En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Publicité : nette hausse des manquements aux règles « développement durable » de l'Arpp

Gouvernance  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

En 2019, 97 publicités liées à la thématique environnementale ont été classées en « manquements » et en « réserves », soit 11,6 % des publicités examinées par l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (Arpp). Le taux de conformité « est en nette baisse par rapport à celui du précédent bilan et atteint le niveau le plus bas depuis 2010 », déplore l'Arpp, qui a publié le dixième bilan d'application de sa recommandation « développement durable ».

Les principaux manquements concernent le vocabulaire utilisé, l'emploi de signes, labels, logos, symboles, auto-déclarations inappropriés, ainsi que des allégations erronées relatives à l'impact « éco-citoyen » d'un produit.

Le bilan, issu d'un travail de l'Arpp et de l'Agence de la transition écologique (Ademe), s'appuie sur l'examen de 26 120 publicités éditées en juin, septembre, octobre et novembre de l'année 2019. Ces publicités ont été diffusées sur les bannières web, les insertions presse, l'affichage national, les posts Facebook et, élargi pour cette analyse, aux films publicitaires diffusés sur la plateforme YouTube. « Huit-cent-trente-trois publicités sont liées à la thématique environnementale, [soit un] taux de 3 %, stable par rapport aux années précédentes. »

Par ailleurs, 8 237 avis avant diffusion ont été rendus par l'Arpp en 2019, parmi lesquels 946 ont fait l'objet de demandes de modifications, dont 23 sur le fondement de la recommandation « développement durable ».

Réactions2 réactions à cet article

 

L'oxymore "développement durable" mis à la sauce ultra libérale dans laquelle baigne notre société mondialisée signifie bien ce qui est écrit : croissance économique ! Tout autre interprétation, telle que préservation de la planète, écologie ou encore protection de l'environnement sont erronées. Le rapport Brundtland de 1987 de l'ONU est oublié depuis des lustres et ne sert plus guère qu'à caler un bureau à Wall Street.
Rien d'étonnant à ce que le monde de la pub. s'inscrive à 300 % dans cette mouvance : sa raison d'être est de faire vendre le maximum de biens matériels et immatériels au maximum d'acheteurs, donc tout l'inverse d'une consommation responsable et de la sobriété.
L'exemple type est tout le battage actuel sur tous supports médiatiques et institutionnels pour faire passer et vendre les véhicules électriques comme étant "propres" alors que la fabrication des batteries est une catastrophe écologique, sanitaire et sociale, probablement pire encore que les véhicules à moteur à explosion. La solution écologique est d'apprendre à beaucoup moins utiliser les véhicules routiers mais cela n'est pas dans l'intérêt des industriels, des états et des agences de marketing et de publicité.

Pégase | 10 septembre 2020 à 09h32
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Les publicitaires sont les Tartuffes. On ne mesurera jamais à quel point la comm' nuit à l'environnement et notamment à sa perception par la population. Le catastrophisme délétère et malthusien ambiant des écologistes politiques amène à véritablement faire n'importe quoi, comme se fier aux "bilans carbone" foireux, à acheter dans les boutiques "bio", "durables", ou croire le greenwash des grands distributeurs, y compris les Biocoop Lea Nature et consorts...
Aujourd'hui, absolument n'importe quoi est "éco" ou "bio".
Courage pour nous y retrouver !

Albatros | 14 septembre 2020 à 14h42
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Philippe Collet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager