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Assises de l'économie circulaire : les éco-organismes n'ont pas été invités

Déchets  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Le 11 juin, quatorze éco-organismes, dont Eco-emballages, Ecofolio, Eco-mobilier, Eco-DDS et les éco-organismes de la filière des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE), ont rendu public une lettre dans laquelle ils font part de "[leur] étonnement sur l'absence des éco-organismes aux deuxièmes assises de l'économie circulaire" qui débutent ce mardi 16 juin. La lettre, datée du 1er juin, est adressée à Bruno Léchevin, président de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Sont en copie Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, Patricia Blanc, directrice générale de la prévention des risques au ministère de l'Ecologie et Baptiste Legay, chef du département politique de gestion des déchets au ministère de l'Ecologie.

Ne pas tourner en rond avec les mêmes acteurs

"Il est tout à fait surprenant de ne pas donner la parole aux filières de responsabilité élargie du producteur (REP) alors même qu'elles investissent chaque année avec l'ensemble des entreprises françaises plus d'un milliard d'euros pour une économie circulaire concrète et de proximité", critiquent les signataires, qualifiant d'"incompréhensible" l'absence de sujets tels que le tri et la valorisation des déchets.

Par ailleurs, les éco-organismes considèrent que les filières REP sont appelées à être un "maillon clé" de la chaîne de valeur de l'économie. Cette vision fait écho au discours de certains éco-organismes, tel Ecofolio qui souhaite être "l'architecte, le catalyseur [d'un] nouveau modèle (…) dans une optique d'économie circulaire" et n'entend plus se "contenter de contribuer à un système qui ne satisfait plus personne".

Interrogé sur la polémique lancée par les éco-organismes, un proche de l'organisation ne cache pas son irritation. "Il n'y a pas eu de volonté d'écarter les éco-organismes, assure-t-il, mais les sujets retenus pour les assises ne nécessitaient pas leur présence".

Nadia Boeglin, conseillère auprès du président de l'Ademe, confirme ce point et précise par ailleurs que pour cette édition, les organisateurs ont souhaité s'écarter quelque peu de l'approche "déchets" pour avoir une vision multisectorielle de l'économie circulaire. Dans cette optique, le recyclage n'est plus au cœur de l'économie circulaire, mais constitue un aspect parmi d'autres. Une volonté que résume de façon lapidaire un tweet publié par l'Ademe ce mardi dans le cadre des assises : "Ce n'est pas parce qu'il s'agit d'#économiecirculaire qu'il faut tourner en rond, sur les mêmes sujets ou avec les mêmes acteurs".

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