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Alstom met en avant les "mérites stratégiques et industriels" de l'offre de General Electric

A ce stade, General Electric a pris de l'avance sur Siemens pour l'achat du pôle Energie d'Alstom. Les administrateurs d'Alstom estiment, à l'unanimité, que l'offre américaine présente des complémentarités quasi parfaites avec l'activité du Français.

Energie  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com
Alstom met en avant les "mérites stratégiques et industriels" de l'offre de General Electric

Ce mercredi 30 avril, le groupe Alstom annonce que son conseil d'administration, "reconnaissant à l'unanimité les mérites stratégiques et industriels de [l'offre de General Electric (GE) relative à l'acquisition des activités énergie d'Asltom], et ayant pris note des engagements publics souscrits par GE, a décidé de mettre en place un comité d'administrateurs indépendants, conduit par Jean-Martin Folz, pour procéder, d'ici à la fin du mois de Mai, à un examen approfondi de l'offre".

L'offre de GE, d'un montant de 12,35 milliards d'euros, porte sur les secteurs Thermal Power (construction de centrales électriques thermiques), Renewable Power (renouvelables) et Grid (réseau), ainsi que les services centraux et partagés. "Avec 65.000 personnes, ces activités ont réalisé un chiffre d'affaires de 14,8 milliards d'euros sur l'exercice 2012/13", précise Alstom.

Cette proposition sera étudiée "en tenant compte des intérêts de l'ensemble des parties prenantes, y compris ceux de l'Etat français", assure le groupe français, précisant que Patrick Kron, le PDG d'Alstom, et le comité d'administrateurs indépendants "assureront la liaison avec les représentants de l'Etat français pour examiner leurs points de vue".

Des complémentarités "quasi parfaites"

Selon Alstom, "les portefeuilles d'Alstom et de GE dans l'énergie présentent des complémentarités quasi parfaites".

Dans le secteur des centrales thermiques, Alstom et GE ont des offres complémentaires dans les technologies de turbines à vapeur et de turbines à gaz et Alstom apportera son expérience des projets clé en main pour compléter l'offre des deux entités combinées.

En matière d'éolien, la "taille modeste" d'Alstom dans l'éolien terrestre sera compensée par les activités de GE, le groupe américain étant davantage axé sur cette activité. En revanche, l'expérience en matière d'hydroélectricité sera strictement française, GE n'étant pas présent sur ce segment.

S'agissant de l'activité réseau électrique, "Alstom et GE sont complémentaires tant au plan des produits et solutions qu'au plan géographique", avance le groupe français. Un constat, qui vaut aussi pour les activités de service, "le large portefeuille de produits d'Alstom se [combinant] parfaitement avec la présence mondiale de GE".

Un mince espoir pour Siemens

Dans le cadre de l'étude de l'offre ferme de GE, "Alstom ne pourra pas solliciter d'autres offres de la part de tiers pour l'acquisition de tout ou partie de ses activités Energie", annonce l'entreprise qui indique en revanche s'être "réservé le droit de répondre à des offres non sollicitées pour la reprise de l'ensemble de ses activités Energie et d'entrer en discussions avec des candidats dont le sérieux et l'intérêt des projets pourraient conduire à une meilleure offre pour Alstom".

La porte n'est donc pas totalement fermée pour l'allemand Siemens qui fait état de son intérêt pour la reprise des activités énergie d'Alstom. Néanmoins, la marge d'action semble étroite : "Si, après l'examen de l'offre de GE et après l'avoir recommandée, le conseil d'administration d'Alstom décidait de soutenir un autre projet, Alstom devrait verser à GE une indemnité de rupture égale à 1,5% du prix d'acquisition".

S'agissant de Siemens, qui de son côté a demandé à avoir accès aux comptes de l'activité Energie d'Alstom, le conseil d'administration du groupe français annonce que l'Allemand "aura un accès équitable à l'information lui permettant, le cas échéant, de soumettre une offre ferme". Cette dernière "sera examinée en fonction de l'intérêt social de la société et de celui de l'ensemble des parties prenantes, dans le respect des engagements pris".

L'avenir ferroviaire d'Alstom

De son côté, le groupe français se concentrerait sur ses activités dans le domaine du transport, notamment en utilisant une partie du produit de la cession. Les fonds tirés de la vente des activités Energie serviront aussi à rembourser la dette de l'entreprise et le solde sera distribué aux actionnaires.

Ce pôle, qui comprend 27.000 employés dans 60 pays, dont 9.000 en France, a réalisé un chiffre d'affaires de 5,5 milliards d'euros sur l'exercice 2012/13. Le groupe français revendique être "un des leaders mondiaux du marché des équipements ferroviaires, systèmes, services et signalisations pour les lignes nationales, régionales, suburbaines et urbaines ainsi que pour le fret".

Ce recentrage d'Alstom autour de son activité de transport ferroviaire, devrait bénéficier d'un "marché porteur avec des fondamentaux solides, tiré par la croissance économique, l'évolution de l'urbanisation et des priorités environnementales", estime Alstom.

A noter que de son côté, le groupe allemand a annoncé cette nuit être en négociation pour reprendre les activités de turbines à gaz et de compresseurs du… britannique Rolls Royce.

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