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Quels traitements pour les déchets d'exploitation nucléaire ?

L'exploitation d'installations nucléaires génère des déchets dits de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC). Leur gestion est assurée par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) selon un protocole très strict qui démarre chez les producteurs.

Reportage vidéo  |  Déchets  |    |  Marie Jo SaderActu-Environnement.com
Quels traitements pour les déchets d'exploitation nucléaire ?

Les installations nucléaires ne génèrent pas uniquement des déchets hautement radioactifs. Gants, vêtements, outils utilisés lors de leur exploitation sont également considérés comme des déchets sauf qu'ils sont classés dans une catégorie qu'on appelle de faible et moyenne activité. Ils sont gérés par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) dans son centre de stockage de l'Aube (10). Les producteurs comme le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies renouvelables (CEA), Areva ou EDF expédient ces déchets selon des spécifications préconisées par l'agence et dans le respect de la réglementation sur le transport des matières dangereuses. Les déchets sont ainsi mis dans des futs métalliques dont le débit de dose ne doit pas dépasser les 2 millisieverts (ou 0,002 Sieverts). Ils subissent de nombreux contrôles radiologiques avant d'être envoyés dans l'Aube généralement via des camions.

Vérification du débit de dose du transport et des colis, frottis pour vérifier s'il y a contamination surfacique, à leur arrivée à l'Andra les colis sont minutieusement inspectés. Les colis bétonnés seront stockés en l'état tandis que certains futs métalliques reçus seront d'abord compactés afin d'optimiser le stockage. Ce compactage permet également de lutter contre la présence de vide au sein des ouvrages. C'est dans ces derniers que seront définitivement déposés les colis. De grands cubes en béton armé de 8 mètres de hauteur et 25 mètres de chaque côté. Une fois l'ouvrage rempli, il est fermé par une dalle de béton. Les ouvrages sont construits au fur et à mesure car la quantité de colis réceptionnés varie d'une année à l'autre et les producteurs semblent avoir fait des efforts de réduction de leurs déchets.

Un million de colis radioactifs

Le centre est prévu pour le stockage d'un million de colis radioactifs, soit l'ensemble des déchets de faible et moyenne activité à vie courte produits et à venir par les installations nucléaires françaises. A ce jour, 30% de sa capacité a été consommée. Son exploitation est prévue pour durer encore 60 ans. Il entrera après dans une phase de surveillance de 300 ans à l'issue de laquelle son activité radiologique devrait être comparable à la radioactivité naturelle. Il ne nécessiterait alors plus aucune intervention humaine. En attendant, la sureté du stockage serait assurée par les colis, les ouvrages qui les abritent et la géologie argileuse du site.

Depuis le début de la création du site en 1992, l'Andra effectue des prélèvements et analyses autour du centre pour prouver que son activité n'impacte pas sur le milieu environnant. Des résultats qu'elle doit obligatoirement transmettre à l'Autorité de Sureté nucléaire et qu'elle publie auprès du grand public.

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