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Actu-Environnement

Un arboriculteur condamné pour épandage illégal de pesticides en période de floraison

Agroécologie  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

Une amende de 10 000 euros – dont 5 000 avec sursis – pour un arboriculteur isérois et de 40 000 euros pour son entreprise (dont 20 000 avec sursis) : c'est la sanction décidée par le tribunal correctionnel de Grenoble, le 31 mars. À l'origine de cette décision, un contrôle réalisé par l'Office français de la biodiversité, qui a constaté l'épandage d'insecticide sur une centaine d'hectares de pommiers en fleurs de cet exploitant agricole du Roussillon (38).

Le traitement de cultures en floraison par des insecticides, en présence de pollinisateurs, est en effet interdit. L'arrêté Abeilles liste toutefois les cultures qui ne sont pas considérées comme attractives et sont donc non soumises à encadrement. Sa récente révision avait provoqué de nombreux débats. « Les céréales à paille, les légumineuses et la vigne sont des plantes attractives pour les abeilles, avaient notamment dénoncé les présidents du Syndicat national d'apiculture (SNA), de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) et de l'association Terres d'abeilles. Autoriser les traitements sur l'ensemble de ces plantes attractives en période de production d'exsudats ou de floraison continuerait de mettre en danger les abeilles et autres pollinisateurs sauvages ! » Cette interdiction s'inscrit dans le cadre du Plan national en faveur des insectes pollinisateurs pour la période 2021-2026.

« Il est intéressant de noter que la société de cet arboriculteur a reçu plusieurs certifications, dont le label vergers écoresponsables, la certification Global G.A.P, le certificat « Exploitation de Haute Valeur environnementale – Option B » et le BRC Food Certificate », a réagi Générations futures, qui s'était portée partie civile avec l'association FNE Auvergne-Rhône-Alpes.

Réactions8 réactions à cet article

 

Où l'on constate de facto que les labels environnementaux attribués par le ministère de l'agriculture, sur ordres de la FNSEA et de l'agro-industrie, ne sont jamais que du greenwashing en vue d'une n-ième arnaque du consommateur. Bien des observateurs ont dénoncé depuis la création de ces pseudo labels leur vacuité en matière de plus value environnementale. Les faits semblent leur donner raison.
Afin que ce genre d'affaire ne se reproduise pas, faut-il :
- changer la loi, ainsi que ce gouvernement s'y est employé avec zèle dès lors qu'il s'agit du code de l'environnement, cherchant à pousser plus loin "l’œuvre" de démolition de ses prédécesseurs ?,
- ou, au contraire, renforcer les contrôles et les peines prévus par les lois de la République afin que ce genre de société crapuleuse n'ait plus cours et soit remplacée par une en AB, seul label un tant soit peu valable en matière de défense de la santé du consommateur, des salariés agricoles et de la protection de l'environnement ?
Merci aux associations d'avoir - hélas - été obligées d'ester une nouvelle fois en justice.

Pégase | 05 avril 2022 à 14h24
 
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Il n'est pas normal que ce soit pour la énième fois des associations qui se soient portées partie civile pour dénoncer cet agriculteur voyou. l'Etat vote des lois qu'il n'est même pas capable de faire respecter et ses représentants ne sont pas pressés de diligenter des contrôles, on voit bien qui gouverne et quelles sont les priorités: ni la santé publique ni l'environnement. Ce qui n'étonne plus personne.

gaïa94 | 05 avril 2022 à 23h34
 
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J'ai un peu recherché sur internet si ce fait divers était un peu plus précis" (les conditions, le pesticide employé)
J'ai trouvé ceci sur "La France agricole" du 4 Avril dernier
"Selon le communiqué, l’arboriculteur isérois condamné gère un verger de plus de 100 hectares abritant près de 200 ruches, qui n’étaient pas encore installées dans les vergers au moment du traitement incriminé"
Ca nuance un peu ce que j'ai pû lire ailleurs, notamment dans un article où je lisais qu'il avait traité "en présence d'abeilles" (Enviscope du 5 Avril).

nimb | 06 avril 2022 à 06h47
 
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Ah, alors, si c'est publié dans la France agricole, journal bien évidemment neutre et impartial en ce qui concerne les intérêts de l'agro-industrie...
Si ce n'est déjà le cas, faites-vous avocat des utilisateurs de pesticides, nimb : votre trouvaille a manifestement échappé à celui en charge de la défense de la société condamnée et a de toute évidence conduit le TC de Grenoble a commettre une grave erreur judiciaire. lol !

Pégase | 06 avril 2022 à 10h28
 
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Il y a une chose qui est devenue super pénible, c'est de lire qu'à la moindre contradiction d'un avis de Pégase ou de je ne sais pas qui, on est forcément un pro lobbyiste.
J'ai fait une recherche en 5 minutes sur internet, pour essayer de compléter les infos de ce site, je trouve deux articles qui visiblement ne racontent pas les mêmes choses
Je relève juste que deux sources différentes ne relatent pas les mêmes choses d'un même évènement. J'en conclue donc que chacun y a vu ce qu'il voulait y voir.
J'ai continué mes recherches et je viens de trouver un nouvel article, toujours sur le même sujet du même arboriculteur, et je lis ceci :
"La réalité de la situation est évidemment beaucoup plus complexe que ne laisse l’entendre le contrôle des agents de l’OFB : le produit utilisé est homologué en période de floraison ; le verger n’était pas au statut réel de floraison, mais au stade E2-F avec seulement quelques fleurs ouvertes."
A travers tout ceci, je relève donc que chaque camp ne retient que ce qu'il a envie de relever. Ca concerne tout autant France Agricole (que vous n'estimez pas, c'est votre droit) que FNE (que vous estimez plus, c'est aussi votre droit).
Mon troisième extrait, vous irez le chercher vous même sur internet et vous en penserez ce que vous en voudrez.
A la base, je ne suis aucunement pro lobbyiste, par contre, j'aime bien me faire mon idée par moi même, c'est plus constructif que de radoter les même théories sur chaque post de cet excellent site.

nimb | 06 avril 2022 à 22h07
 
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Je ne me souviens pas de vous avoir qualifié de pro lobbyiste mais sans doute interprétez-vous ainsi mes propos, nimb. Ainsi que vous l'écrivez, c'est votre droit.
Pour autant, à la lecture de vos contributions - bien plus policées et posées que d'autres, c'est certain -, j'ai le sentiment d'un certain tropisme de votre part : vous ne rebondissez pas au hasard sur telle ou telle réaction et, vous aussi, retenez ce que vous avez envie de relever de tel ou tel contributeur. Là aussi, c'est votre droit. Mais un droit peut aussi être assumé. Ainsi, la teneur de votre réaction à l'article ci-dessus me laisse à penser que vous cherchez à refaire à la place des juges le procès et à contester le bien fondé de l'infraction constatée.
Pour ma part, s'il le faut, je veux bien assumer le portrait de l'écolo urbain bobo ignare décroissant que certains n'hésitent pas parfois à brosser de moi. Le dénigrement de son contradicteur n'est en effet pas interdit les lois de la République, me semble-t-il (même si la chose est quand même encadrée). Dont acte.
Quant au journal la France agricole, s'il est évident que son orientation va plutôt dans le sens d'un modèle productiviste, annonceurs et lectorat oblige, je puis vous assurer que j'estime la qualité de ses informations techniques, souvent très instructives. Je fais donc le tri. Les choses sont complexes.

Pégase | 07 avril 2022 à 13h46
 
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Pour Pégase : Tout autant complexe est à mon sens cette affaire. Autant votre sortie sur la France Agricole m'a laissé un brin penaud tant je dois être encore naïf dans ce que je peux trouver sur internet, autant le dernier article m'a plutôt "conforté" dans mon sentiment initial, à me dire que c'était un peu trop gros pour être aussi simple.
C'est pour cette raison que j'aurai bien aimé trouver mention de ce fameux pesticide par exemple.
Visiblement, "on" trouve que l'OFB y va un peu fort dans ses visites, peut être pour compenser un passé plus "timide" en visites, et pas forcément de façon appropriée.
Remettre en cause un jugement? Non, pas du tout, déjà parce que je connais pas les réels griefs, ni ce qui a été finalement retenu.
Par contre, relever que l'information pour un même fait n'est pas retranscrite dans les mêmes termes, voire les mêmes significations et interprétations, oui, çà, çà m'interpelle, surtout s'il s'avère que des choses sont rapportées (sciemment?) de façon inexacte.
C'était le but initial de ma réaction.
Tropisme? Sans doute, mais c'est humain après tout... mais j'ajoute tout de même que ce zinc n'a pas la réactivité de publication d'un réseau social instantané.... il est donc impossible de réagir à chaque post, sous peine de donner un fil de conversation décousu et illisible. Ce qui sélectionne mes réactions, c'est tout.

nimb | 07 avril 2022 à 21h23
 
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nimb, attention à ne pas contredire le Torquemada de ce fil ! Il vous en coûtera la qualification dénigrante de suppôt des "méchants" à la solde des multinationales qui détruisent la planète.
Allez, courage et support à ceux qui diversifient leurs sources d'informations.
Et vive l'agriculture qui produit du mieux qu'elle peut.
Si on pouvait sanctionner également les destructeurs de cultures qui agissent impunément depuis trop longtemps ...

Albatros | 11 avril 2022 à 18h06
 
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