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Le vélo, un atout pour des déplacements sécurisés post confinement

L'aménagement cyclable temporaire peut être un levier pour aider aux déplacements sécurisés post-confinement. Les obstacles et leviers ont été abordés lors d'un webinaire organisé par le Cerema. Retour sur les pistes discutées.

Transport  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com
Le vélo, un atout pour des déplacements sécurisés post confinement

« Le vélo est un mode de déplacement qui permet de maintenir une distanciation sociale », a souligné Pierre Serne, président du Club des villes et territoires cyclables lors d'un webinaire organisé par le centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema).

La question des déplacements après la période de confinement se pose. Outre l'appréhension des usagers de réinvestir des espaces partagés, les transports en commun ne pourront pas absorber les mêmes flux avec les nouvelles contraintes d'espace nécessaire entre les passagers.

« Certains opérateurs comme la SNCF ont indiqué qu'en appliquant rigoureusement la distanciation dans leur train, ils ne pourraient transporter que 20 % des passagers habituels, a précisé Mathieu Chassignet, ingénieur mobilité à la direction régionale Hauts-de-France de l'Agence de la transition écologique (Ademe), interrogé par Actu-environnement. Tout dépend du niveau de rigueur appliqué, mais nous pouvons considérer qu'il y aura une réduction par deux des capacités de transport ».

Cette période de l'après confinement imposera donc de revoir les habitudes de déplacement mais également d'offrir de nouvelles possibilités de transport, notamment avec le développement de pistes cyclables temporaires. « Il y a un enjeu à préparer l'espace public pour que les usagers puissent faire un choix, dont la circulation à vélo, de manière confortable » a indiqué Thomas Jouannot, directeur de projets modes actifs du Cerema.

Un coup de pouce de l'État pourrait venir accentuer le report sur le vélo. À la demande du ministère de la Transition écologique, le Club des villes et territoires cyclables coordonne une campagne de recueil des initiatives des collectivités sur la question. L'idée est également d'identifier les freins pour les lever au plus vite. « Une quarantaine de collectivités ont déjà fait remonter des propositions, des évaluations et des cartes de ce qu'elles prévoient, a détaillé Pierre Serne. Des solutions seront proposées début mai dans le cadre d'un document guide, en forme de mode d'emploi de bonnes pratiques, pour que les collectivités, qui mettent en place des aménagements cyclables temporaires, puissent le faire de manière coordonnée ».

Proposer des itinéraires cyclables continus

Pour sélectionner les grands axes à sécuriser, les collectivités pourraient s'appuyer sur leur schéma vélo, selon Mathieu Chassignet. « Le réseau théorique pour les vélos existe. Les collectivités peuvent utiliser l'itinéraire de pistes cyclables qu'elles ont prévu de mettre en place à un horizon de cinq à dix ans, estime-t-il. Autant utiliser ce contexte comme un accélérateur de réseau pour le vélo : une étape intermédiaire avant de les pérenniser ».

Les associations de réseaux cyclables peuvent également constituer un point d'appui. Ainsi, la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) propose, par exemple, une carte de visualisation de ces zones à aménager en priorité et des points noirs, par commune.

D'un point de vue administratif, l'ensemble des outils nécessaires semble déjà être disponible. « Dans la majorité des cas, sauf dans certaines situations comme à proximité des tramways ou pour celles nécessitant l'accord des architectes des bâtiments de France, cela relève du pouvoir de police de prise d'arrêté du gestionnaire. Il faudra un avis parfois conforme, ou parfois consultatif. Mais il n'y a pas d'obstacle majeur », a assuré Thomas Jouannot. Les procédures longues, nécessaires lors d'aménagements à proximité de tram ou impliquant l'avis des architectes des bâtiments de France, pourraient être exceptionnellement raccourcies. « Nous ne pouvons pas attendre les délais d'instruction classiques, a pointé Pierre Serne. Je ferai remonter ce point »

Autre difficulté qui pourrait être en discussion : les règles de gouvernance. « À l'échelle d'une métropole, toutes les collectivités doivent travailler ensemble pour réaliser un axe continu et sécurisé ; c'est la difficulté », a noté Agnès Laszczyk, vice-présidente de la FUB. Une des questions posées sera donc : en cas d'opposition entre les collectivités, maires et préfets, comment débloquer rapidement la situation ?

Des vélos et des réflexes de cyclistes à développer

« Outre un bon aménagement temporaire, il faudra également permettre un accès aux vélos, éventuellement avec de nouvelles aides à l'achat, à la réparation, ou à la location. Nous réfléchissons à des pistes ; pour l'instant rien n'est acté » a indiqué Pierre Serne. J'ai eu l'assurance de l'État qu'il y aurait des aides mises en place pour accompagner les collectivités. Cela pourrait passer par les certificats d'économie d'énergie et le fonds national vélo ».

Autre point à ne pas négliger : une sensibilisation des nouveaux cyclistes aux règles et comportements à adopter, mais également un accès à des parkings pour vélos. « En plus de la communication, il faudrait mettre en place des contrôles et des sanctions pour que les stationnements sauvages de véhicules ne pénalisent pas les aménagements cyclables provisoires », a complété Élodie Trauchessec, animatrice mobilité à l'Ademe. Il n'y a pas toujours de la place pour un partage de voie. Il faut donc réduire la vitesse pour faire cohabiter les usages ». Et parmi ces derniers, le piéton doit figurer comme un acteur à part entière. « Pour que le commerce local reparte, il ne faut pas oublier les piétons, a souligné l'animatrice mobilité de l'Ademe. Notamment dégager de l'espace sur les stationnements des voitures pour permettre de maintenir un espace de protection entre les personnes ».

Des collectivités remises en selle

 
L'avantage de l'aménagement provisoire, c'est que nous pouvons le modifier si cela ne convient pas  
Pierre Serne, président du Club des villes et territoires cyclables.
 
« La vraie question est : sommes-nous prêts à pénaliser un peu la voiture pour faire de la place au piéton ou au vélo ? interroge Mathieu Chassignet de l'Ademe. Certains maires ont commencé par refuser ces aménagements temporaires puis ont revu leurs positions comme Bordeaux, Toulouse et Angers. C'est encourageant. Il y a une vraie demande et dans le contexte électoral, les maires suivent ».

Cette mobilisation peut également conforter et accélérer des projets en cours, comme celui du collectif Vélo Île-de-France, le RER V (RER vélo). Ce projet de réseau de voies cyclables continues pourrait compter, à terme, près de 650 km de pistes, dont un certain nombre suit les lignes du RER francilien. « Nous avons retenu, pour la création du réseau, des pistes cyclables unidirectionnelles ou bidirectionnelles, les voies vertes existantes et des vélorues », explique Rivo Vasta, chargé de mission du Collectif Vélo Île-de-France.

Le projet a le soutien de la Région Île-de-France et du département du Val-de-Marne. Sur un coût des travaux estimés à 500 M€, la Région s'est engagée à en financer 60 % et est prête à mobiliser jusqu'à 300 M€. Son objectif aujourd'hui : « la réalisation de plusieurs lignes provisoires très rapidement, par des aménagements souples et légers, permettant de préfigurer le réseau définitif », a-t-elle assuré. L'aide régionale passera ainsi de 50 % à 60 % pour les itinéraires du RER V, avec un plafond de subvention relevé à 600 000 € par kilomètre (contre 275 000 € actuellement), et à 6 M€ (contre 2 M€ actuellement) pour les projets de passerelles, ouvrages d'arts et traitements de points durs.

« Il y a une réflexion qui va être menée à l'échelle de l'Îe-de-France sur comment se déplacer après le 11 mai », a précisé Charlotte Guth, cheffe de la mission aménagements cyclables de Paris. Dans la capitale, l'expérience de la grève des transports en commun a déjà préfiguré les mouvements de report sur les autres modes dont le vélo. « Notre objectif est de créer de nouvelles pistes qui respectent la distanciation sociale, a indiqué Charlotte Guthnous. Nous avons regardé les lignes les plus empruntées ou potentiellement saturées et nous avons sélectionné les lignes 1, 4 et 13 ». La ville n'a pas encore finalisé son projet et poursuit les concertations avec ses partenaires. « Nous privilégions les pistes unidirectionnelles, nous garderons les bandes de stationnement existantes qui permettent souvent les livraisons ; nous les décalerons dans certains cas, a ébauché la cheffe de la mission aménagements cyclables de Paris. Il a également été proposé des déplacements des zones de livraison et la modification des sens de circulation plus que la fermeture des rues pour maintenir l'accessibilité aux marchandises ».

Une classification par niveau de difficulté du projet

Certaines collectivités comme Grenoble Alpes Métropole ont choisi de passer par une classification des niveaux de difficultés pour la réalisation des aménagements. Dans les niveaux les plus complexes figurent des opérations qui impliquent une maîtrise d'ouvrage pluridisciplinaire, comme la réalisation de plan de circulation, des modifications de plans de feux, ou des aménagements à proximité de lignes de tramway. « Nous nous penchons sur la nécessité d'avoir une étude globale, type plan de circulation, pour évaluer les impacts cumulés des différents aménagements, même en période de faible trafic, a complété Simon Labouret, chargé de mission vélo de Grenoble Alpes Métropole. Cela va nous permettre une logique d'évaluation et d'adaptation ». La métropole souhaite également instaurer un observatoire en continu des aménagements pour vérifier que les options prises sont les bonnes.

Un aménagement qui autorise des ajustements

« L'avantage de l'aménagement provisoire, c'est que nous pouvons le modifier si cela ne convient pas », a rappelé Pierre Serne, président du Club des villes et territoires cyclables. Certaines villes ont effectivement misé sur la souplesse et se sont rapidement attelées à la réalisation d'aménagements cyclables temporaires, quitte à les modifier ensuite.

Montreuil compte, quant à elle, déployer près de 8 km de pistes cyclables temporaires sur des axes structurants. « Nous nous appuyions sur notre plan vélo 2018-2022. Dans de nombreux cas nous préfigurons des pistes qui seront définitives », a expliqué Medy Sejai, directeur des espaces publics et mobilité de la ville de Montreuil. Nous avons également choisi des axes en prenant en compte la présence d'hôpitaux sur notre territoire et autour. En principe les pistes vont permettre aux bassins d'emploi d'être desservis ».

Pour régler la question des aménagements cyclables au niveau des arrêts de bus,

   
La ville de Montreuil teste, depuis l'été 2018, notamment avenue de la Résistance, les plateformes sur la voirie © Zicla
 
   
Montreuil a opté pour l'utilisation d'une plateforme sur la voirie : celle-ci permet une circulation des cyclistes en continu, mais également un espace pour le quai bus, distinct de l'arrêt de bus. Le bus peut ainsi se mettre à quai sans que la circulation des cyclistes ne soit perturbée. « Nous espérons démarrer les travaux en mai avec le début du déconfinement, situe Medy Sejai. Nous ouvrirons ensuite une période d'évaluation pour estimer s'il faut améliorer la piste cyclable, la pérenniser ou la supprimer ».

La ville de Montpellier a, elle, ouvert, vendredi 24 avril, un premier complément d'une centaine de mètres à une voie cyclable existante. Cet aménagement temporaire permet d'assurer une continuité à la voie cyclable avenue François Delmas, entre Montpellier et Castelnau-le-Lez. Pour cela, une voie de circulation routière a été supprimée sur un pont de l'itinéraire. Une autre devrait l'être entre le centre-ville et l'hôpital la semaine prochaine. Les aménagements temporaires représenteront au total 15 km, pour un budget de 100 000 €. « La commande était de faire vite, mobile et léger, indique Sophie Bienvenu, ingénieure à la direction du génie urbain. La situation actuelle nous donne l'opportunité de tester les aménagements. Dans les quinze jours qui viennent nous allons mettre en place des dispositifs d'évaluation, de comptage, pour voir s'il y a saturation, si le vélo prend sa place ».

Réactions11 réactions à cet article

 

Je suppose que toutes les conséquences, aussi bien positives que négatives, et de manière exhaustive, ont été établies. Et les solutions aux questions que cela sous-entend, bien définies.
J'imagine bien la réaction des acheteurs publics, à la lecture des offres, quand ils verront que le mode de déplacement est la bicyclette J'en rie d'avance !!! Ou quand on va leur dire que le temp de réalisation des missions sera allongé de 10% ou 20%, par rapport à ce qu'ils ont l'habitude de voir (et de payer). Ils vont assurément être transportés de joie !!! Fatalement, la réduction de la vitesse de circulation engendre une augmentation du temps de trajet. Considéré faible entre A et B, mais cumulatif sur 1 journée, la semaine. On va enfin prendre le temps de faire les choses (ça va être dur pour beaucoup).
Autre question: les services de santé auront-ils les capacités d'absorber le flux d'accidentés du vélo ? (voir les conséquences aux Pays-Bas).
Ce qu'il y a de bien, c'est que le nombre de morts sur la route va baisser (les assos vont être aux anges); la pollution de l'air va diminuer (les écolos vont sauter de joie); le don d'organe va baisser; moins de maladies; plus chaud l'été (moins de particules dans l'air donc plus de soleil arrivant au sol)? Hiver plus froid (moins d'effet de serre car diminution des gaz) ? Augmentation de la population, etc.
C'est donc le paradis annoncé. Vivement qu'on y soit !!!!

Seiyatlse | 28 avril 2020 à 09h58
 
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Ce lobbying est invraissemblable d'égoisme. Encore une fois ce sont nos concitoyens les moins favorisés (pas de vélo, habitat concentré, lointaine banlieue, ...) ou les plus durement frappés par la crise (personnels hospitaliers, petits artisans, ...) qui vont être la variable d'ajustement (transports collectifs surpeuplés, embouteillages, ...). Ce dont on a besoin c'est de plans de déplacements de crise, pas d'idées préconçues. Que les apprentis cyclistes commencent par télétravailler et laissent l'espace à ceux qui en ont le plus besoin...

ltdrogo | 28 avril 2020 à 09h59
 
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Du coup cette fichue maladie va remettre en cause une société concentrationnaire (hlm, tours, autobus bondés hypermarché etc)
Et le retour de la petite reine assistée d'un petit moteur électrique pour ceux qui comme moi n'ont plus les jambes.
Si la route pour le chef-lieu de canton est aménagé je suis preneur.
@ m Séliatise,
Je me souviens du temps pour aller au lycée le bus c'était mini 1/4 d'h minimum, en vélo par les raccourcis 10 mn, maintenant gràce au tram on a gagné 5 mn, mais en plus, quand c'est pas 10.
C'est pas parce qu'une voiture, un bus, un tram roulent plus vite, (quoique pour un très bon sportif 40 km/h)c'est banal, que le temps de votre porte au siège de votre bureau sera plus long à vélo, payer pour arriver en retard, mon dieu que c'est bête!
Un embouteillage c'est une spécialité pour 4 roues, pas pour deux, les feux rouges, les ronds-points nous n'en sommes pas coupables, c'est le comportement des 4 roues qui a provoqué ces systèmes punitifs.
La propriété des voies pour deux roues doit être évidement au prorota des utilisateurs, comme bus poids-lourds voitures, l'encombrement des trams lents à moîtié vides absents le week-end n'est pas une chose normale, il y a un éxcès de partage, et je comprend la fureur des 4 roues devant partager 2 roues et un espace riquiqui pour cause un tram à 2 voies (pourquoi 2?)

pemmore | 28 avril 2020 à 10h50
 
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Encore un sal coup des écolos bobos bios contre les personnes âgées qui ont financé des transports surs et confortables ! La baisse fantastique du cout des produits pétroliers, comme de toute les énergies sauf renouvelables (!) rend parfaitement utopique et inutile ces idées de décroissance! Ceci contre les ruraux -va faire à pied ou en déambulateur les 5km qui me séparent de mon épicier- et particulièrement les agriculteurs qui subissent les fantasmes idiots de revenir aux pratiques de 1950 pour nourrir la planète et permettre aux urbains de manger à leur faim ! Mais qui donc travaille pour faire vivre le monde ? Cela me rappelle le Cuba des années 90 ou tout le monde se déplaçait en vélo -quand on en avait sinon sur le porte bagage- parce que c'est bon pour la santé et où il était possible de monter dans les bennes de camion benne équipés de bancs en bois pour aller en ville ! Vive la décroissance !

zhaooo2000 | 28 avril 2020 à 12h26
 
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Quid des personnes âgées , elles sont une part importante de la population ?
Que faire dans une ville (175000 hts ) aux multiples collines et donc aux pentes allant souvent à 12 ou 15 % !Tout le monde ne peut pas courir le tour de France tous les jours .
Que faire en hiver avec la neige et la glace ?
le vélo n'est pas la panacée .

sirius | 28 avril 2020 à 17h37
 
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zhaoooo2000 et itdrogo: rassurez vous , vous ne serez pas obligés de rouler en vélo! Il y aura encore des transports en commun pour ceux qui ne sont pas mûrs des mollets et des voitures individuelles pour les égoïstes, justement,qui préfèrent polluer que de faire un (petit) effort. Et puis la région île de France aide financièrement l'achat des vélos électriques et je suis sûre que d'autres régions vont s'y mettre.Je trouve que l'idée d'aménagement provisoire est excellente, car tous les obstacles et dangers pourront être pris en compte avant de construire la piste cyclable définitive, c'est mieux que de faire n'importe quoi au nom de la bicyclette. Pour exemple, dans ma commune , le maire a fusillé un très joli espace vert que les riverains appréciaient pour y construire une piste cyclable qui va de nulle part à nulle part puisqu’elle n'est pas reliée.D'où une artificialisation supplémentaire que personne ne voulait. Les pistes cyclables ne devront pas être le énième prétexte pour massacrer les arbres d'alignement ou les petits espaces verts de dégagement qui bordent les routes et les ronds-points et tout devrait se faire dans la concertation, ça nous changerait!
pemmore: d'accord à 100% avec vous!Le tram qui se traîne et qui empêche tout le monde d'avancer n'est pas une solution et en plus il coûte la peau du c...

gaïa94 | 28 avril 2020 à 17h46
 
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Avec 50km aller-retour pour aller au taf merci de m'indiquer comment faire à vélo...
Le télétravail est une solution, effectivement, mais certainement partielle, tant certaines activités nécessitent présence et écoute.
Je rejoins ltdrogo dans son analyse.
Vivement le déconfinement... intelligent.
Sincères salutations.

Albatros | 28 avril 2020 à 20h36
 
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On voit des collectivités aménager, dans les espaces naturels périurbains des voies vertes à l'usage des vélos
Malheureusement ces voies dites "vertes" sont en fait de véritables routes goudronnées ,peu propices à la marche paisible et lente .

sirius | 29 avril 2020 à 12h06
 
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Je reste étonné d'autant de réactions contre le vélo, mais beaucoup reviennent sur leur idée après avoir essayé, bien sur il ne faut pas que ces pistes posent d'autres problèmes, déjà dans l'immédiat protéger mécaniquement car aucune amende n'arrêtera jamais un véhicule de stationner sur une piste cyclable et de mettre en danger un cycliste et provoquer un accident mortel, Si on évitait tous les accidents de 2 roues en ville (il me semble 60/70% ) notre premier ministre raconterait partout que la limitation de vitesse à 80 a sauvé 200 morts!

pemmore | 29 avril 2020 à 12h59
 
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Ce qui est frappant en lisant cet article, puis confirmé en lisant les réactions, c'est le décalage de ressenti entre les urbains et les citadins. A mon sens, ce genre d'aménagement n'est conçu que pour les personnes évoluant en milieu urbain ou péri-urbain. Dans ces conditions, en effet, la pratique du vélo, autant que peut se faire, est une piste à appliquer. Par contre, allez demander aux gens qui vivent à 20 kilomètres de tout bourg de plus de 1000 habitants de faire leur courses ou d'aller au travail à vélo, même électrique, c'est carrément irréaliste. C'est à se demander où vivent les "penseurs" écologistes.

nimb | 01 mai 2020 à 09h28
 
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nimb: ce que vous dites est une évidence! Mais on ne demandera jamais aux gens de province qui ont des kilomètres à faire de prendre un vélo, même électrique et les penseurs écologistes n'ont pas cette idée.Par contre, quand on vit en région parisienne ou dans les grandes villes de province où à leurs abords , on est bien obligé de constater qu’aujourd’hui beaucoup se servent de leur voiture alors qu'ils pourraient se débrouiller autrement: il faut les faire évoluer coûte que coûte , ce sont ceux là qui sont visés.

gaïa94 | 05 mai 2020 à 15h02
 
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