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Les Etats-Unis abaissent leur norme atmosphérique concernant l'ozone

En vigueur depuis 1997, la norme de qualité de l'air concernant l'ozone vient d'être abaissée par l'agence américaine de protection de l'environnement, non sans plusieurs mois de débats et de pressions.

Risques  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
L'Agence américaine de protection de l'environnemental (EPA) a pour la première fois depuis 10 ans mis à jour sa réglementation en matière de qualité de l'air définie dans son Clean Air Act. Elle a notamment abaissé la norme concernant l'ozone troposphérique de 0,084 ppm à 0,075 ppm à ne pas dépasser en moyenne sur huit heures. Les standards de la qualité de l'air ont également été modifiés pour prendre en compte ce nouveau seuil. Ce durcissement est le reflet des nouvelles études scientifiques sur les effets de l'ozone sur la santé humaine et l'environnement, explique l'agence américaine dans son communiqué. L'ozone est en effet un puissant oxydant qui altère les fonctions cellulaires aux points d'impact que constituent les muqueuses et perturbe, dans certaines conditions, la fonction respiratoire non seulement chez les asthmatiques, mais aussi chez les adultes sains et les enfants.
L'EPA estime que cette nouvelle norme permettra d'éviter chaque année 900 attaques cardiaques, 1.000 cas de bronchite aiguë ou encore 6.100 cas d'asthme. Sur le plan économique, cette nouvelle norme pourrait ainsi faire économiser jusqu'à 19 milliards de dollars par an pour la santé publique lorsqu'elle sera pleinement appliquée soit d'ici 2020 alors que son application ne devrait coûter que 8,5 milliards de dollars sur la même période.

L'agence a également fait quelques recommandations destinées au Congrès pour la mise à jour de la réglementation atmosphérique. Le Clean Air Act n'est pas une relique et nous avons la responsabilité de le réviser, estime Stephen L. Johnson, Directeur de l'EPA. L'agence recommande notamment que le Clean Air Act et les standards de qualité de l'air soient définis de manière à protéger la santé publique et améliorer le bien-être global des citoyens ainsi qu'à permettre aux décideurs d'évaluer les avantages, les coûts, les risques et la faisabilité concernant le traitement des rejets atmosphériques.

Précisons que la révision de la norme concernant l'ozone a fait l'objet de nombreux débats entre les professionnels de santé, les associations de protection de l'environnement et les industriels. L'ozone troposphérique se forme en effet suite à une réaction chimique impliquant le dioxyde d'azote (NO2) avec l'oxygène de l'air en présence de lumière. Or, pour former du dioxyde d'azote (NO2), il faut du monoxyde d'azote (NO) directement rejeté par les automobiles, combiné à des composés organiques volatils (COV) provenant principalement des industries. D'ailleurs ces nouvelles normes ont été fortement critiquées par les industriels qui les estiment néfastes pour l'économie.
Les associations de protection de l'environnement ont également fait part de leur déception mais en estimant au contraire que les avancées étaient trop légères.

Ces nouvelles normes vont nécessiter de gros efforts de la part des Etats fédéraux puisque 85 comtés sur les 3.000 que compte les USA ne respectent déjà pas les normes de 1997 et 345 risquent de ne pas respecter ces nouvelles normes. L'EPA s'attend même à ce que d'ici 2020, 28 comtés soient encore au-dessus de 0,075 ppm.

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