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Alsei Entreprise met l'accent sur l'énergie avec un bâtiment d'activité E4-C1

Le développeur immobilier Alsei, spécialisé dans l'immobilier d'entreprises, vient de recevoir la labellisation E4-C1 pour son bâtiment d'activité Innovespace, installé à Taverny (Val-d'Oise). Une centrale photovoltaïque sur le toit a fait la différence.

Bâtiment  |    |  Florence Roussel
Alsei Entreprise met l'accent sur l'énergie avec un bâtiment d'activité E4-C1

À chaque projet immobilier, le promoteur privé Alsei Entreprise cherche à monter d'un cran son ambition environnementale. Avec son projet d'Innovespace de 3 700 m2 à Taverny (Val-d'Oise), livré fin 2021, il a choisi de pousser à fond les curseurs de l'énergie dans le cadre de l'expérimentation E+C- préfigurant la nouvelle réglementation environnementale RE 2020.

Si la RE2020 est désormais entrée en vigueur, lors de la conception de cet entrepôt, en 2018, rien n'était obligatoire. « Ce projet n'est pas issu d'une demande du client ni d'une réglementation locale ou nationale. Nous avons choisi de travailler sur l'enjeu énergétique pour innover et monter en compétence notre maîtrise d'oeuvre interne », explique Olivier Legras, directeur développement durable du groupe.

Réduction des besoins énergétiques

Ce spécialiste de la construction de bâtiments tertiaires innove autour de son concept phare d'Innovespace, un bâtiment en quatre cellules conçu pour accueillir des PME-PMI, avec un atelier au rez-de chaussée et les bureaux en mezzanine. À Taverny, le constructeur a choisi d'optimiser l'aspect énergétique. « Avec uniquement les fondations, dalles et quelques murs en béton, une structure en métal et un bardage mélangeant acier et bois, notre bâtiment est déjà peu carboné, alors nous visions la note E3C1 du label : niveau 3 sur 4 pour l'énergie et niveau 1 sur 2 pour le carbone », explique Olivier Legras.

Pour y parvenir, la maîtrise d'oeuvre a commencé par diminuer les besoins énergétiques en travaillant sur la segmentation des espaces. « On flèche les besoins des bureaux sur un espace réduit. Le plateau de type atelier a des besoins différents. » Cela s'est traduit par une surisolation des bureaux, beaucoup d'éclairage naturel, quelques radiateurs électriques en cas de besoin. Pour l'atelier, les enjeux sont différents, avec un chauffage au gaz, des éclairages avec commande spéciale et des ouvrants importants par le toit pour un maximum de ventilation naturelle.

Après le photovoltaïque, d'autres enjeux

Particularité du toit : il accueille des panneaux photovoltaïques sur 52 % de sa surface, un taux supérieur aux 30 % que la loi Énergie-climat a instauré pour les bâtiments tertiaires. « La production renouvelable est plus importante que les besoins. C'est ce qui nous a valu le niveau Énergie 4 au lieu du 3 attendu, avance Olivier Legras. Le fait que nous soyons le producteur d'énergie photovoltaïque, par le biais de notre société Aenow, nous a donné cette possibilité d'augmenter au maximum la taille de l'installation et d'aller chercher un bilan énergétique positif. »

Pour réduire un peu plus le contenu carbone de son Innovespace, le bois a fait son apparition dans l'ossature d'un projet à Romainville (Seine-Saint-Denis), livré lui aussi en 2021. « Toute la charpente est en bois. Mais nous travaillons encore à optimiser la place du bois dans nos constructions. » D'autres pistes sont à l'étude, comme le recours à des matériaux bio-sourcés, notamment une isolation en chanvre, ou encore l'intégration de produits de récupération de chantier ou de déchets de construction.

D'autres enjeux se font jour, à l'instar de l'objectif zéro artificialisation nette : « Nous réfléchissons à une utilisation raisonnée des sols, avec des parcs d'activité à étages par exemple. Nous travaillons des objets urbains à usages mixtes pour mélanger les constructions, les services, l'énergie. Nous essayons de repenser nos projets à l'échelle du quartier, par exemple par la mutualisation de certains espaces comme les extérieurs ou les parkings. » Les axes de travail ne manquent pas.

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