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Actu-Environnement

Défauts de soudures : l'ASN autorise le maintien en fonctionnement des réacteurs nucléaires concernés

Risques  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Le 24 octobre, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé que les réacteurs nucléaires équipés de générateurs de vapeur (GV) affectés de défauts de soudure « peuvent continuer à fonctionner en l'état ». « EDF et Framatome ont transmis (…) des justifications montrant que l'intégrité des équipements n'était pas remise en cause », justifie-t-elle. Neuf GV installés sur six réacteurs nucléaires en service sont touchés par des écarts par rapport au référentiel technique de fabrication.

Contrôler les soudures lors des arrêts

EDF doit encore réaliser « des caractérisations des soudures concernées, notamment via des essais non destructifs et des mesures d'épaisseurs, afin de confirmer les hypothèses [qu'elle a] retenues ». Ces tests seront réalisés lors des arrêts programmés de ces réacteurs, précise l'Autorité. EDF devra aussi « caractériser de manière détaillée les opérations réalisées au moment de la fabrication et les phénomènes constatés, à partir de maquettes ». Enfin, l'ASN demande à Framatome et EDF « une analyse des causes de cette situation ».

De son côté, EDF précise le calendrier des contrôles. Sont actuellement contrôlés les GV neufs en cours de montage à Gravelines 5 (Nord) et ceux équipant Blayais 4 (Gironde) et Paluel 2 (Seine-Maritime). Ensuite, Dampierre 4 (Loiret) sera vérifié en janvier 2020, Bugey 3 (Ain) en avril 2020 et Blayais 3 en mai 2020. L'entreprise apportera « prochainement » des éléments complémentaires concernant Fessenheim 2 (Haut-Rhin). Quant aux GV de l'EPR de Flamanville (Manche), ils seront contrôlés après la phase des essais à chaud en cours.

Réactions9 réactions à cet article

 

Et voilà, une affaire qui fait pschitt, comme dirait un ex-président défunt... Revenir à la base : la décision brutale de l'ASN d'arrêter les 13 réacteurs concernés nous a coûté lors de l'hiver 2017-2018 un milliard d'euros d'importation d'électricité. Alors qu'il n'y avait pas de péril imminent et que les contrôles auraient pu être faits lors des arrêts normaux. Contrôles qui n'ont rien montré de dangereux, les métallurgistes s'en doutaient bien. On le sait depuis un an, et les mesures demandées ne servent qu'à clore les dossiers (les dossiers, la seule chose qui vaille) : pourquoi donc ce retard d'annonce de l'ASN ?

dmg | 30 octobre 2019 à 11h07
 
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A dmg : "Alors qu'il n'y avait pas de péril imminent".
A Tchernobyl et Fukushima aussi, il avait été considéré qu'il n'y avait pas de péril imminent, on connaît la suite...
Des métallurgistes montrent que des défauts hors tolérances ne sont pas dangereux !? Ils sont payés par qui, ces métallurgistes ?
J'ai fait du CND dans l'aéronautique : si je vous dis qu'il y a plein de défauts rédhibitoires qui ont été acceptés sous dérogation dans l'avion que vous allez prendre, avez-vous toujours envie de monter dedans ?

Millirem17 | 30 octobre 2019 à 17h21
 
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Tous les véhicules de tourisme doivent passer à partir de leurs 4 ans un contrôle technique. Pourtant, il est plutôt manifeste qu'il n'y a généralement aucun péril imminent à cet âge( sauf à être particulièrement brutal ou négligeant avec son véhicule). Cependant, le quidam n'a pas le choix, il doit s'y plier, sauf à encourir un PV en cas de contrôle inopiné de la maréchaussée.
Mais le mythe prométhéen toujours tenace de la maîtrise par l'Homme de l'atome (et par ricochet de la matière toute entière) devrait permettre aux yeux de certains d'exonérer l'industrie nucléaire de contrôles salutaires.
Si l'ASN a jugé qu'il fallait effectuer de tels contrôles, c'est qu'elle avait ses raisons. Vu l'incurie qui semble désormais régner au sein de cette industrie (voir le rapport de Jean-Martin Folz), on peut au moins se réjouir du rôle de ce gendarme. Et tant mieux si le contrôle s'avère parfois négatif (c'est un peu ce qu'on espère tous quand on entend à sa fenêtre de voiture "Bonjour, Gendarmerie Nationale, veuillez etc.", non ?).

Pégase | 30 octobre 2019 à 22h42
 
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Les accidents nucléaires n'ont rien a voir avec les défauts de soudure, les concepteurs savent que les défauts sont impossibles à éviter... les contrôles cependant sont fait et d'énormes facteur de précaution sur les épaisseurs des matériaux .... en 2000 ans d'exploitation Française cumulés pas de défaillance de soudure ayant entrainé un incidents significatif..d'ailleurs le nucléaire civil avec Tchernobyl et Fukushima est montré comme l'industrie énergétique la moins dangereuse pour l'homme par OMS soit 10000morts /an dans le monde contre 7Millions pour la combustion et 1.8Millions pour la voiture....en France c'est 150morts/j de la pollution de l'air plus 10 pour les accidents contre zéro pour les centrales nuc....cherchez l'erreur, même pas peur de prendre ma voiture.
L'industrie nucléaire Française est la plus contrôlée au monde et seule la France communique à un tel niveau d'expertise. Elle est bien plus maîtrisée y compris les déchets. mais c'est difficile il faut en convenir d'autant que le niveau théorique d'exogence ne cesse de croître pour atteindre la limite des savoirs faire. Le laver" plus blanc que blanc" a ses limites,les vendeurs de frayeurs sont des assassins en puissance, il convient de se souvenir que le stress inconsidéré des populations fait bien plus de morts que les causes exagérées c'est déjà le cas aujourd'hui, tout le monde est expert, on ferme les yeux sur" la 'poutre "qui nous tue surement au quotidien.

bjd | 31 octobre 2019 à 11h25
 
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@ bjd : je ne crois pas qu'il y ait grand monde désormais, à part les constructeurs et les publicitaires, à prétendre que la circulation automobile ne pose pas de graves problèmes et qu'il ne faut pas y remédier. C'est même tout le contraire.
Et ce n'est pas parce que l'industrie nucléaire française serait, selon vous, la plus contrôlée au monde qu'il faut relâcher la surveillance. La France est aussi le pays qui compte le plus de réacteurs en service (58 unités) après les USA (99).
La technique sémantique du "c'est pire ailleurs alors oubliez-nous" ne fonctionne plus. Idem pour le mantra "dormez tranquille braves gens car nous avons la meilleure technologie du monde" : même nos dirigeants nationaux acceptent de reconnaître que ce n'est plus le cas. Ce qui, ne vous déplaise, n'est pas bon pour le niveau de stress...

Pégase | 31 octobre 2019 à 14h05
 
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Je n'ai pas dit qu'il fallait relâcher la surveillance, mais que le niveau actuel était largement suffisant pour garantir la sécurité et la sureté de nos installations, la preuve en est faite en France et même dans le monde, la sureté est sans cesse réintérogée les installations en fonctionnement bénéficient du plus haut niveau possible qui n'est pas atteint ailleurs . Poussé à l’extrême on tombe dans" le mieux est l'ennemi du bien".
Mon propos est de dire que l'on meurt 700 fois plus immédiatement dans le monde de la combustion que du nucléaire et en France il n'y a pas eu de morts dus au nucléaire depuis la venue du parc bien au contraire c'est 500 000 vies sauvées.
D'ailleurs les Allemands ,champions du vert de gris à la manœuvre réglementaire Européenne, nous polluent allégrement, vont manquer leur objectif climat et meurent 25% de plus que nous de la pollution de l'air à population égale.C'est clair objectif du GIEC= carbone équivalent à diminuer d'urgence.

bjd | 31 octobre 2019 à 19h05
 
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J'entends votre propos, bdj. Néanmoins, si l'omniprésence du programme nucléaire français, couplé aux complaisances offertes à notre "fleuron" pétrolier longtemps national, n'avait pas eu pour conséquence directe - si ce n'est pour objectif - de marginaliser le développement des économies d'énergie et la production d'énergies renouvelables, pas mal de vies auraient également été épargnées et nous n'aurions pas des quantités phénoménales de déchets irradiés sur les bras et ce pour des milliers d'années.

Pégase | 31 octobre 2019 à 19h39
 
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Curieux que les périmètres de protection des populations (ou plans particuliers d'intervention - cette terminologie technico-administrative ferait presque bucolique !) autour des sites nucléaires viennent d'être doublés, passant de 10 à 20 km... Ca en fait des pastilles d'iode à distribuer aux citoyens concernés. Au frais de la Nation via la Sécu ?
Prendrait-on en haut lieu quelques marges supplémentaires de sécurité sanitaire - et juridique !- à la vue de résultats ou projections de failles de sécurité des installations peu rassurants ? Sachant qu'elle a un coût, ce n'est sans doute pas pour permettre aux gens de donner meilleur goût à leur riz Basmati que cette mesure nationale a été prise. Quelqu'un a une explication ?

Pégase | 03 novembre 2019 à 21h25
 
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De plus, passer de 10 à 20 km pour les pastilles d'iode reste quand même un foutage de g...., quand on sait qu'à l'échelle d'un accident nucléaire, nous avons tous une centrale "au fond du jardin" (pour ceux qui trouvent que la vue d'une éolienne est moche). C'est toute la population française qui devrait en recevoir ( à ajouter au prix du Kw/h nucléaire...). Mais la désinformation de la population est institutionnalisée depuis toujours sur ce sujet.
Ne pas oublier qu'on a eu Saint Laurent des Eaux en 1969 et 1980 comme accident grave avec fusion partielle du coeur, rejet de plutonium, etc... et qu'on doit beaucoup à la chance de ne pas avoir eu pire, mais il suffirait juste que la loi de Murphy s'en mêle pour avoir une catastrophe qui toucherait tout l'hémisphère nord, comme Tchernobyl, sans comparer les technologies, la nôtre ne nous met à l'abri de rien.

Millirem17 | 04 novembre 2019 à 14h48
 
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