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Les victimes de l'amiante réclament ''un grand procès pénal''

Risques  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
A l'appel de l'Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante (Andeva), 6.000 victimes et membres de leurs familles ont manifesté silencieusement le 11 octobre à Paris et réclament, comme chaque année depuis quatre ans, l'instruction du grand procès pénal de l'amiante, attendu depuis plus de douze ans.

Alors que les premières plaintes ont été déposées en 1996, selon les estimations ''optimistes'' des officiers de police judiciaires en charge de l'enquête, celle-ci ne serait pas close avant 2014. Régulièrement les victimes, le parquet et les magistrats du pôle se plaignent des moyens insuffisants pour mener à bien une instruction de qualité dans des délais raisonnables, explique l'Andeva dans un communiqué.

Durant la manifestation, les protestants ont par ailleurs accroché une banderole, avec l'inscription ''ministère de l'Injustice'' sur l'hôtel particulier de Bernard Tapie, rue des Saints Pères, pour protester contre la différence entre l'indemnisation à laquelle l'ex-hommes d'affaires a récemment eu droit et celles que perçoivent les victimes de l'amiante. L'Etat a alloué à Bernard Tapie 45 millions d'euros au titre du préjudice moral, la veuve d'une victime de l'amiante reçoit 30.000 euros au titre du préjudice moral. Il n'est pas normal que les souffrances morales soient évaluées de façon différente, quand on est riche et quand on est pauvre, a déclaré Michel Périgot, vice-président de l'Andeva.

Utilisé pendant des années dans les produits et bâtiments pour ses qualités d'isolation acoustique et thermique, l'amiante a été interdit d'utilisation en 1996. Compte tenu des très longs délais de latence des pathologies malignes, et notamment du cancer de la plèvre (mésothéliome) lié à l'inhalation prolongée de fibres d'amiante, 60.000 à 100.000 décès sont attendus dans les 20 à 25 ans à venir.

Réactions1 réaction à cet article

 
J'ai travaillé sans protecion avec de l'amiante

Pendant trois années j'ai travaillé à Lyon dans une usine spécialisé dans du tissu mural où l'amiante prenait la place du papier sur lequel on collait de la laine de verre pour tapisser des murs. Sans masque, et avec mes mains nues j'ai travaillé pendant 3 années, 6 jours par semainne. Le résultat? Un cancer du colon, deux intérvencions cirurgiques, la première en Octobre 1975 à l'hopital Grange Blanche à Lyon, la deuxiéme le mois de Février 1976 à la Clinique Claude Bernard à Oullins, des mois de chimio et obligé de renter au Portugal pour ne pouvoir plus travailler. De l'aide après renter? Aucunne.

Rodrigues Henrique | 05 décembre 2008 à 17h51
 
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