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Algues vertes en Bretagne : l'Ademe lance un appel à projets méthanisation

Agroécologie  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
L'Ademe Bretagne lance un appel à projets d'unités de méthanisation, dans le cadre du plan de lutte contre la prolifération des algues vertes.

Environ 70.000 tonnes d'algues sont ramassées chaque année dans la région. L'appel à projets vise à développer la méthanisation des effluents d'élevage agricole sur des bassins versants en amont des zones littorales les plus touchées, afin de produire du biogaz et du digestat. Cela concerne les baies de Concarneau, de Douarnenez, de Saint Brieuc et de la Fresnaye; les anses de Guisseny, de l'Horn-Guillec et de Locquirec et la grève de Saint Michel. ''Les deux objectifs poursuivis sont de méthaniser les lisiers et fumiers excédentaires des baies à algues vertes et de substituer 50% des engrais minéraux utilisés dans ces zones par du digestats de méthanisation'', a expliqué l'Ademe.

Les porteurs de projets concernés sont : les exploitants agricoles, les coopératives agricoles ou industriels de l'agro-alimentaire, les collectivités locales , les sociétés de développement de projets de méthanisation ou d'énergies renouvelables, les investisseurs privés ou publics, et les entreprises prestataires de service pour le traitement des déchets. Les projets peuvent être portés individuellement ou collectivement, et peuvent être agricoles (projets à la ferme) ou non-agricoles (projets multi-acteurs).

La date limite des candidatures est fixée au 31 décembre 2010 ou le 30 juin 2011 pour la seconde phase de sélection de l'appel à projets. Une vingtaine dʼunités seront au total construites dans les bassins versants bretons. L'Ademe apportera une aide maximale de 3 millions d'euros par projet.

Réactions5 réactions à cet article

 
Encouragement

Si ce n'est pas un encouragement à poursuivre un type d'élevage concentrationnaire et très polluant, je ne sais pas ce que c'est. Un fois les coûteuses installations faites, il faudra les alimenter, non?

merlin | 06 septembre 2010 à 15h46
 
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Agriculture et énergie, une chance pour les Breton

Relocaliser l'économie bretonne par le développement d’une production autonome et localisée vaut mieux qu’une agriculture à l’abandon et une importation d’une énergie majoritairement thermonucléaire. Pour autant, ces projets de méthanisation doivent être directement liés au sol des exploitations agricoles tout en favorisant la santé économique des petits et moyens producteurs et que la production de ces bioénergies ne doit pas concurrencer la production des biens alimentaires.
Une unité de méthanisation de 110 kWh à été construite a proximité de Pontivy (Moustoir-Remungol). Monsieur Onno, producteur de porcs s'est inspiré de l'expérience allemande (5 à 7000 installations) pour concevoir et installer chez lui une station de traitement permettant une production annuelle d'électricité de un million de kilowatts (soit l'équivalent de la consommation de 300 ménages). La chaleur dégagée par la fermentation est utilisée pour chauffer ses bâtiments d'élevage, son habitation et bureau, des maisons voisines et aussi une champignonnière bio créant ainsi 3 emplois supplémentaire; l'électricité produite à partir du méthane est revendue à l'EDF. La valorisation énergétique des lisiers de porcs a permis aux producteurs allemands de devenir très compétitifs sur le marché européen tout en fragilisant l'ensemble de la filière bretonne. Il faut souligner que ces agriculteurs allemands gagnent plus d'argent à produire de l'électricité que de la viande de porc. L'agrandissement inconsidéré de nos élevages de porcs aggraverait les problèmes environnementaux sans résoudre notre perte de compétitivité !
En France, le prix de rachat par l'EDF reste assez dissuasif afin d'éviter une généralisation de l'autonomie énergétique des territoires. L'unité de production de monsieur Onno fonctionne à pleine capacité depuis le 26 mars dernier et a déjà produit 450 000 kW.
Tout en freinant notre autonomie énergétique, la France s'accroche à son monopole lucratif de l'énergie et du tout nucléaire. Il faut condamner cette politique calamiteuse, onéreuse et destructrice d'emplois. Le transport d'énergie en France génère plus de 30 % de déperdition ! la région a régulièrement du mal à assurer ses pics de consommation en hiver. Il faut dire que sa production d'électricité ne couvre que 8 % de ses besoins. Plus des deux-tiers de l'électricité entrant sur le réseau en Bretagne est d'origine thermonucléaire. Elle vient des centrales de Flamanville dans le Cotentin et Chinon en Indre-et-Loire. Le dernier tiers est produit par la centrale thermique de Cordemais près de Nantes qui fonctionne au charbon et au fioul.
Il s’agit de bon sens qui vise à produire et consommer localement pour le bien des producteurs, des consommateurs et de l'environnement par le biais de projet territoriaux à l’échelle humaine. Les élevages « concentrationnaires » ne disparaitront pas du jour au lendemain. Il n’en n’est d’ailleurs pas souhaitable. Tout le monde ne peut pas s’offrir le luxe de manger bio.
Pour la Bretagne et les Bretons les enjeux sont de taille :
Pour l'agriculteur :
Source de revenus garantis, diversification des activités, compétitivité ;
Valorisation de la biomasse agricole (couverts végétaux uniquement) ;
Autonomie énergétique de l'exploitation ;
Amortissement de l'installation sur 7 ans.
Pour le territoire :
Valorisation des déchets organiques (agriculteurs, collectivités, industries) ;
Valorisation économique : conception/réalisation par des entreprises locales ;
Retombées économiques et création d'emplois.
Pour l'environnement :
Production d'énergie renouvelable au niveau local ;
Réduction des gaz à effet de serre (- 600 Teq CO2 pour cette station) ;
Arrêt d'achat d'engrais azotés et réduction des fertilisations ;
Couverts végétaux préservant les sols et évitant les lessivages de minéraux ;
Maîtrise des odeurs et diminution du taux de nitrate dans l'environnement ;
Matériaux facilement recyclables.
Pour la Bretagne, cet exemple est à généraliser. Il est impératif de promouvoir une agriculture familiale de qualité, viable et durable, respectueuse de son environnement et créatrice d'emplois non délocalisables. Il faut refuser la mise en place d'unités industrielles lourdes fonctionnant avec des capitaux étrangers au bénéfice des fonds de pension. Il n’est pas souhaitable de concentrer une production qui se ferait au détriment de l'environnement et des hommes tout en fragilisant un peu plus notre tissu économique.
Comme Monsieur Onno, nous ne pouvons compter que sur notre propre détermination pour défendre nos intérêts vitaux. Le renforcement du revenu des agriculteurs est le seul moyen de pérenniser une activité essentielle à l'économie et à l'emploi breton. L'éolien, l'hydrolien, la méthanisation sont des opportunités à saisir pour créer des emplois et accéder à une plus grande indépendance énergétique de la Bretagne.
Pour tous agriculteurs ayant un projet de méthanisation, vous pouvez contactez la société Evalor. C’est une entreprise française et non une filiale allemande qui a la capacité de vous aider à la réalisation de votre unité. N’hésitez plus si vous avez un projet de méthanisation, leur étude de faisabilité est gratuite. Pour les contactez : 02 96 74 56 57.

Anonyme | 07 septembre 2010 à 09h32
 
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méthanisation des algues vertes et du lisier

Cette solution parait bonne mais est très dangereuse du fait que le gaz produit comprend jusqu'à 2% d'hydrogène sulfuré qui est mortel dès 0,1% et nocif bien au dessous de cette valeur...il faut en outre tenir compte du fait que la plupart des métaux, des caoutchoucs et des plastiques sont détruits par ce gaz qui est inodore dès qu'il atteint des valeurs dangereuses !
Il faudrait donc employer des aciers spéciaux ( inox etc...) et des polymers résistants à ce gaz, il faudrait en outre des détecteurs très fiables et des appareils respiratoires à circuit fermé, enfin des moyens de secours adaptée...est-on prêt à cela ??...

aventurier | 07 septembre 2010 à 21h26
 
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Re:Agriculture et énergie, une chance pour les Bre

Une plaidoirie qui tient la route et qui j'espère sera entendue jusqu'au bout !
Dans cet esprit l'Ademe lance des consultations et AO pour 20 unités de méthanisation sur les bassins versants.
YA+KA les faire pour assainir la source qui, à défaut, conduit aux algues vertes !
A+ Salutations Guydegif(91)

Guydegif(91) | 23 septembre 2010 à 21h23
 
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L'ADEME me fera toujours rire. Appel à projet de méthanisation comme solution aux problèmes posés par la présence des algues vertes.
Soyons sérieux... J'ai bien un projet pour que ce phénomène disparaisse j'attendrais donc l'appel de l'ADEME dans ce sens. ( le procédé prend en compte la présence de nitrate dans l'eau). Si il y à quelqu'un que cela intéresse ?

Serge | 30 juillet 2011 à 02h19
 
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