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L'assemblage du réacteur à fusion nucléaire Iter débute

Energie  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
L'assemblage du réacteur à fusion nucléaire Iter débute

Ce mardi 28 juillet, une cérémonie internationale, en partie en visioconférence, a officiellement lancé l'assemblage du réacteur à fusion nucléaire Iter. Cette installation nucléaire de base, en construction sur le site nucléaire de Cadarache à Saint-Paul-lez-Durance (13) depuis juillet 2010, aura pour objectif la maîtrise de la fusion nucléaire. Iter devrait en effet tenter la fusion avec des atomes de deutérium et de tritium, deux isotopes de l'hydrogène.

Théoriquement, leur fusion a pour finalité la libération d'énergie jusqu'à 10 fois plus que la quantité injectée pour provoquer la réaction. Mais cette fusion est difficile à réaliser car il faut rapprocher deux noyaux qui ont tendance naturellement à se repousser et ce phénomène ne peut avoir lieu que dans des conditions de température et de pression extrêmement élevées au sein d'un plasma. Avec cette machine de très grande taille, les scientifiques pourront étudier les plasmas dans les conditions qui seront celles d'une centrale de fusion électrogène et tester des technologies telles que le chauffage, le contrôle, le diagnostic, la cryogénie et la télémaintenance. Iter étant une machine expérimentale qui ne fonctionnera pas de manière continue, l'énergie produite ne sera pas convertie en électricité. Cette étape sera réalisée par la machine qui lui succédera.

Au cours de la dernière décennie, 35 pays se sont investis dans ce projet international de science et de recherche. Les composants ont été fabriqués, construits et expédiés du monde entier, et ils sont maintenant prêts à être installés en France par une équipe de 3 000 personnes : « Aujourd'hui, nous marquons une étape importante pour le projet Iter et pour le développement de l'énergie de fusion », a commenté la commissaire européenne à l'énergie, Kadri Simson. Si de nombreux acteurs y voient un moyen de produire une énergie décarbonée, ce projet ne pourra réellement aboutir qu'au mieux en 2050.

Réactions3 réactions à cet article

 

si on calcule l'énergie dépenser et les milliards d'euros engloutis dans ITER on se retrouve encore une fois (comme avec l'EPR) avec une source d'énergie ultra ruineuse, fragile, inaccessible aux pays pauvres !
L'énergie de la vie sur terre c'est la photosynthèse avant de chercher autre chose il faut exploiter ce que la nature nous offre à domicile : le soleil, l'eau et le vent, la puissance disponible localement (donc au plus près de la consommation) dépasse toutes les "usines à gaz" inventées par nos ingénieurs déconnectés de la terre !
on va produire de l'électricité pour faire tourner des clims en plein été alors qu'il suffit de végétaliser ...

laurent | 29 juillet 2020 à 08h55
 
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C'est vrai que cette technologie sur le plan théorique pourrait fournir de l"énergie pour un millier d'années.

pemmore | 29 juillet 2020 à 10h36
 
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N'y avait-il pas d'autres priorités : un véritable accompagnement financier, conséquent et pérenne, des économies d'énergie et de la généralisation du BBC dans le neuf ; en finir avec l'obsolescence programmée des biens de consommations courante et les rendre réparables sur un pas de temps conséquent ; relancer efficacement le transport ferroviaire de passagers et de fret afin de supprimer un maximum de véhicules sur les routes ; rationaliser l'usage de la dématérialisation numérique (gouffre énergétique) et du e-commerce qui va avec ; etc. ?
Même si comprendre le fonctionnement d'une étoile est un objet de recherche scientifique passionnant, vouloir le reproduire en modèle réduit sur Terre ne relève-t-il pas plutôt du délire du mythe prométhéen ?

Pégase | 04 août 2020 à 14h00
 
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