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Arbitrage de la PAC : l'agriculture bio monte aux créneaux

Agroécologie  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
Arbitrage de la PAC : l'agriculture bio monte aux créneaux

Alors que les négociations autour de la déclinaison française de la politique agricole commune (PAC) battent leur plein, les premiers arbitrages ne plaisent pas du tout aux agriculteurs bio. Leur fédération, la Fnab, constate que l'agriculture biologique perdrait 132 euros par hectare et par an par rapport à la PAC précédente. « Entre 2015 et 2019 un agriculteur bio touchait en moyenne 202 euros par hectare et par an sur le pilier 1 de la PAC. Les premiers arbitrages pour la future politique agricole commune, qui se veut plus ambitieuse sur le plan environnemental, propose de passer ce montant à 70 euros par hectare et par an pour la Bio », s'indigne la fédération. « Il n'y aura donc plus aucune incitation financière de la part de l'État à arrêter d'utiliser des pesticides et des engrais azotés de synthèse », ajoute-t-elle.

Les agriculteurs bio demandent par conséquent à l'État de revoir sa copie et prévoient de faire une contre-proposition rapidement. « Bien sûr qu'il faut encourager tous les agriculteurs à améliorer leurs pratiques environnementales, mais le gouvernement doit créer une échelle de rémunération pour ça et non pas proposer des montants aberrants sans aucun changement de pratique », décrypte Loïc Madeline, secrétaire national PAC à la Fnab. Selon lui, un paiement de 145 euros par hectare et par an pour tous les agriculteurs bio est un minimum.

De son côté, le syndicat agricole majoritaire (FNSEA) continue à manifester un peu partout en France pour peser sur les négociations. Il défend une échelle de rémunération la plus inclusive possible pour éviter qu'un trop grand nombre d'exploitations soient exclues.

Réactions1 réaction à cet article

 

Nouvelle preuve par 9 que le ministère de l'agriculture s'obstine à aller à rebours :
- des attentes des consommateurs, qui plébiscitent de plus en plus les produits issus de l'AB, les chiffres de progression des ventes sont sans ambiguïté aucune là-dessus et ce depuis pas mal d'années déjà,
- des citoyens qui sont sans cesse plus nombreux à être exaspérés de respirer un air chargé en chimie agricole, de se méfier de la qualité de l'eau du robinet qu'ils boivent (et donc à se ruer sur l'eau embouteillée, 500 à 1000 x plus chère au litre et génératrice de déchets et de transports routiers), de constater le déclin de la biodiversité, la banalisation des paysages ruraux par standardisation du modèle agricole intensif, la disparition des paysans, etc.,
- d'une part croissante des agriculteurs eux-mêmes qui, plus consciente des conséquences du modèle intensif, demande d'avoir les moyens d'accompagnement afin de passer autre chose.
Parfaite et déplorable illustration d'une démocratie gangrénée par un forme de totalitarisme agro-industriel.
Au regard de la constance de ses choix politiques et stratégiques à l'opposé de l'intérêt général, la légitimité même de ce ministère n'est-elle pas posée ?

Pégase | 30 avril 2021 à 09h40
 
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