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Risque nucléaire : l'Anccli réclame une extension des plans d'urgence à 80 km

Risques  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

La France devrait sensiblement étendre le périmètre de ses plans d'urgence applicables en cas d'accident nucléaire majeur. Limités à une zone de 10 km autour des centrales françaises, ces plans devraient être élargis à 80 km, estime l'Association nationale des comités et commissions locales d'information (Anccli).

L'association appuie sa revendication sur une étude des plans d'urgence nucléaire français réalisée par l'Association pour le contrôle de la radioactivité (Acro). Cette analyse prend en compte le retour d'expérience de la catastrophe de Fukushima et les plans mis en place dans d'autres pays.

Etendre à 50 km la distribution de comprimés d'iode

"Les mesures de protection prévues sont les mêmes dans tous les pays", explique l'Acro, mais "l'étendue de la zone géographique où elles seront appliquées dépend de la gravité de l'accident". Aujourd'hui, les plans d'urgence français visent la population comprise dans un rayon de 10 km autour des centrales nucléaires. Or, au niveau européen, le groupe de travail européen sur l'urgence nucléaire (groupe AtLHET), mis en place par les autorités de sûreté et les autorités compétentes en radioprotection, a conclu que "l'évacuation doit être préparée jusqu'à 5 km et la prophylaxie à l'iode et la mise à l'abri jusqu'à 20 km", rapporte l'association. De même, le groupe AtLHET recommande l'élaboration d'une stratégie d'évacuation jusqu'à 20 km et de mise à l'abri et de protection de la thyroïde jusqu'à 100 km.

En conséquence, l'Anccli réclame une extension à 80 km du rayon des plans d'urgence français.  D'autant qu'elle considère, qu'à la lumière de la catastrophe de Fukushima, "les plans actuels de secours sont inadaptés". En effet, cette catastrophe "a concerné des zones allant jusqu'à une cinquantaine de kilomètres de la centrale nucléaire", rappelle l'Anccli.

Quant à la distribution de comprimés d'iode, elle n'est réalisée que dans rayon de 10 km autour des centrales françaises, déplore l'Acro. Cette mesure, destinée à protéger la thyroïde des riverains des centrales en cas de rejets d'iode radioactif, vise les populations dans un rayon de 20 km en Belgique et de 50 km en Suisse. "La France doit étendre la pré-distribution d'iode stable jusqu'à 50 km au moins", demande l'étude.

Réactions1 réaction à cet article

 

Incoyable ! A qui profiterait le crime ? Au groupe des CLI que cordonne l'ANCLI et qui serait multiplié par 8 !

Plus sérieusement, il ya une faille de taille dans le raisonnement : les centrales de type Fukushima ne disposaient pas, contrairement au nôtre et depuis bien longtemps, de dispositifs permettant de piéger les produits radioactifs en cas d'accident (filtres à sable géants notamment). Avec nos dispositifs, il n'y aurait eu aucun besoin d'évacuation au Japon.
Donc le choix de limiter en France le périmètre des mesures sanitaires d'urgence à 10 km est déjà largement surdimensionné.
Surprenant que l'ANCLI qui n'est pas novice dans la connaissance des accidents possibles fasse une telle bourde...
A moins que...

stud38 | 08 avril 2016 à 20h27
 
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