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L'encadrement des pesticides destinés aux jardiniers amateurs est précisé

Agroécologie  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

L'encadrement de l'usage des produits phytosanitaires par le grand public est complété par un nouvel arrêté : celui du 6 avril relatif aux conditions d'autorisation d'un produit phytopharmaceutique pour la gamme d'usages « amateur ».

Depuis le 1er janvier, la loi Labbé a interdit la mise sur le marché, la délivrance, l'utilisation et la détention des produits phytopharmaceutiques de synthèse chimique pour un usage non-professionnel. Certains produits restent toutefois autorisés.

Les jardiniers amateurs doivent ainsi désormais se tourner vers une liste plus réduite de pesticides qui comportent la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Et parmi ces derniers, figurent des produits de biocontrôle, les produits à faible risque, et ceux dont l'usage est autorisé dans le cadre de l'agriculture biologique.

L'arrêté du 6 avril apporte de nouveaux critères pour la délivrance des autorisations de mise sur le marché des produits, ainsi que des précisions pour leur emballage et leur étiquetage. Il s'appuie notamment pour cela sur un avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Cet arrêté remplace les deux précédents, du 30 décembre 2010.

Les formulations de type poudre plus contaminantes

Outre les produits les plus toxiques, comme les substances présentant une classification cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction de catégorie 2 (CMR2), ou encore ayant un potentiel allergisant, l'arrêté exclut les produits se présentant sous forme de poudre pour poudrage et ceux sous forme de poudre mouillable (à l'exception des conditionnements unidoses ou de tout autre système de dosage excluant le contact de l'utilisateur avec le produit).

Il prévoit également des instructions qui doivent figurer sur l'étiquetage des produits afin d'assurer des conditions d'expositions minimales pour l'utilisateur, et de préserver l'environnement.

Autre disposition : l'emballage et le conditionnement des produits doivent assurer des expositions minimales pour les personnes et l'environnement, ce qui exclut les gros volumes. À l'exception des conditionnements unidoses, l'emballage doit être refermable de façon étanche.

Réactions3 réactions à cet article

 

Avec le retour du printemps, c'est reparti dans les jardins potagers. Et on ne peut que constater de ci de-là, au désherbage couleur roussâtre puis grisâtre, que certains ont fait des provisions de produits désherbants désormais interdits à l'emploi...
Il devrait donc être enfantin pour les services de de la police de l'environnement de dresser des PV.

Pégase | 13 avril 2020 à 21h06
 
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Ah merci, cher Pégase! je vais grâce à vous m'endormir avec le sourire: Un peu de douceur, au terme d'une grande journée passée à me creuser les méninges sur la meilleure façon de tordre le cou à certain virus fort peu débonnaire.

Ainsi, vous donnez la chasse à ces vilains jardiniers, trop fainéants pour manier la sarclette, et vous voulez qu'ils soient punis... J'espère que vous n'irez pas jusqu'à la délation ou à la lettre anonyme (LOL)!
Et vous vous étendez savamment sur la bichromie progressive de l'herbe qui se meurt, diagnostic irréfragable caractérisant l'infraction: J'aurais dit trichromie, car l'herbe verte passe au jaune, puis au roux, puis au gris pour mourir.

Mais il n'y a pas que l'abominable glyphosate pour produire ces effets colorés successifs: La sécheresse prolongée, la vapeur d'eau, le brûleur à gaz, le sel de cuisine, le carbonate de calcium, le chlorure de benzalkonium, l'acide acétique, entraînent les mêmes effets à plus ou moins long terme. Et l'acide pélargonique (obtenu du géranium), commercialisé sous la marque "ROUNDUP biocontrôle" fait de même.

La dégradation du pigment ne paraît donc pas un indice suffisant pour suspecter un délit d'utilisation d'un désherbant interdit. Il faudrait approfondir la recherche afin d'isoler la molécule interdite dans la plante et le sol; mieux, de rechercher la présence d'une malheureuse espèce végétale protégée!

Pardonnez moi, s'il vous plait, ce moment de détente vespérale, et rions en!

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 16 avril 2020 à 03h56
 
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Allons, allons, Euplectes, un observateur aussi avisé que vous ne saurait confondre avec toute autre chose la signature visuelle si caractéristique d'une bonne rasade de désherbant à base de glyphosate, voyons ! Et lorsqu'il s'agit du désherbage des abords des habitations et bâtiments d'exploitants agricoles en conventionnel, espérez-vous vraiment nous faire croire que l'agriculteur s'est échiné à verser sur les adventices l'eau de cuisson brûlante de son riz ou de ses patates ?!
Il est plutôt cocasse, bien que fort peu amène, que vous me suspectiez de délation. Le citoyen soucieux de la préservation de l'environnement, bien commun, ne serait-il donc à vos yeux qu'un vicieux qui s'ignore ? Souhaiter l'application de la loi face au constat d'actes délictueux serait donc la signature patentée d'un obscur corbeau ? Que nenni, cher ami, vous vous trompez de procès !
Constater ces petits délits : voilà à quoi pourrait se rendre utile la brigade Demeter de la Gendarmerie, non plus au bénéfice exclusif d'une poignée d'irréductibles du tout intensif mais à l'ensemble de la population ! Mais curieusement, dans le cas présent, nous n'en entendons plus parler...
Et pourquoi rechercher une quelconque espèce végétale protégée puisque le "simple" constat de l'utilisation de molécules chimiques interdites suffit à caractériser l'infraction ? D'autant plus qu'en secteurs cultivés, trouver encore des plantes protégées relève de l'exploit et de l'obstination (elle aussi suspecte ?)...

Pégase | 16 avril 2020 à 10h55
 
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