Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Chlordécone aux Antilles : l'Anses va évaluer les expositions par voie alimentaire

Risques  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Ce jeudi 1er juillet, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) lance, en Guadeloupe et en Martinique, une enquête sur les habitudes d'approvisionnement et de préparation des aliments pouvant contenir du chlordécone. Un pesticide interdit depuis 1993 aux Antilles mais rémanent dans l'environnement. Au total, environ 750 foyers de Guadeloupe et 750 foyers de Martinique participeront à cette enquête. Celle-ci durera environ deux mois et se déroulera à domicile. Les habitants seront interrogés, d'une part, sur leurs habitudes d'achat des aliments contribuant le plus à l'exposition au chlordécone et, d'autre part, sur leur manière de les cuisiner. « Toutes les données collectées seront strictement confidentielles », souligne l'Anses.

Cette enquête constitue le point de départ de l'étude « ChlorExpo » qui sera échelonnée sur trois ans, a précisé l'Agence. Cette étude a pour but d'obtenir « une photographie plus précise » du niveau d'exposition alimentaire de la population antillaise au chlordécone. L'objectif à terme « étant de formuler de nouvelles recommandations pour limiter les risques d'exposition des consommateurs à ce pesticide ». L'étude ChlorExpo s'inscrit dans le cadre des mesures du quatrième plan gouvernemental chlordécone (2021-2027).

Définir des valeurs sanitaires de référence

Pour rappel, l'Anses a déjà défini des valeurs toxicologiques de référence (VTR) sur les niveaux de contamination des aliments au chlordécone aux Antilles. Fixée en 2003 à 0,5 microgramme (µg) de chlordécone par kilo de poids corporel et par jour, elle a recommandé, dans son avis daté de février 2021, d'abaisser cette valeur limite à 0,17 µg/kg pc/jour pour les expositions chroniques. Dans ce même avis, l'Anses a élaboré une VTR « chronique interne », basée sur le taux de chlordécone mesuré dans le sang. Elle a été fixée à 0,4 µg de chlordécone par litre de plasma pour limiter les effets du pesticide sur la santé.

Réactions1 réaction à cet article

 

Le nom de ce pesticide, la chlordécone, suffit à résumer toute l'absurdité de cette agriculture fondée sur l'utilisation massive et systématique de produits toxiques pour produire.

Pégase | 01 juillet 2021 à 14h09
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Rachida Boughriet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager

Portail web de prise de RDV avec les services déchets des collectivités Infinitri