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Actu-Environnement

Les professionnels de la publicité s'inquiètent de la « diabolisation » de leur activité

Gouvernance  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Le Conseil de l'éthique publicitaire (CEP) de l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (Arpp) dénonce « les mécanismes de (…) diabolisation » de la publicité. Il appelle les professionnels du secteur à se mobiliser « autour des enjeux d'une régulation encore plus stricte de la publicité ».

L'inquiétude du CEP est alimentée par les récentes prises de position : « propositions radicales de la convention citoyenne pour le climat, rapports à charge de deux collectifs d'ONG, rapport commandité par le ministère de la Transition écologique et solidaire, proposition de loi d'un groupe parlementaire déposée le 10 juillet », liste l'instance qui y voit « une charge puissante contre la publicité, rare depuis une dizaine d'années ».

À l'occasion de la publication d'un avis, rendu le 29 juillet et intitulé « Publicité et nouvelles censures : la publicité bouc émissaire », le Conseil de l'éthique publicitaire estime que « cet assaut marque (…) la convergence de deux phénomènes en nette progression ces dernières années ». Le premier est « l'émergence de nouvelles censures nées de la montée d'une bien-pensance victimaire ». Le second est la mise en place d'un système « qui fait de la publicité le symbole expiatoire de phénomènes qui résistent à l'explication et à l'action ». Parmi ces phénomènes que le CEP juge inexplicables et sur lesquels on peut difficilement agir, figurent notamment les menaces climatiques et environnementales.

« Censurer ou interdire la publicité ne réglera pas les maux de nos sociétés contemporaines, qu'ils soient climatiques ou de nature anthropologique », conclut le CEP.

Réactions10 réactions à cet article

 

Mais voila, ne faisons n'essayons rien, laissons faire ceux qui font depuis déjà des années. Toutes les braves propositions de la convention citoyennes vont être écrasées, du contrôle de la publicité jusqu'au moratoire sur l'artificialisation des zones périurbaines. Dire qu'on était censé se réinventer ... Macron et sa clique, à dégager

Hugoszym | 27 août 2020 à 17h27
 
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Certainement encore une profession menacée par les intégristes-écolos-bobos-bios ! Ses membres risquent donc de plus pouvoir porter de montre Rollex à 50 ans et auront ainsi raté leur vie ? Vite, un paquet de Kleenex® !

Pégase | 27 août 2020 à 21h58
 
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Le seul intérêt de la publicité est de faire connaître un nouveau produit ou service. Tout le reste n'est que manipulation, mensonges et saccage de l'espace public (quand ce n'est pas, avec les panneaux lumineux, gaspillage énergétique voire insécurité routière).
Conclusion: à dégager!

adjtUAF | 28 août 2020 à 09h22
 
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Oh les pauvres choux, ils se font victimiser dans la cour de récré du capital...

bIBU | 28 août 2020 à 09h44
 
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A l'heure des spams et autres pollutions "disponibles" sur tous les téléphones mobiles, on se demande bien à quoi servent encore ces écrans géants disposés aux entrées et dans les agglomérations. Personnellement, je n'ai pas le nez dans mon téléphone, mais j'aimerais bien que ces écrans géants soient en voie de disparition, on subit suffisamment la pub par tout autre moyen mis à disposition.

nimb | 28 août 2020 à 09h56
 
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Dans le début des seventies, le défunt Cavanna publiait dans Charlie (le mensuel, je crois) une tribune salutaire, intitulée fort justement : "La publicité vous prend pour des cons, la publicité vous rend con". Qu'il dut évidemment trahir quelques années plus tard lorsque Charlie, en perte de vitesse, finit par recourir au Diable publicitaire.

Le message aura donc mis 50 ans à atteindre le cortex - s'il en est - des "professionnels" de la Chose. On n'est pas arrivé... :-((

Gian Marco | 28 août 2020 à 10h02
 
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L'association "Paysages de France " a fait condamner plus de 60 (soixante !)fois les préfets ,donc le gouvernement ,pour non respect de la législation en matière de panneaux publicitaires .
Vraiment une profession victime d' intégristes qui osent demander le respect de la loi.

sirius | 28 août 2020 à 10h15
 
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....sans parler de l'affichage sauvage dans nos villes, hier apanage des seuls militants politiques - ce qu'on pouvait au moins mettre au crédit d'une vivacité citoyenne - mais aujourd'hui motivé par de vulgaires appétits commerciaux et que les pouvoirs publics laissent prospérer (étant par nature signées ces affiches permettraient pourtant facilement de remonter jusqu'à leurs auteurs afin de les sanctionner).

adjtUAF | 28 août 2020 à 10h48
 
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Attention, un complot menace cette activité ô combien essentielle que la publicité dans nos espaces publics ! Après tout, qui pourrait donc se plaindre de la gabegie liée à l'utilisation des nouveaux écrans hyper-lumineux, de la pollution visuelle, lumineuse et parfois sonore ?

Pourquoi voudrait-on mettre fin à ce parasitage constant de notre conscience par des messages indésirables, souvent superflus et véhiculant des normes sociales dépassées sur tous les canaux imaginables (télévision, internet, réseaux sociaux, radio, voie publique et maintenant toilettes de restaurant et stations essence...) ?

Vraiment, ces bobo-écolos, on en peut plus !

Matthieu F. | 28 août 2020 à 12h03
 
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Vous avez parfaitement raison d'évoquer cette pub sur écrans dans les urinoirs, Matthieu F. ! Ce fut pour moi également une expérience fondatrice que de soulager une vessie en pareille compagnie !!!
Comme l'imagination - et l'outrecuidance - de ces publicitaires n'ont guère de limite, quelle est l'étape suivante ? Une caméra ou un analyseur d'urine pour transférer et analyser des "données personnelles" en vue de faire partager à la "communauté" une "expérience personnelle" ? Me proposer divers produits cosmétiques ou médicaux adapté à mon "profil" ? Conduire ma mutuelle à me soumettre une nouvelle formule "plus adaptée à mes besoins" ?
On nage en plein délire consumériste et il est de fait grand temps de siffler le temps mort en la matière. Merci à la Convention citoyenne d'avoir mis ici aussi le doigt là où ça fait mal.

Pégase | 28 août 2020 à 22h10
 
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