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Le MAP débloque 12 millions d'euros par an et pendant 3 ans pour encourager l'agriculture biologique

À l'occasion des Assises de l'agriculture biologique, des mesures visant à encourager la conversion des exploitations ont été annoncées. Elles entreront en vigueur l'année prochaine et devraient permettre le développement de l'offre en produits bio.

Agroécologie  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
À l'occasion de la deuxième édition des Assises de l'Agriculture Biologique qui s'est tenue hier à Paris, le ministre de l'agriculture et de la pêche Michel Barnier a annoncé le déblocage d'une enveloppe de 12 millions d'euros supplémentaires par an pendant trois ans afin d'encourager la conversion des exploitations agricoles. Cette enveloppe sera répartie entre les différentes régions de manière à répondre aux besoins des filières et à la volonté de conversion des agriculteurs, a expliqué le ministre.
Ces 12 millions d'euros permettront de déplafonner les aides de conversion qui jusqu'à maintenant ne pouvait pas dépasser 7.600 euros par exploitation ce qui correspondait à 38 hectares de grandes cultures (200€/ha) ou 12 ha de maraîchage (600€/ha). L'annulation de ce plafonnement devrait par conséquent permettre la conversion de plus grandes surfaces pour atteindre l'objectif fixé dans le plan de développement de l'agriculture biologique à savoir passer de 2% de la Surface Agricole Utile à l'heure actuelle à 6% en 2012.
Cette mesure concerne les surfaces qui se sont engagées dans le processus de conversion à compter du 16 mai 2008. Elle est intégrée dans le projet de loi de finances pour 2009 en cours de discussion à l'Assemblée nationale aux cotés d'autres mesures annoncées l'année dernière à l'issue du Grenelle de l'environnement comme le doublement du crédit d'impôt et l'exonération de taxe foncière pour les terrains agricoles biologiques.

Cette annonce a semble-t-il satisfait l'Agence Bio, le groupement d'intérêt public chargé du développement et de la promotion de l'agriculture biologique française et organisateur des assises : les choses vont dans le bons sens, a commenté Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio. La Fédération France Nature Environnement a de son côté noté la volonté du Ministre de développer les surfaces et souhaite que cet effort soit maintenu. La FNE compte aussi sur le Ministre de l'agriculture pour défendre cette ambition au niveau européen dans le cadre du bilan de santé de la PAC. La part des aides allouées à l'agriculture biologique dans le cadre de la mobilisation de l'article 68 sera cruciale pour les années à venir, précise Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à FNE.

La restauration collective, le second objectif du Grenelle

Le ministre a également souhaité rassurer les acteurs de l'agriculture biologique concernant les débouchés dans la restauration collective, thème central de ces deuxièmes assises. Michel Barnier a notamment annoncé le maintien de la priorité donné à l'agriculture biologique pour le choix des projets retenus pour le Fonds d'intervention stratégique pour les industries agroalimentaires. Car, il ne suffit pas qu'il y ait un marché des produits biologiques. Il faut s'organiser pour l'approvisionner. Cette organisation est la clé de voûte de notre plan et j'y suis particulièrement attaché, a précisé le ministre.

Et la structuration de la filière du producteur au consommateur est un enjeu crucial sachant que le Grenelle prévoit d'intégrer 20% de produits biologiques dans la restauration collective d'ici à 2012. Selon le nouvel « observatoire national des produits bio en restauration collective » mis en place par l'Agence Bio en février 2008, 10 millions de repas bio ont été servis en 2007 en France dans les restaurants administratifs, les hôpitaux, les universités et les prisons soit 0,2% du marché total de la restauration collective à caractère social. Les produits biologiques les plus introduits en restauration collective sont les fruits et légumes, la viande, le pain et les produits laitiers. L'Agence Bio rassemble actuellement de nouvelles données sur les besoins produit par produit, leur provenance, les coûts, dans l'optique de mieux cerner le marché et d'y répondre.

Un marché toujours en expansion

En 2007, 40% des Français ont consommé au moins un produit bio chaque mois, 23% chaque semaine et 6% tous les jours selon le dernier baromètre CSA/Agence Bio. Le marché bio est évalué à 1,9 milliard d'euros et enregistre une augmentation moyenne de 10% par an depuis 1999. En France, 12.000 producteurs s'étaient engagés dans l'agriculture biologique fin 2007 pour une superficie de 557.000 ha. L'année dernière a été marquée par une forte augmentation des surfaces en vignes (+20%) et en légumes frais (+32%) et selon l'Agence Bio la situation tend à se débloquer dans le secteur laitier.
Malgré tout, la production française ne répond pas encore à la demande notamment en ce qui concerne les grandes cultures et de nombreux produits biologiques sont importés des pays européens mais également d'Argentine, d'Israël ou encore de Nouvelle-Zélande.

Réactions1 réaction à cet article

 
Bonjour, j'aurais quelques questions à vous poser.

Je fais un exposé sur l'agriculture biologique, pouvez-vous m'aider? je voudrais savoir ce que signifie MAP et quelles sont les autres organisations qui sont favorable à l'agriculture biologique. Merci d'avance.
PS: veuillez répondre rapidement s'il vous plaît . Je dois constituer un dossier de seconde.
Merci d'agréer, amicalement.
Sarah

sarah | 04 décembre 2008 à 19h15
 
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