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Innovations pour la valorisation des déchets : lancement d'un avis de recherche

L'Ademe vient d'ouvrir un second appel à manifestation d'intérêt en matière de valorisation des déchets. Méthode d'échantillonnage et d'analyses, technologies de tri et de recyclage, procédés énergétiquement efficients… l'innovation est à l'honneur.

Déchets  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Environnement & Technique N°328 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°328
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Dans le cadre du programme des investissements d'avenir, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) est à la recherche de solutions innovantes pour recycler les déchets. Un deuxième appel à manifestation d'intérêt (AMI) vient d'être lancé. Il s'agit de financer des technologies et des solutions visant à augmenter la réutilisation, le recyclage et la valorisation, y compris énergétique, des déchets. L'Ademe portera une "attention particulière" au recyclage matière en aval des filières REP, au recyclage des métaux stratégiques, aux déchets du bâtiment et à la valorisation des déchets organiques.

Priorité au tri et à la préparation des matières recyclées

 
Douze projets déjà sélectionnés Le premier AMI déchets lancé en juin 2011 a permis de sélectionner 12 projets. Il s'agit par exemple du projet Alterval qui porte sur la réutilisation de matières composites pour des matériaux de construction, du projet Archimède pour la valorisation des linges hôteliers usagés en couette 100% recyclable, du projet Trez qui vise la construction d'une unité industrielle dédiée au recyclage de déchets humides pour produire de la poudre de zinc haut de gamme ou encore du projet Biometic 2 qui vise à développer une unité pilote de démonstration d'un procédé d'épuration du biogaz issu d'installation de stockage de déchets non dangereux (ISDND) par membrane et distillation cryogénique.
 
Les démonstrateurs et les expérimentations préindustrielles devront surtout porter sur la collecte, le tri et la préparation des déchets et des matières qui en sont issues, et/ou la transformation et la mise en œuvre de ces matières. Lors de la préparation de cet AMI, le groupe d'expert créé sous l'égide de l'Ademe a convenu qu'il était nécessaire d'encourager la recherche sur les étapes de tri et de préparation des matières afin de d'augmenter et de régulariser les flux et optimiser la qualité des matières recyclées. Procédés de démantèlement, techniques de broyage, tri automatique… Les filières de recyclage doivent évoluer au rythme des innovations dans les biens de consommation et s'adapter à des matériaux de plus en plus complexes au sein de composants miniaturisés : matériaux composites, nanomatériaux, matériaux "intelligents" ou encore biosourcés.

La caractérisation des déchets et des matières est également un axe majeur de recherche afin de bien adapter les équipements de traitement à la nature des déchets, d'orienter les flux vers les filières adéquates, d'extraire les polluants ou encore de "tracer" les substances et les matières… Les techniques de métrologie doivent être simples et répondre à des besoins d'information en temps réel, que ce soit pour la reconnaissance des matières ou la caractérisation moléculaire.

En matière de valorisation énergétique, l'Ademe recherche des technologies ayant un meilleur bilan énergétique, des technologies adaptées aux combustibles solides de récupération (CSR) ou encore des procédés de production de biocarburants avancés à partir de déchets ménagers, de déchets industriels et de déchets agricoles.

L'AMI se clôture le 16 janvier 2015 et comporte deux échéances intermédiaires les 10 janvier 2014 et 6 juin 2014. L'instruction sera donc menée en trois vagues successives.

Réactions5 réactions à cet article

 

En matière de recyclage il faut se poser la question de la rentabilité: en effet est-il normal que l'on doive payer pour se débarrasser de déchets recyclables? C'est bien trop souvent le cas.
Quand on valorise un produit depuis un déchet il reste toujours un déchet du déchet qui pose bien souvent de gros problèmes pour son traitement.
Il faut aussi penser que le recyclage avec valorisation matière rallonge certes le cycle de vie mais aussi les consommations de ressources en énergie (traitement+ transport vers l'utilisateur).
Le traitement d'incinération des déchets nécessite toujours un apport de chaleur et il ne sert à rien de vouloir valoriser les déchets combustibles pour les revendre a certaines industries (cimenteries) parce que le résultat final sera l'achat de pétrole pour alimenter les usines d'incinération de déchet au lieu des cimenteries. Bilan ecologique nul!

ami9327 | 21 août 2013 à 23h24
 
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Rien ne se crée, tout se transforme.
Les ressources minérales naturelles n'échappent pas à ce principe. Pour les obtenir sous forme industriellement "utilisable", il faut dépenser de l'énergie. Comme la nature n'arrête pas de nous faire des cadeaux, elle à mis à notre disposition !, des gisements à haute teneur. Quand il seront épuisés il faudra bien, si nous avons toujours le besoin de ces éléments, aller les chercher là où ils sont c'est-à-dire dans ce que nous appelons aujourd'hui les déchets. Il y faudra de l'énergie. Beaucoup d'énergie. Il faut donc, plus que jamais, investir beaucoup dans le recherche fondamentale pour trouver des solutions toujours plus efficaces pour récupérer l'énergie solaire, la seule, à notre échelle, réellement inépuisable.

Jean-Claude HERRENSCHMIDT | 27 août 2013 à 10h06
 
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On parle toujours de l'énergie solaire comme étant la seule qui soit inépuisable et on oublie l'énergie géothermique qui a cet énorme avantage d'être disponible NUIT ET JOUR.
L'énergie solaire existe aussi sous une forme dérivée qu'on appelle hydro-électricité...

ami9327 | 29 août 2013 à 21h08
 
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Je suis entièrement d'accord avec ami9327 car on est bien conscients que le produit dont on veut se débarrasser a tout de même une certaine valeur quant à sa matière, déjà, et on est totalement ignorants des conséquences que peuvent avoir le simple fait de jeter un produit... Et en plus en allant dans une déchêterie, on est répertorié, et on en voit la facture dans les taxes annuelles... Quite à se déplacer, autant que cela serve à une entreprise qui cible déjà sa récupération et en fait le fruit de son travail. Aider dans ce sens me motive en conscience. Je trouve qu'il y a une grosse carence d'information quant à des adresses mieux ciblées. Je galère pour trouver, et je pense que ce temps perdu à chercher en décourage plus d'un

Isaline28 | 26 octobre 2013 à 13h22
 
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salut,l’équipe j'ai besoin un bon introduction et bon conclusion sur les sujet de valorisation des déchets.
mon travaille sur la valorisation des déchets de fabrication huile d'olive

hafid | 25 décembre 2013 à 17h15
 
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