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Espèces menacées : l'agence de l'eau Loire-Bretagne lance un appel à projets

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

L'agence de l'eau Loire-Bretagne lance, jusqu'au 15 février 2020, un appel à projets en faveur des espèces menacées. Son objectif est de préserver les milieux aquatiques et humides « propices à la vie d'animaux et/ou de végétaux menacés de disparition et qui font l'objet de plans nationaux d'actions ».

Les projets éligibles concernent les travaux de restauration permettant la reconquête des habitats et « favorisant la circulation des espèces cibles au cours de leur cycle de vie ». S'ajoutent des acquisitions foncières de milieux humides associées à un programme de gestion de l'espace pour la préservation des espèces, et des études préalables aux travaux et aux acquisitions. L'agence mobilise une enveloppe de 500 000 euros pour cet appel à projets, avec un taux de subvention maximal de 50 % du coût des projets.

Dans le bassin Loire-Bretagne, les collectivités territoriales, les établissements publics et les organismes à but non lucratif sont invités à déposer leurs candidatures.

En 2019, 21 projets ont été retenus par l'agence, permettant de préserver plusieurs espèces menacées (tortues, crapauds, libellules, papillons, oiseaux, plantes aquatiques, mammifères, etc.). L'ensemble de ces projets bénéficie d'une aide financière de l'agence de l'eau Loire-Bretagne de plus de 370 000 euros.

Réactions12 réactions à cet article

 

C'est tout de même étonnant qu'on en arrive à une logique d'appel à projet pour préserver les habitats humides ... encore pour le photovoltaïque ça se comprend mais là. En gros, le territoire national a déja été inventorié (znieff, ect ...) : on sais où il y a des habitats à préserver. Mais les crédits pour des actions de gestion ou de l'acquisition sont contraints dans des appels à projet où l'on va mettre en concurrence les projets. La concurrence pourquoi pas, mais dans ce domaine, est-ce le mécanisme le plus opportun ? Sauf à donner le sentiment d'agir tout en contractant les dépenses publiques.

Hugoszym | 28 janvier 2020 à 08h52
 
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l’effondrement de la biodiversité s’explique surtout par le manque d’eau et de végétation l’été sur des périodes de plus en plus longues

Avant une grande partie des insectes mourraient l’hiver, mais maintenant ils meurent l’été dans des sols exposés au soleil (la température peut monter à plus de 50°c) . La base de toute la biodiversité c’est la biodiversité des sols, la forêt est chez nous le milieu naturel le plus riche en biodiversité (suivi par tous les points d’eau), parce qu’elle enrichit et protège les sols, parce qu’elle évapore beaucoup d’eau l’été donc climatise l’environnement (ce n’est pas l’ombre des arbres qui apporte de la fraicheur mais l’évapotranspiration) !

laurent | 28 janvier 2020 à 09h44
 
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le secret d'un bassin versant en bonne santé hydrique c'est la végétation : plus vous aurez une végétation dense et massive sur l'ensemble du bassin versant mieux la biodiversité se portera ! La référence étant la foret de feuillus, comme elle "transpire" beaucoup (5000m3 à l'hectare) elle apporte beaucoup de pluie, protège et nourrit la biodiversité et climatise l'environnement !

laurent | 28 janvier 2020 à 10h12
 
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Les agences de l'eau regorgent d'argent qu'elles ne savent pas dépenser, d'où la logique ponction effectuée désormais par l'Etat.
Il n'est pas normal que ces "machins" laissent dormir autant d'argent.

Albatros | 28 janvier 2020 à 11h42
 
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Pour Albatros - au sujet des agences de l'Eau. Ce que vous avancez va à contrecourant de ce que je lis au sujet de ces "machins" , quand il s'agit de rénover ou de construire des stations d'épuration, par exemple…. mais je peux me tromper, après tout!

nimb | 29 janvier 2020 à 08h45
 
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nimb: alors pourquoi un "plafond mordant" au-delà duquel l'Etat ponctionne les excédents de ces pompes à fric?
Mon explication est que les agences ne savent pas le dépenser en aidant des projets.
Il est néanmoins vrai que, vu leur état, les STEU collectives sont massivement destinataires d'aides, tellement elles sont inefficaces et hors la loi, dépassant de loin les VLE réglementaires, voire parfois étant shuntées en cas d'excès de précipitations...

Albatros | 29 janvier 2020 à 16h58
 
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Albatros : pour les ponctions étatiques, je dirai plutôt que l'Etat va chercher l'argent où il peut en trouver, peu importe que le ponctionné ait beaucoup ou peu de réserves.
Pour les STEP, le shunt en cas de fortes précipitations n'est, selon moi, pas une faiblesse technique. Il est connu qu'en cas de fortes précipitations, le sol est "lessivé" en moins d'un quart d'heure. tout l'excès n'est que de la flotte, et çà ne sert à rien d'envoyer de la flotte "propre" vers une STEP (biologique), sinon qu'à perturber l'action des bactéries du bassin d'aération….. à moins de construire des bassins de rétention immenses, mais qui ne contiendront que de la flotte, sans rien à "manger" pour les bactéries….

nimb | 30 janvier 2020 à 08h20
 
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nimb le problème de débordements des STEP est connu depuis très longtemps par les agences (plus de 30 ans) ... c'est pour cela qu'on passe systématiquement en réseau séparatif (ou l'eau de pluie n'est plus traitée d'ailleurs ... ).
Les pollutions des rivières sont connues , elles sont uniquement dues au rejet des villes et aux ruissellements (villes et champs). la solution existe depuis très longtemps (mais pas assez appliqué) dans le code de l'environnement, et elle peut se résumer ainsi : AUCUN REJET EN RIVIÈRE !
Les rivières sont caractérisées uniquement par leurs sources tout le reste est à l'origine de pollution et de dérèglement de débit (rejets et ruissellements) . la règle est simple et déjà imposée aux maisons individuelles et aux nouvelles zones artificialisées : infiltration à la parcelle !
Les villes ne peuvent pas infiltrer mais elles peuvent créer des bassins de rétention en amont ! l'eau des STEP doit être recyclée pour faire de la biomasse par exemple (méthanisation) .
on a raccordé les "tout à l'égout" aux rivières parce que ça coutait moins cher et on le paie très cher aujourd'hui !

laurent | 30 janvier 2020 à 10h43
 
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POur Laurent : dois-je comprendre par "infiltration à la parcelle" pour les eaux de pluie et en parallèle Eaux usées sur STEP? Tout ceci est compréhensible mais a un coût, variable selon la zone imperméabilisée et la nature du sol en dessous, et c'est là un gros souci : un maire préfèrera mettre 2 millions dans une salle polyvalente plutôt que dans le réseau séparatif d'une nouvelle zone qu'il aura créée constructible, quand bien même elle se situe dans une zone inondable…...

nimb | 30 janvier 2020 à 14h37
 
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Rassurez nous, cher laurent, c'est aucun rejet de polluant en rivière que vous écrivez. Autorisez tout de même le rejet de l'eau traitée sinon il risque d'y avoir de sérieux problèmes de débits de nos pauvres cours d'eau...

Albatros | 31 janvier 2020 à 18h08
 
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Albatros : je comprends votre inquiétude mais aucun rejet en rivière suppose de recycler l'eau et donc de moins prélever dans les nappes et donc de ne pas tarir les sources qui alimentent les rivières !

dans les Deux Sèvres nous en sommes à la troisième période d'inondations; au niveau de Niort le bassin versant fait 1070 km2, annuellement il reçoit 900 millions de m3 de pluie (861mm, moyenne des précipitation de 1981 à 2010), d'après le site vigiecrue.fr : depuis le 18 10 2019, la Sèvre a déjà évacué 400 millions de m3 d'eau douce vers la mer et ce n'est pas fini !
On va atteindre les 50% de rejet en mer alors qu'il ne faudrait jamais dépasser les 30%, aujourd'hui on sait déjà qu'on sera en déficit d'eau l'été prochain.
Les crues excessives de l'hiver préparent les sécheresses de l'été, c'est pourquoi il est urgent de capter tous les ruissellements pour prévenir les inondations et garder de l'eau pour l'été.

Dans un écosystème forestier (notre référence en matière de climat) 70% des précipitations sont consacrées à l'entretien du cycle (évapotranspiration) par rétention dans les sols, ce qui laisse 30% de retour en mer. Quand les retour en mer d'un bassin versant dépasse les 30% c'est que la végétation n'aura pas assez d'eau, ce qui va entrainer un manque de pluie et un assèchement du bassin ... surtout avec des villes qui pompent massivement dans les nappes et rejettent l'eau en rivière au lieu de la recycler dans les sols ...

laurent | 03 février 2020 à 14h40
 
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Je comprends votre raisonnement, Laurent, mais à mon avis, inflitrer les eaux dans le sol, c'est bon quand le sol le peut. Quid du sol argileux de la région où habitent mes parents (Pays d'auge normand)? Quid des sols marécageux soumis aux remontées de nappe dès que l'hiver arrive, comme en Alsace, ou j'habite? De même, vous parlez d'inondations dans votre région. Mais à quoi sont-elles en partie dûes, ces inondations? Marais Poitevin (je le pensais plus décalé géographiquement)? Ne serait-ce pas aussi le résultat du duo fortes intempéries - artificialisation des sols? (c'est ce que je subodore à vous lire). Dans ce cas, l'infiltration que vous prônez est tout simplement empêchée par la diminution de surface disponible. Et dans ce cas, ce n'est plus une question de retraitement de l'eau.

nimb | 03 février 2020 à 21h38
 
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