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Le Japon succède à l'Allemagne à la présidence du G8

Dans la lignée de l'Allemagne auquel il succède à la présidence du groupe des huit nations les plus industrialisées (G8) depuis le 1er janvier 2008 et pour un an, le Japon déclare vouloir placer l'environnement en tête de ses priorités.

Gouvernance  |    |  Carine Seghier Actu-Environnement.com
En vertu du principe de rotation, tous les ans, la présidence du groupe des huit nations les plus industrialisées (G8) revient à l'un de ses membres (Japon, Allemagne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Italie, Canada et la Russie). L'Allemagne, en charge de cette mission depuis le 1er janvier 2007, vient de passer la main au Japon. L'occasion de présenter le bilan du premier et les ambitions du second.

Bernd Pfaffenbach, la secrétaire d'Etat au ministère fédéral de l'Economie a estimé, dans un communiqué, que la présidence allemande du groupe des huit pays les plus industrialisés aura marqué la première étape d'une coopération plus étroite entre les pays industrialisés et les pays émergents face aux nouveaux défis mondiaux. Les thèmes du climat, de l'efficacité énergétique, du développement de l'Afrique, de la protection de la propriété intellectuelle et de la liberté d'investissement ont figuré en haut de l'agenda cette année. Selon la secrétaire d'Etat, le sommet d'Heiligendamm de juin 2007 a permis aux dirigeants du G8 et à ceux de grands pays émergents (Chine, Inde Brésil, Afrique du Sud, Mexique) de s'accorder sur un renforcement de leur coopération sur plusieurs de ces sujets, dans le cadre d'un processus baptisé processus d'Heiligendamm. Elle a également souligné que sans les engagements pris à Heiligendamm par les pays industrialisés, le résultat de la conférence de Bali sur la réduction des gaz à effet de serre n'aurait pas été possible. Bernd Pfaffenbach a enfin assuré que deux des priorités allemandes - la protection du climat et le développement de l'Afrique - demeureraient des sujets de premier plan sous la présidence japonaise du G8.

Le Japon, pays dans lequel le Protocole de Kyoto, premier traité international sur les réductions des gaz à effet de serre a été lancé il y a 10 ans, figure pourtant au cinquième rang des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre derrière les Etats-Unis, la Chine, l'Inde et la Russie. De plus, le pays est aujourd'hui loin d'atteindre l'objectif du protocole de Kyoto, à savoir une réduction de 6 % de ses émissions de gaz à effet de serre en 2012 par rapport à 1990. Il a de ce fait été réticent à fixer des objectifs contraignants lors de la conférence de l'ONU sur le climat qui s'est déroulé à Bali durant la première quinzaine de décembre 2007, même si les récents propos laissent entrevoir un changement de position.
En effet, selon les propos du Premier ministre japonais Yasuo Fukuda, le Japon souhaite faire de l'environnement l'une de ses priorités. Les questions concernant l'environnement figureront en tête des sujets discutés lors du sommet du G8 qui se déroulera au mois de juillet prochain à Hokkaido, la plus septentrionale des quatre îles principales de l'archipel nippon, a-t-il déclaré. Le pays a également accepté les réductions chiffrées et envisage de présenter une proposition divisant les pays en trois groupes : les pays développés, les pays en voie de développement et les pays émergents. Selon l'agence de presse japonaise Kyodo, le Japon et les Etats-Unis comptent organiser, peu avant le sommet du G8 prévu pour juillet prochain un rendez-vous des principaux émetteurs de CO2.

Rappelons que c'est le Président Français Valéry Giscard d'Estaing qui, en 1975, prit l'initiative de réunir les chefs d'État et de gouvernement de l'Allemagne, des États-Unis, du Japon, du Royaume-Uni, ainsi que de l'Italie à une rencontre informelle au château de Rambouillet. L'idée était que ces dirigeants se réunissent entre eux, sans une armée de conseillers, pour discuter des affaires du monde (dominées à l'époque par la crise pétrolière) en toute franchise et sans protocole, dans une ambiance décontractée.
Après le succès du sommet de Rambouillet, ces réunions devinrent annuelles, et le Canada fut admis comme septième membre du groupe au sommet de Porto Rico en 1976.
Les travaux du groupe ont évolué au fil des années pour tenir compte des besoins nouveaux et des événements politiques. Le groupe a continué de compter sept membres jusqu'à ce que la Russie, présente en qualité d'observateur depuis le début des années 1990, soit invitée en 1997 à officialiser sa participation. Le premier sommet à huit a donc eu lieu en 1998. À Kananaskis, les chefs d'État et de gouvernement ont pris une décision historique en invitant la Russie à exercer en 2006 la présidence du G8 et à en accueillir le sommet pour la première fois, pour tenir compte des importants changements économiques et démocratiques qu'a connus ce pays durant ces dernières années. L'Union européenne a elle aussi rang d'observateur aux réunions du G8, où elle est représentée par le Président de la Commission ainsi que par le chef d'État ou de gouvernement du pays qui exerce la présidence de l'Union. La présidence du G8 est assumée chaque année à tour de rôle par l'un de ses membres. La présidence accueille et organise le sommet, agit en tant que porte-parole du groupe pendant l'année considérée et coordonne les travaux des groupes de travail. C'est à elle, enfin, qu'il revient d'associer aux travaux du G8 des organisations non gouvernementales, les institutions financières internationales et d'autres secteurs de la société civile.

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