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Tourterelle des bois : l'Etat fixe un quota de 18.000 prises pour la saison de chasse 2019-2020

Biodiversité  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Un arrêté, publié le 31 août, autorise le prélèvement de 18.000 tourterelles des bois sur l'ensemble du territoire pour la saison de chasse 2019-2020. "Avant cet arrêté, aucun quota n'était fixé, ce qui conduisait à un prélèvement estimé à 92.000 oiseaux par an", explique le ministère de la Transition écologique, rappelant que la tourterelle des bois est classée "vulnérable" par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Le texte prévoit un dispositif d'enregistrement et d'échantillonnage des prises pour contrôler leur nombre et connaître leur âge.

L'arrêté est pris dans le cadre de la gestion adaptative des espèces chassables. Six espèces doivent faire l'objet de quotas établis sur la base de leur population, après avis du Conseil d'experts gestion adaptative (Cega).En l'occurrence l'avis du Cega recommande "la mise en place temporaire de quotas de prélèvement fixés à zéro" tourterelle des bois. Quand bien même la chasse serait interdite, "la probabilité que le déclin de la population se poursuive reste élevée (43 %)", alertent les experts.

Le précédent du courlis cendré

Le Cega ajoute que si le gouvernement veut tout de même attribuer un quota pour la saison 2019-2020, celui-ci ne peut excéder 18.300 oiseaux (1,3 % des effectifs). Il devrait être assorti d'"une procédure efficace garantissant le retour des données de prélèvements journaliers". La date d'ouverture de la chasse devrait aussi être retardée à la première décade de septembre, pour éviter les prélèvements en période de reproduction.

La tourterelle est la deuxième espèce à faire l'objet d'un arrêté dans la cadre de la gestion adaptative. Le 2 août, le ministère de la Transition écologique avait autorisé la chasse de 6.000 courlis cendrés, contre l'avis du Cega qui recommandait "de n'autoriser aucun prélèvement". Attaqué par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), l'arrêté a été suspendu le 26 août par le juge des référés du Conseil d'Etat.

Réactions1 réaction à cet article

 

L'un des principaux problèmes avec la chasse, c'est qu'elle est pratiquée par nombre de personnes (hommes et femmes) qui ont un besoin viscéral d'aligner des animaux, de les tirer et de les voir tomber. C'est même l'objectif n°1. Il leur faut donc disposer de cibles vivantes (les pigeons d'argile, ça va 5 minutes !). Et peu importe l'état de conservation de telle ou telle espèce classée "gibier". S'il y a déclin voire même disparition, tout nemrod qui se respecte saura toujours incriminer les renards, blaireaux ou autres "becs crochus" pour fournir une explication. Et comme ceux-ci ne votent pas, les politiques n'y trouvent rien à redire, bien au contraire. Certains pourront même contester les chiffres ou les protocoles des scientifiques de terrain : la fabrique du doute bénéficie toujours à ses artisans !
En revanche, les chiffres issus des retours de prélèvements (quel doux euphémisme de communiquant cynégétique pour éviter de dire "tués" ou "tableau de chasse" !) journaliers sont eux rarement remis en cause...

Pégase | 03 septembre 2019 à 09h23
 
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