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Des centaines de milliers de tonnes d'amiante enfouies sous terre

Dans une installation de stockage de déchets inertes (ISDI), on trouve du béton, des gravats, du carrelage, des tuiles. Rien de bien méchant en somme. Sauf que parfois on y trouve aussi de l'amiante… Mais pas dans n'importe quelles conditions. Exemple sur un site d'enfouissement en Loire-Atlantique.

Reportage vidéo  |  Déchets  |    |  Baptiste ClarkeActu-Environnement.com
Des centaines de milliers de tonnes d'amiante enfouies sous terre

Comme c'est le cas pour le site de l'Ecoterre de Cellier dans le département de la Loire-Atlantique (44), une ISDI pouvait recevoir de l'amiante ciment lié, dans des alvéoles dédiées. Mais depuis 2012, la règlementation a changé : ces alvéoles deviennent des ISDND (Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux) et sont donc soumises au régime des ICPE (installation classée pour la protection de l'environnement). Les ISDI ne peuvent plus recevoir d'amiante ciment lié sauf sur autorisation préfectorale.

En 2015, la réglementation change à nouveau… toutes les ISDI passent sous le régime des ICPE. Le but : mieux contrôler les déchets qui entrent dans ces installations de stockage.

Le cahier des charges

Les déchets d'amiante acceptés sur une installation de stockage de déchets non dangereux sont des éléments en amiante-ciment lié en bon état. Les déchets brisés, en poussières ou les fragments d'amiante calcinés suite à un incendie sont interdits. L'amiante libre est également interdit : flocages, calorifugeages, feutres, cartons, enduits, mortiers…

Les déchets doivent être livrés sur palette en bon état, avec un conditionnement spécial amiante, soit, très hermétique… le tout accompagné d'un bordereau de suivi des déchets amiantés (BSDA) obligatoire. Toutes ces tonnes de déchets seront enfouies suivant un protocole particulier dans un emplacement prévu à cet effet.

Réactions2 réactions à cet article

 

J'apporterai quelques compléments à votre article.
- Ces déchets de fibrociments contiennent moins de 1% d'amiante.
- Le "marché" de l'arnaque pour enfouir ces déchets qui réapparaîtront est facturé 600 euros la tonne (surface pour le toit d'un garage de 2 voitures).
- A ma connaissance, seul le Japon utilise la torche à plasma (procédé français) pour rendre inerte l'amiante. D'autres pays l'utilisent mais simplement à effet cosmétique ou greenwashing.
- Il faut bien sûr prendre soin de bien emballer vos déchets avant de les apporter à l'heureux prestataire de collecte de l'amiante sinon il se fera un plaisir de vous refacturer un sac plastique à 50 euros. Par contre ne regardez surtout pas lorsqu'il soulève votre sac car eux ne respecte pas l'utilisation des 4 poignées (il faudrait écarter les broches du chariots de manutention et cela serait trop long) alors le sac se déchire largement aux quatre coins...
Encore un marché de dupes... Bref de la politique.

JVA2roues | 17 novembre 2015 à 10h28
 
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Merci JVA2roues,
Comme vous je dénonce le lobby des traiteurs de déchets qui veulent supprimer les solutions bon marché pour ne garder que des solutions nettement plus rentables (sinon sur-payées). Pour mémoire le prix du béton bien propre est de l'ordre de 45/50 euros la tonne soit dix fois moins que l'enfouissement d'amiante-ciment avec un engin capable d'enfouir 30 tonnes en une passe.
Résultat des courses, les prix sont devenus prohibitifs et les travaux de protection minimale vis à vis du risque traînent à la recherche de financements. Avec à la clé la poursuite de l'empoisonnement de ceux qui doivent continuer à respirer les poussières d'amiante (seule forme dangereuse de l'amiante).
Dans le cas du fibro-ciment, j'en connais beaucoup qui préféreront déposer les plaques et autres tuyaux au coin d'un bosquet plutôt qu'engraisser les sociétés classées dans le domaine de l' "environnement".

VD69 | 09 février 2017 à 12h44
 
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