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Grenelle : les industriels de l'isolation et les associations dénoncent un amendement Ollier

Gouvernance  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
Les industriels de la construction réunis au sein de l'association Isolons la terre contre le CO2, le collectif Effinergie et les associations environnementales dénoncent un amendement au projet de loi Grenelle porté par Patrick Ollier, président UMP de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, estimant qu'il favorisera le chauffage électrique dans les constructions neuves.

Cet amendement, visant à modifier la définition du seuil énergétique pour les constructions neuves, se traduirait par une consommation d'énergie primaire autorisée au moins deux fois plus élevée que le seuil de 50 kwh par mètre carré et par an retenu à partir de 2012.

Selon le communiqué des associations Isolons la terre contre le CO2, négaWatt et le collectif Effinergie, cet amendement pourrait venir menacer toute la cohérence du Grenelle pour les bâtiments car il permettrait de construire des bâtiments neufs équipés de chauffage électrique énergivore et moins bien isolés.

Pour le pôle écologique du PS, les conséquences de cet amendement, s'il était finalement adopté, seraient graves sur le triple plan environnemental, social et économique. Contrairement à des idées répandues, le chauffage électrique est fortement émetteur de gaz à effet de serre (…). Il coûte cher à la société dans son ensemble et en particulier aux familles les plus modestes, ajoute le parti politique.

''Une précarité énergétique'', selon les assos

Par ailleurs, dans une lettre ouverte adressée aux parlementaires, Les Amis de la Terre, le Comité de liaison énergies renouvelables (Cler), et la fondation Abbé Pierre regrettent que le problème de la précarité énergétique soit ignoré du projet de loi Grenelle. Nous n'arriverons pas à atteindre les objectifs du Grenelle en matière de lutte contre le changement climatique sans prendre en compte sérieusement les personnes n'ayant pas les moyens de financer les travaux d'économies d'énergie nécessaires à l'atteinte de ces objectifs, indiquent les associations.

Les signataires de la lettre demandent que soient ajoutés aux projets de loi Grenelle 1 et 2 la mise en place d'un plan national de lutte contre la précarité énergétique et qu'il comprenne une définition précise de la précarité énergétique ; un observatoire de la précarité énergétique en France ; des solutions définies en concertation avec l'ensemble des partenaires et dotées de moyens.

Réactions1 réaction à cet article

 
Le surcoût du chauffage électrique reste à prouver

L'affirmation selon laquelle le chauffage électrique serait par principe moins intéressant, tous coûts confondus (y compris les coûts d'exploitation et de maintenance), que les autres modes de chauffage paraît bien péremptoire et reste à démontrer par le calcul. L'avantage de cette solution de chauffage réside notamment dans son faible coût d'installation, parfois trois fois inférieur à celui d'un chauffage à eau chaude (chaudière gaz ou autre). Qui plus est, l'électricité est ou peut devenir une énergie renouvelable(éoliennes, panneaux photovoltaiques,...), ce qui n'est ni le cas du gaz, ni celui du pétrole.
La différence de coût d'installation est telle que le simple rattrapage de la différence rend bien souvent l'économie de consommation presque dérisoire... ce qui sera d'autant plus vrai que le bâtiment sera très bien isolé.
Un exemple: dans un bâtiment d'activité utilisé pour des bureaux (espace paysager)et dont la toiture avait 200 mm d'isolant de qualité (au lieu des 90 mm habituels), l'installation de l'équipement de chauffage par cassettes rayonnates a coûté 285% de moins que le projet de chauffage "classique" pourtant proposé par un BET dit spécialisé, et s'est révélé particulièrement performant ET économique à l'utilisation...
En conclusion: L'alternative au chauffage électrique, s'il fallait en trouver une, ne sera réellement efficace que lorsqu'un mode de production de chaleur aura pu être conçu à un prix sensiblement équivalent. Méfions-nous des avis émis par certains fabricants de nouveaux produits qui n'ont parfois pour seul intérêt que d'augmenter leur chiffre d'affaires...

Olivier | 03 mai 2009 à 10h39
 
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