurs, là où les vrais ingénieurs (tels que M. Jancovici) considéraient que le nucléaire faisait partie de l'incontestable bouquet énergétique décarboné.

Aujourd'hui, l'Allemagne, qui n'est pas un pays de plaisantins, nous montre le chemin. Depuis 20 ans, notre voisin a enclenché une stratégie d'autonomie énergétique, en investissant sur les bâtiments basse consommation, l'efficacité énergétique et les renouvelables. L'an dernier, 8 GW de photovoltaïque ont été raccordés au réseau en Allemagne, soit l'équivalent en kWh d'une tranche de centrale nucléaire.

Nous sommes entrés dans le nucléaire en moins de 20 ans. Et on veut nous fait croire que pour en sortir, il faudrait 50 ans ? Pour dépolluer, il faudra plus. Pour arrêter les centrales, il faudra bien moins.

Renotics | 09 juin 2011 à 14h49
 
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Les Allemands vont sortir du nucléaire, fort bien ,mais on doit esperer qu'ils pousseront l'honnêteté intellectuelle, et écologiste , jusqu'à s'interdir d'importer de l'électricité nucléaire française;
Sinon on serait tenté de parler de mascarade sur fond de décor éolien.

sirius | 09 juin 2011 à 15h31
 
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Les allemands ont des moyens sans comparaisons avec les nôtres. Et ils ont aussi du charbon, en quantité.
Ils ont aussi une longueur d'avance...

Le stockage d'énergie, oui, un peu, mais pas pour passer des pointes telles que la génération tout électrique nous a légué. Là c'est le charbon ou le gaz...

Mais je le répète puisque personne ne semble relever ce "détail" (voir mon post ci-dessous). Ce qui m'inquiète, ce sont les 10 dernières années de vie de notre "parc", si on décide de l'arrêter dans 20-25 ans : plus d'argent, plus de personnels, plus de compétences !... Comment on fait ? C'est bien là que l'accident majeur risque le plus de nous tomber dessus !

La seule chose dont je sois absolument certain, c'est que les économies d'énergie, isolation et transports en tête, doivent être une priorité absolue.
Pour le reste, j'étais contre l'impasse nucléaire, mais dans cette désignation, il y a le mot "impasse"... Et en sortir n'est pas aussi simple et banal que beaucoup semblent le dire. Pas sans dégâts en tous cas, dégâts qui toucheront d'abord, comme toujours, les plus faibles et les plus démunis.

machin | 09 juin 2011 à 15h58
 
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Aucun système énergétique n’est parfait, mais, présentement nous n’avons pas le choix dans l’EU.
Nos pays industriels ont besoin de disposer d’une énergie massique et constante, ce que ne permettent pas les énergies du type éolien ou solaire qui restent des systèmes d’appoint intermittents ne permettant pas de faire tourner nos usines ou rouler nos trains.
Seuls les fossiles, l’hydraulique « lourde » et le nucléaire peuvent satisfaire cet impératif.
Le recours aux fossiles conduit à multiplier les émanations de CO 2 et il n’existe pratiquement plus de site propice pour construire des barrages dans l’UE, quant au nucléaire il importe de le sécuriser.
On ne peut pas suivre l’hypocrite exemple Allemand (achat de gaz en Russie et nucléaire en France), mais il a le mérite de montrer que le recours aux EnR accroît les coûts de 30 à 40 % alors que les « verts » nous ont toujours dit que l’atome était le plus cher et, les sondages nous montrent que tous sont prêts à faire des économies d’énergie mais c’est « aux autres » de les faire car, pratiquement personne n’a la volonté de réduire son confort.
Chaque ménage possède une dizaine de moteurs électriques (réfrigérateur, congélateur, lave-linge, lave-vaisselle, robot ménager, aspirateur, perceuse…) ou appareils gros consommateurs de courants (fours de cuisson, chauffe-eau, radiateur…) sans compter le matériel radio-vidéo et ordinateur ou, téléphone portable continuellement en recharge. Il faut encore ajouter à ceci le désir de maison

Reyne | 09 juin 2011 à 16h00
 
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Bonsoir,
C'est quand même curieux de toujours entendre dire "si on arrête le nucléaire, on va payer l'énergie 2 fois plus chère!".
Il faut raisonner non pas en consommation brute d'énergie (a fortiori d'électricité) mais d'usage !!!
En mettant un plan drastique d'économie d'énergie, le coût final de l'électricité ne sera pas nécessairement un problème même s'il est multiplié par 2 ou 3 si l'efficacité énergétique est faite dans les même proportions.
Rappelons qu'en Allemagne, l'électrique est interdit pour le chauffage. L'électricité ne représente donc qu'une part mineure dans la consommation d'énergie d'un ménage. Donc pour la paupérisation des classes moyennes on repassera.
En revanche pour l'industrie le tableau est sans doute différent, quoi que les efforts d'efficacité énergétique sont pris en compte depuis fort longtemps chez nos voisins allemands.
De plus, une grosse différence entre la France et l'Allemagne est la part de l'électrique dans le mix d'énergie finale: une variation du prix de l'électricité en Allemagne aura moins d'impacts qu'en France où tout fonctionne à l'électrique (j'exagère).
Enfin, comme mentionné dans un précédent commentaire, l'élévation du prix de l'électricité va induire un changement de comportement vers une moindre dépendance même si à plus long terme, une baisse de la demande sera inéluctable.

OneDrop | 09 juin 2011 à 18h20
 
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On peut disserter vingt cinq ans sur la crédibilité du choix allemand et sur la rentabilité énergétique ou non du renouvelable, comme de la dangerosité du nucléaire et l'exploitation qu'il engendre dans les pays producteur d'uranium. Cependant, tout ce que je retiens, c'est que les allemands n'ont pas peur de prendre des risques avec un gouvernement responsable, au contraire de notre beau pays, qui vogue sur le principe de précausion tout asimut. Les allemands ont toujours pris des risques et ça leur réussit bien. Si enfin le gouvernement élu de France arrête sa parlotte et surtout arrête d'avoir peur du changement , il se pourrait que l'on ne rate pas le marché des renouvelables qui sera porteur et créateur d'emploi dans l'avenir. Quand les grandes puissances, qui auront fait le pari courageux des renouvelables et développé des technologies viables, il sera trop tard pour nous de nous y mettre et il faudra se résoudre à importer plutôt que d'exporter.
sg74

Sg74 | 09 juin 2011 à 20h58
 
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« La Suisse a jugé que l’énergie nucléaire allait perdre ses avantages concurrentiels sur le long terme par rapport aux énergies renouvelables »... C’est ainsi que le gouvernement fédéral a justifié, le 25 mai 2011, sa décision d’arrêter le programme nucléaire du pays. De l’autre côté de la frontière, la présidente du groupe Areva, Anne Lauvergeon, continue de soutenir exactement le contraire.

Les cinq centrales du pays devraient cesser de fonctionner à la fin de leur durée d’exploitation, entre 2019 et 2034. la Suisse est donc le deuxième pays – après l’Allemagne, qui a annoncé le 30 mai 2011 la fermeture de toutes ces centrales pour 2022 – à avoir pris la décision de sortir du nucléaire. Elle a maintenant quelques années pour renforcer ses capacités en force hydraulique et autres énergies renouvelables.

ric | 10 juin 2011 à 09h35
 
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@ric : ben la suisse, c'est comme la Norvège ou le Canada, z'ont pas besoin de nucléaire ! Devine pourquoi ?
@Sg74 : d'accord qu'il faut / faudrait mettre le paquet sur les économies d'énergie, l'isolation et la recherche. Mais avec le retard qu'on a, c'est mettre la charrue avant les boeufs que de prétendre que l'on peut sortir du nucléaire dans tel ou tel délai. Celui qui sait est bien prétentieux. Avançons d'abord sur tous ces sujets pour y voir plus clair ! Donc investir un max dans tout ça, ok...
@onedrop : c'est bien l'un des problèmes de "l'mpasse" du nucléaire. On a poussé au maximum l'équipement électrique en chauffage notamment, et aujourd'hui on est coincé ! On ne change pas une installation de chauffage en claquant des doigts. Cela coûte très cher !
Les gens aisés n'auront pas de problème, ou peu. Les pauvres pourront toujours claquer des dents. Quoique, le réchauffement, finalement...

En résumé, la Suisse a beaucoup d'hydraulique, de chutes d'eau, l'Allemagne beaucoup de charbon et nous ?... Des pauvres?
La Suisse et l'Allemagne sont riches et nous avons plein de dettes.
La Suisse et l'Allemagne ont beaucoup d'avance sur nous en matière d'isolation ou d'utilisation d'ER, nous avons pein de chauffages électriques, héritages de l'ère nucléaire.
La Suisse je sais pas, mais l'Allemagne a des Verts très forts, et des élections prochaines. Déciision électoraliste ?

Bref yaka et faukon, s'pas ! C'est hyper simple, on dit stop et on stoppe.

machin | 10 juin 2011 à 16h22
 
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Un choix capital pour nos descendants. Aujourd'hui on a oublié les recommendations du GIEC
L'allemagne emet dejà aujourd'hui 1,7 fois plus de CO2 par habitant que la France? Arreter le nucléaire c'est encore augmenter ces emissions Nos descendants qui souffriront du rechauffement climatique,'accident climatiques - epidemies - famines - montée des eaux etc.) et avant tout les pays du Sud pourront nous remercier

FLEURENT | 10 juin 2011 à 17h24
 
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Bravo les Allemands ! Voilà des gens responsables et pragmatiques qui avaient depuis longtemps préparé leur décision. Ils sont très avancés dans la recherche et les applications et les économies d'énergies dans le bâtiment. Ils nous montrent une fois de plus qu'ils sont capables de se lancer de grands défis: rappelons nous les commentaires aigres-doux qu'avaient suscité leur choix de ré-unification: cela ne fut pas sans peine, mais la chose est réussie.
Le pragmatisme est de ne pas s'empêtrer dans les solutions du passé, quels que soient les pressions et les flux financiers plus ou moins occultes. Quelles que soient les idéologies, réfléchir et agir courageusement en se préparant aux éventualités de situation est la belle démarche. Je ne doute pas que les Allemands vont réussir dans les temps leur challenge. Ils sont encore un exemple à suivre. Peut-être la leçon sera enfin utilisée: une démarche intelligente, préparée et courageuse. Rappelons que le village Vauban à Fribourg existe depuis de nombreuses années et qu'il ne s'agit pas, loin s'en faut, d'une expérience unique, mais bel et bien d'une réalisation parmi tant d'autres. La vie devient intéressante quand on se pose les questions qu'il faut et qu'on tente de résoudre les problèmes de manière sensée. À bon entendeur pour nous autres français !

Il s'agit de retrousser ses manches et de faire travailler ses neurones et enfin de se débarrasser des imprudences du Passé. Le nucléaire en est une.
Bonne chance à nous tous.

christopheR | 14 juin 2011 à 20h20
 
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Bravo Christophe R, au moins l'hypocrisie allemande ne vous offusque pas. Non seulement elle produit, actuellement, 2 fois plus de CO 2 que nous, mais elle va largement accroître ce score... tout en achetant du nucléaire à la France et à la Tchéquie... et bien sûr l'UE n'atteindra pas les moins 20 % de CO 2 prévu pour 2020.
Antidote, les allemands vont payer 30 à 40 % plus cher leur électricité, c'est déjà annoncé (demandez à leurs industriels, que je connais bien, ce qu'ils en pense).
Au moins, après la Loi Nome qui oblige EDF à vendre son nucléaire, à ses concurrents, à un prix proche du coût de revient (environ 40 €-MWh),ceci prouve qu'il reste le système énergétique le moins onéreux.
En fait, nous n'avons pas les moyens, malgré ses dangers et sans alourdir notre dette abyssale (1.600 milliards €), de sortir de l'atome. Et, l'avenir reste dans la maitrise de la structure interne de la matière, c'est à dire la physique quantique et les nanotechnologies qui nous apporteront des solutions ultra miniaturisées peu énergétivores... ce sera demain une nouvelle ère d'abondance pour nos descendants. En attendant, il faut, et l'on peut, sécuriser le nucléaire (EPR). D'ores et déjà nos centrales n'ont rien à voir avec les réacteurs à eau bouillante japonaises conçues par GE-usa) vers 1970 et déjà jugées dangereuse, mais plus économiques à réaliser (voir sur Google article de l'époque). Rappelons que nous disposons sur chaque réacteur REP de 3 systèmes de refroidissement redondants.

Reyne | 16 juin 2011 à 17h47
 
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Reyne, Les allemands se lancent et c'est bien, ils vont payer cher l'électricitié? et bah il feront encore plus attention qu'il ne doivent le faire actuellement et ils s'adapterons... ils consommerons moins d'électricité et investirons plus que les autres pour etre autonome énergétiquement, il faut voir plus loin que le bout de son nez et penser au long terme....
A nous de prendre conscience et de faire gaffe à l'energie qu'on balance par la fenêtre!
Bonne soirée...

Pierrot | 16 juin 2011 à 23h37
 
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POLEMIQUE sur le PRIX du NUCLEAIRE
Il ne faut pas confondre coût de revient et fonction. Évidemment le traitement des déchets et le démantèlement posent des problèmes pratiques… à résoudre.
Mais, dans le prix de l’électricité vendue par EDF ces charges sont incluses comme dans toute comptabilité analytique qui se respecte, en particulier le démantèlement est provisionné pour 50 M € . Mais ces 2 facteurs, plus le prix de l’enrichissement de l’uranium, restent marginaux par rapport à la production journalière d’un seul réacteur REP classique qui est de l’ordre de 1 million € par jour.
Décomposition moyenne du coût du kWh nucléaire :
Investissement ~ 60 % inclus le démantèlement, provisionné pour 50 M €
Combustible ~ 20 % comportant de 4 à 6 % de recyclage et gestion
des déchets se décomposant en : achat de l‘uranium brut, pour moitié
et, enrichissement, pour le quart.
On sait que, à la demande de l’UE, pour favoriser la concurrence (Loi Nome) le coût du KWh nucléaire a été fixé à 42 €. En fait le vrai coût de revient doit être un peu inférieur à 40 €. Ceci malgré les frais d’entretien et de sécurisation car, l’amortissement des réacteurs était calculé sur 30 ans et leur durée de vie prévue (sauf sanction d’un pouvoir « Vert ») sera de 40 voire 60 ans.
Cela prouve bien que nous disposons actuellement, de l’électricité la moins chère de l’UE.
Ainsi, les 58 réacteurs REP Français, rapportent par an : environ 17,4 milliards (10 fois le coût du démantèlement)

Reyne | 26 juin 2011 à 21h09
 
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Reyne vous racontez vraiment n'importe quoi.
Le prix du KWh payé par les clients EDF n'a rien à voir avec les coûts de production. Notre parc de centrales a été payé par les contribuables, pas par les clients.
De plus, les sommes prévues pour le démantèlement sont inférieures à ce dont nous aurons réellement besoin (voir les expériences US et anglaises à ce sujet).
Les EPR que l'on tente de construire actuellement ont un coût faramineux. Si vous pensez que votre facture ne va pas augmenter, vous vous bercez de douces illusions.
Et à votre avis, qui paye pour le risque d'explosion de centrale? Imaginez que Paris doive être évacué. Que dire-vous alors du coût de cette industrie?

ric | 27 juin 2011 à 10h33
 
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RIS, vous connaissez mal la comptabilité analytique. Concernant le prix du nucléaire (qui n'a rien à voir avec la notion de danger) j'ai participé moi-même à son élaboration. Et d'un point de vue légal le parc en fait appartient à EDF.
Un seul réacteur gagne 1 million € par jour, et le parc environ 20 milliards en brut par an. Face à ces chiffres les coûts du traitement des déchets et du démantèlement restent marginaux. Pas sans risques, je vous l'accorde.
On sait que l'UE (loi Nome) oblige EDF à revendre le KWh à ses concurrents à son prix de revient (ou presque) et déjà l'Allemagne annonce déjà une augmentation de 30 à 40 % du courant électrique chez elle. Double preuve que le notre électricité reste la moins chère (parlez en aux industriels Allemands)... et ils vont accroître fortement leurs émanations de CO 2, déjà 2 fois plus importantes que les notres.
Pour revenir à la comptabilité, l'Allemagne est certes un bel exemple économique (la RFA en 10 ans lui a coûté l'équivallant de notre dette abyssale)... mais, pas un modèle écologique.
J'attends toujours que l'on m'explique rationnellement et quantitativement comment on peut remplacer le nucléaire sans, au minimum doubler nos coûts... avec du CO 2. Impossible sans multiplier les impôts ou les subventions... ce qui revient au même.
Cordialement... mais il faut être réaliste.

Reyne | 27 juin 2011 à 13h19
 
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On aura beau expliquer à Reyne 1000 fois que le coût de l'électricité nucléaire en france ne nous semble pas juste, il ne reviendra pas dessus, puisqu'il a lui même participé à sa définition !

Coût de la R&D depuis le début du programme nucléaire jusqu'à la recherche pour les EPR et autres nouvelles technologies qui vont (peut-être) nous sauver ?
Ma préférée : "Évidemment le traitement des déchets et le démantèlement posent des problèmes pratiques… à résoudre." A RESOUDRE ! Rien que ça ! Bravo ! Quel crédit peut-on donner au coût de l'électricité nucléaire quand un de ceux qui a(urait) participé à sa définition sort çà ?

Si l'électricité nucléaire avait été payé à son juste prix, les économies d'énergie auraient eu la part belle, les ENR pourraient se défendre à armes égales et les convecteurs n'auraient jamais vu le jour !

@ Sirius
Les Français poussent-ils l'honnêteté intellectuelle, et écologiste , jusqu'à s'interdir d'importer de l'électricité carboné allemande;
Sinon on serait tenté de parler de mascarade...

@machin : la navette columbia (technologie de pointe) vient de faire son dernier retour sans problème alors que son arrêt à été décidé de longue date...

Pour tous ceux qui s'appuient sur l'argument CO2 relire la réponse d'Arnaud

Et enfin quand on prend une impasse avec un poids lourd, entre faire marche arrière le plus tôt possible et attendre d'avoir touché le mur, qu'elle est la meilleure solution ?
Rester au nuc parce qu'on est au nuc ???

Tombour | 20 juillet 2011 à 16h52
 
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Pour TOMBOUR
Problème à résoudre : oui, sauf si vous n’avez aucune confiance dans les générations futures.
Pensez vous que nos descendants seront moins créatifs que nous, et que certains matériaux sont piégés pour des milliers d’années, alors que personne ne sait quel sera l’état de la technique dans 50 ans.
Avez-vous entendu parler des nanotechnologies qui avec la physique quantique met à mal notre connaissance des lois des matériaux ?
Déjà à l’horizon d’une ou deux générations, les surgénérateurs auront résolu le problème des déchets actuellement mis en conserve.
Car en 2050 nous seront 9 milliards d’individus sur la Terre, et déjà en 2011, deux milliards n’ont ni électricité, ni eau potable… et en veulent.
Cordialement

Reyne | 21 juillet 2011 à 14h36
 
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Alors il y a un truc vaguement à la mode, ça s'appelle le développement durable. Dans ce concept (et quelques autres) il y a un truc bizarre appelé Solidarité intergénérationnelle. Cela dit en résumé que ce serait pas mal de laisser la planète dans un état à minima pas plus mal que celui dans lequel on l'a reçue.

Face à cela certains proposent un nouveau concept : la confiance dans les générations futures. Ainsi on peut faire tout et n'importe quoi, sans maîtrise des sujets et se dire que les générations futures seront assez intelligentes et créatives pour réparer nos erreurs !
Fers de lance de cette mouvance, Claude Allègre et Reyne, que les générations futures ne manqueront pas de célèbrer comme il se doit.

Après son magnifique "Évidemment le traitement des déchets et le démantèlement posent des problèmes pratiques… à résoudre." il relance avec un très beau "personne ne sait quel sera l’état de la technique dans 50 ans", bel argument pour justifier de confier aux générations futures le problème du nucléaire. Sauront-ils ou pas ? Dans le doute soyons confiants et laissons les règler nos problèmes.

Pour rappel, il y a 50 ans personnes ne savait ... et tout le monde pensait qu'en 2000 tout le monde aurait sa voiture volante ...

Nano, quantique... oui nous avons une connaissance incomplète, c'est justement pour cela qu'on aurait pu y réflechir à 2 fois avant de mettre tout nos oeufs dans le même panier.

Mêmes constats de base mais conclusions différentes...

Tombour | 22 juillet 2011 à 16h43
 
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Pour TOMBOUR (1) : Les nanotechnologies
Sommairement, les nanotechnologies consistent à organiser la matière dans sa structure (et non par une déformation externe dans sa masse).
En effet, la réalisation des produits qui nous entourent consistait jusqu’alors à déformer des matériaux par leur surface ou volume externe pour leur donner une forme voulue, généralement sous l’effet de pression et température.
Actuellement, depuis quelques dizaines d’années, on cherche au contraire à organiser ces matériaux de base dans leur structure interne pour leur conférer des fonctions nouvelles. En fait, à l’échelle du nanomètre, on multiplie la surface utile du matériau pour un même volume (ainsi, pour un photovoltaïque ou un accumulateur, on multiplie sa production d’énergie).
On a commencé par les composites (l’auteur est un des spécialiste de ces produits), en créant un matériau à la demande par utilisation de renforts fibreux dans une matrice plastique, d’où une résistance accrue associée à un allègement, ceci, en restant au niveau du millimètre (mm).
(*) Ces composites de synthèse sont très utilisés dans l’automobile et l’aéronautique, sans eux le « A-300 » (160 t à vide) ne pourrait pas voler.
Puis, en concevant des composants électroniques, surtout à base de silicium, qui apportent des propriétés sélectives à faible échelle (Loi de Moore), mais en restant à l’étape du micron (µ).
(*) C’est à ces composants que l’on doit toute la radio-vidéo, les ordinateurs VOIR SUITE

Reyne | 22 juillet 2011 à 21h40
 
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Pour TOMBOUR (3)
...plus fonctionnelles. Le problème restant celui de l’assemblage et la fixation pour bloquer les duplications intempestives.
Et ceci à partir des quelques seuls 112 éléments terrestres, donc « naturels », existants (répertoriés dans la fameuse table de Mandélaiev)… les « verts » semblent l’avoir oublié.
On parle déjà d’épuisement ou-et de contamination de certains matériaux. C’est donc tout le problème du recyclage qui est en jeu à l’échelle mondiale. Car, si celui-ci a progressé, par une prise de conscience mais avec des moyens classiques, on sait déjà que toutes les substances terrestres s’épuisent ou se polluent, et, l’on pourra ainsi les régénérer, et supprimer toute pollution et pénurie. Ce serait naturellement aussi la solution possible pour décontaminer les déchets radioactifs (*)
(*) Mais dans une ou deux générations nous en serons aux surgénérateurs et à la fusion (ITER)
Cette nouvelle technologie nous permettra de construire des matériaux sur mesure, suivant le concept du « Lego », et facilitera les hybridations
Il existe naturellement des dangers d’inhalation lors de la manipulation de ces nanoparticules (souvent en poudres mais, pas sous forme hybride). Du reste, les applications déjà conséquentes : composants électroniques, renforts de composites e… montrent que ces risques sont maîtrisables.

Reyne | 22 juillet 2011 à 21h47
 
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Bien, un cours sur les nanotechnologies.
Et après...
Donc pour argumenter le "personne ne sait quel sera l’état de la technique dans 50 ans", nous avons le pannel complet du Yaka/Fokon:
"l’on pourra ainsi les régénérer, et supprimer toute pollution et pénurie", "Ce serait naturellement aussi la solution possible pour décontaminer les déchets radioactifs", "Cette nouvelle technologie nous permettra..." et le plus beau "Mais dans une ou deux générations nous en serons aux surgénérateurs et à la fusion (ITER)"

Donc personne ne sait ce que sera 2060 mais ce qui est sûr c'est qu'on aura tout ça (ou pas).

Quelques mots sur ITER, pour rappel, il ne s'agit que d'une éprouvette qui avale quelques milliards d'euro (mais cela ne nuit pas au coût de l'électricité, comme la recherche des années 70 sur le nucléaire), avec des incertitudes sur le résultat (sauf sur le papier) et si cela fonctionne, il faudra le refaire grandeur réelle (délai par rapport aux pénuries à venir, coûts,...) et tout ça sur une des zones les plus sismiques de France ...

Merci pour ce "débat", mais entre la cohérence des propos et la prise en compte des réponses des autres (notamment des miennes), pour ma part, je vais arrêter là, certain que l'on pourra avoir les mêmes propos dans un prochain sujet.

Tombour | 25 juillet 2011 à 11h01
 
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(2) pas passé
Les nanomatériaux nous poussent aujourd’hui vers une nouvelle miniaturisation : 10-9 (dimension entre la molécule et l’atome),voire 10-12, avec des fonctions non encore observées (c’est un monde dans lequel un cheveu correspond à une grosse poutre).
C’est une vraie mutation qui se prépare, avec la physique quantique dont les lois sont encore en cours de gestation. En fait, les propriétés des éléments changent avec leur taille. Aussi, les connaissances acquises deviendront caduques et il faudra retrouver des règles appropriées (tel le théorème de Bernoulli, qui avec ses trois termes explique toute la mécanique des fluides).
Ceci changera complètement notre approche des matériaux. On obtiendra alors des propriétés totalement nouvelles avec une miniaturisation des fonctions pour les produits ainsi réalisés. Et, une optimisation de consommation énergétique. En jouant aussi sur l’anisotropie (et non sur la classique et onéreuse isotropie).
À titre d’exemple, une fibre de carbone est plus résistante qu’une fibre d’acier d’un même diamètre, mais elle reste fragile et casse si on l’a pliée à 90°. Alors que, si elle est constituée par une structure nano carbonée, on peut sans risque la tordre dans tous les sens…et elle demeure ultra fine.
De plus, les nanotechnologies se proposent d’aller plus loin et de manipuler les atomes, c’est-à-dire les réorganiser ou les agencer intérieurement, molécules par molécules,voire atome par atome, de façon à créer des nanostructures

Reyne | 25 juillet 2011 à 15h59
 
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