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Corrosion des réacteurs nucléaires : l'ASN valide la méthodologie de contrôle d'EDF

Risques  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
Corrosion des réacteurs nucléaires : l'ASN valide la méthodologie de contrôle d'EDF

Le 26 juillet, l'Autorité de sureté nucléaire (ASN) a validé la stratégie proposée par EDF pour contrôler le phénomène de corrosion sous contrainte (CSC) découvert dans plusieurs réacteurs nucléaires. Elle l'estime « appropriée compte-tenu des connaissances acquises sur le phénomène et des enjeux de sûreté associés ».

Cette stratégie découle des investigations menées par EDF depuis la découverte de la première fissure fin 2021 sur des portions auxiliaires du circuit primaire du réacteur 1 de Civaux (Vienne). Les expertises ont conduit EDF à cibler les zones les plus sensibles au phénomène, principalement dans les réacteurs de Civaux 1 et 2 et Chooz B1 et B2 (Ardennes), d'une puissance de 1 450 mégawatts (MW), et sur les 12 douze réacteurs de 1 300 MW des centrales de Belleville (Cher), Cattenom (Moselle), Golfech (Tarn-et-Garonne), Nogent-sur-Seine (Aube) et Penly (Seine-Maritime). Au regard des connaissances disponibles, les huit réacteurs de 1 300 MW des centrales de Paluel (Seine-Maritime), Saint-Alban (Isère) et Flamanville (Manche) et les réacteurs de 900 MW apparaissent comme peu ou très peu sensibles au phénomène de CSC.

EDF prévoit de contrôler l'ensemble de ces réacteurs d'ici 2025, en priorisant le contrôle des zones les plus sensibles comme le système d'injection de sécurité (RIS). Ce système est un élément important en termes de sûreté, car en cas de brèche la capacité de refroidissement du cœur serait compromise. Selon l'ASN, les contrôles seront réalisés avec un nouveau procédé non destructif par ultrasons. « Ce procédé a été développé dans l'objectif de pouvoir détecter de façon fiable des fissures de CSC et de pouvoir estimer leur profondeur, explique l'autorité. Les résultats actuellement obtenus par EDF, après six mois de développement, sont encourageants, et doivent permettre de mobiliser ce nouveau moyen de contrôle dès la deuxième partie de l'année 2022. »

L'ASN demande toutefois une modification du calendrier prévu par EDF afin d'avancer, avant 2024, la date du contrôle du réacteur 2 de Belleville.

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