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Antibiorésistance en médecine animale : la pression diminue, mais reste à surveiller

Risques  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

La tendance est globalement bonne concernant l'antibiorésistance en santé animale, mais des points de vigilance restent à surveiller : c'est ce qui ressort des derniers suivis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), dévoilés fin novembre.

Cette surveillance est importante et constitue l'un des piliers de l'approche « One health, une seule santé » adoptée par le gouvernement dans le cadre, notamment, du second plan Ecoantiobio. Celle-ci vise une action unifiée concernant la santé publique, animale et environnementale.

Parmi les sources de contamination de l'environnement identifiées figurent, en effet, les effluents d'élevage (fumiers, lisiers), les eaux de pisciculture d'eau douce aux côtés des eaux usées et des boues issues des stations d'épuration, l'assainissement non collectif, les rejets des sites producteurs de principes actifs d'antibiotiques et les anciens sites d'enfouissement de déchets.

« L'effet réel des traces d'antibiotiques retrouvées dans l'environnement sur l'homme est encore mal connu, mais favorise très probablement le développement de résistances », notait ainsi la mission Carlet dans son rapport publié en juin 2015, à la demande du ministère de la Santé pour la préservation des antibiotiques.

Une préoccupation pour la filière équine

Le suivi des ventes des médicaments vétérinaires montre une diminution de 54,8 % par rapport à 2011, année de référence pour le premier plan Ecoantibio. L'Anses a estimé l'exposition réelle des animaux aux antibiotiques. Après une baisse entre 2011 et 2016, celle-ci est désormais stable pour la majorité des familles, à l'exception des tétracyclines (- 44,9 % par rapport à 2011) et des polypeptides (- 74,4 %).

Concernant le taux de résistance des antibiotiques, la baisse se poursuit chez les volailles, les porcs et les bovins. À l'inverse, depuis deux ans, celle-ci augmente chez les chiens, les chats et les chevaux. « La tendance chez les chevaux est une source de préoccupation : entre 2011 et 2020, les souches multirésistantes ont eu tendance à augmenter, même si leur proportion ne dépasse pas 9 % en 2020 », souligne l'Anses. Les bactéries sont dites multirésistantes lorsqu'elles sont insensibles à plus de trois antibiotiques testés. Le développement de la multirésistance peut conduire à des impasses thérapeutiques, lorsque plus aucun médicament n'est efficace contre une souche de bactérie. »

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