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Actu-Environnement

De l'acide aurait été déversé dans le "crassier" d'ArcelorMittal Florange

De l'acide aurait été déversé sur le site de stockage à ciel ouvert du site d'ArcelorMittal à Florange. L'industriel nie être à l'origine de tels déversements. Une enquête est ouverte par le parquet de Thionville.

Déchets  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com
De l'acide aurait été déversé dans le "crassier" d'ArcelorMittal Florange

Des sous-traitants d'ArcelorMittal auraient déversé des milliers de litres d'acide et de déchets non traités sur le site de Florange (Moselle), rapporte Le Républicain Lorrain dans un article daté du 29 juin. Les déversements auraient été effectués dans le "crassier" de l'usine, c'est-à-dire l'installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE) destinée au lagunage et stockage à ciel ouvert de certains résidus non dangereux du site. Le parquet de Thionville a ouvert une enquête pénale.

VIDEO - Témoignage : "J'ai déversé de l'acide d'ArcelorMittal Florange dans la nature"
 
"La direction d'ArcelorMittal n'est en aucun cas à l'origine de prétendus déversements irréguliers sur la zone de stockage", répond l'entreprise dans un communiqué publié ce mardi 4 juillet. Si les faits étaient confirmés, l'entreprise "envisage de déposer plainte".

La Dreal informée en septembre 2016

Le quotidien s'appuie sur les déclarations d'un ancien employé de l'entreprise Suez Rv Industrial Cleaning (Sanest) chargée de traiter l'acide utilisé sur le site sidérurgique. Normalement, la filiale de Sita-Suez Environnement est censée traiter l'acide sur son site de Malancourt-la-Montagne. Mais, l'ancien employé affirme que pendant un trimestre il a déversé quotidiennement 24 m3 d'acide dans le crassier du site d'ArcelorMittal, plutôt que de l'acheminer sur le site de traitement. Il aurait agi avec la complicité des employés d'AreclorMittal, qui, "en échange d'une enveloppe remise par son directeur", auraient falsifié les bons de livraison. L'ancien directeur du chauffeur nie les accusations : "Je ne suis absolument pas au courant de cette affaire. Dès qu'on dépote quelque chose, on a l'autorisation d'Arcelor pour le dépoter."

Le 30 juin, un nouvel article du quotidien lorrain ajoute qu'un autre sous-traitant, l'entreprise Malézieux, aurait déversé de "la boue mélangée à de l'huile et des produits acides" dans le crassier de l'usine d'ArcelorMittal. Selon cette même source, il s'agirait d'un système pratiqué par plusieurs sous-traitants depuis plusieurs années. Toujours selon Le Républicain Lorrain, l'ancien salarié de Malézieux aurait informé la direction régionale de l'environnement (Dreal) Grand Est par courrier en septembre 2016. La Dreal a expliqué au quotidien qu'elle manque de moyens pour surveiller le crassier dont la surface fait "plusieurs centaines d'hectares".

Des témoignages individuels

ArcelorMittal estime que les révélations du Républicain Lorrain reposent sur "deux témoignages individuels de personnes qui ont été employées par des sous-traitants d'ArcelorMittal Florange (dont le groupe Suez), et non sur des faits établis". L'entreprise ajoute qu'"aucun risque sanitaire ni environnemental pour les populations n'est à signaler : il n'existe pas de rejet pouvant impacter les populations".

A ce stade, elle indique avoir lancé une enquête interne et auprès de ses sous-traitants. "Si les faits relatés étaient avérés, [le] groupe prendrait donc des mesures à l'encontre des contrevenants", ajoute l'entreprise.

Réactions2 réactions à cet article

 

Encore un arbre mort qui cache la forêt en train de brûler... Et ceux qui disent pour des raisons parfaitement profitables, que l'arbre est encore vivant.
La liste des désastres environnementaux est presque sans fin, je le sais, je l'ai enregistré sur mon smart phone (certain ne verront pas le lien).

Rakam | 07 juillet 2017 à 11h15
 
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Pour éclaircir mon propos :
Cet article ne peut condamner l'acteur économique responsable de ce délit. De facto les doutes portant sur ce "fait divers" s'accumulent et donnent l'impression:
Que ce genre de fait est quasi exceptionnel ou ponctuel,
Qu'il est difficile d’identifier un responsable.
Cependant si l'on s’intéresse aux impacts des industries et activité de services, y compris les contaminations chroniques engendrées par exemple par les sites et sols polluées par les industries et autorisé (ou méconnus) par les préfets, on se rend compte que la contamination et la destruction de notre environnement est en fait une composante normale pour les acteurs économiques et même essentielle. Car leurs activités reposent in fine sur l'exploitation de ressources ou de services environnementaux qui ne sont pas restaurés.
Restauration d'autant plus hors de propos car évidemment non profitable dans un contexte de compétitivité accru (idéologiquement).

Rakam | 07 juillet 2017 à 11h37
 
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