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L'agence nationale des fréquences réaffirme l'innocuité des ondes émises par le compteur Linky

Risques  |    |  Guillaume KremppActu-Environnement.com

L'opposition au Linky ne tarit pas. De même pour les études qui devraient rassurer la population au sujet de ce compteur "intelligent". De nouvelles mesures de l'Agence nationale des fréquences (ANFR) viennent de préciser la connaissance des champs électriques et électromagnétiques émis par les compteurs d'Enedis, anciennement ERDF. Jeudi 22 septembre, une publication de l'ANFR s'inscrivait dans la continuité d'un premier rapport, publié en mai 2016. Basés sur des observations en laboratoire, les premiers travaux affirmaient déjà que les champs électriques et électromagnétiques du boitier étaient respectivement 80 et 700 fois en-dessous des valeurs-limites réglementaires.

Les mesures les plus récentes combinent des relevés en laboratoire ainsi que chez des particuliers équipés du compteur. Suite aux observations effectuées chez l'habitant, les conclusions restent similaires. L'analyse des champs électriques à 20 cm des compteurs indique des niveaux variant entre 0,25 et 0,8 Volt par mètre (V/m). La valeur limite réglementaire dans la bande de fréquence utilisée par Linky (35-91 kHz) est de 87 V/m. Les niveaux se situent ainsi entre 100 et 350 fois sous le seuil autorisé. Concernant les champs magnétiques, les observations permettent de conclure à des niveaux entre 200 et 600 fois plus bas que la norme. Les relevés à 20 cm affichaient entre 0,01 et 0,03 microtesla (µT) pour une valeur limite réglementaire de 6,25 µT dans cette bande de fréquence.

De nombreux collectifs maintiennent néanmoins leur opposition au compteur. L'association Robin des Toits, le Centre de recherche et d'information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem) ou encore Pour rassembler, informer et agir sur les risques liés aux technologies électromagnétiques (Priartem) restent de fervents détracteurs du nouveau compteur. Pour ces opposants, attester que les ondes émises sont en-deçà des valeurs limites réglementaires n'est pas suffisant. Il n'y aurait, selon eux, aucune certitude quant à l'innocuité totale des ondes en dessous des seuils légaux. A l'appui, une étude datée d'octobre 2013. L'Association américaine de médecine environnementale (AAEM) y concluait que les compteurs intelligents "peuvent avoir des caractéristiques propres qui entraînent l'apparition de symptômes à des niveaux d'exposition très faibles".

Les études du compteur Linky ne s'arrêteront donc pas là. Des relevés complémentaires devront être réalisés chez des particuliers ainsi qu'au niveau des concentrateurs. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a elle aussi été saisie sur les effets potentiels du compteur Linky sur la santé. La publication devrait avoir lieu avant la fin de l'année 2016.

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