En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Vingt organisations associatives et syndicales proposent un plan de sortie de crise

Les organisations signataires défendent 34 mesures pour répondre aux enjeux sanitaires, sociaux, économiques et écologiques, exacerbés par la crise sanitaire.

Gouvernance  |    |  Rémi Pin  |  Actu-Environnement.com
Vingt organisations associatives et syndicales proposent un plan de sortie de crise

Le 18 mars dernier, une vingtaine d'organisations syndicales, associatives, et environnementales publiaient la tribune « Plus jamais ça », puis lançaient une pétition soulignant « l'impérieuse nécessité d'une rupture avec les politiques menées jusqu'à présent » après la crise sanitaire mondiale du Covid-19. Elle recueille aujourd'hui près de 184 000 signataires.

34 mesures pour sortir de la crise

Le collectif, composé notamment d'Attac France, de Greenpeace France, des Amis de la Terre, de la CGT, de FSU, ou de la Confédération paysanne, présente aujourd'hui 34 mesures pour un plan de sortie de crise. Un plan qui entend « faire la démonstration qu'il y a des alternatives au capitalisme néolibéral, productiviste et autoritaire, à condition que les moyens politiques soient mis au service des objectifs de transformation sociale et de préservation de l'environnement, au lieu de les soumettre aux pressions et désidératas des lobbies. »Les trois premières parties du plan formulent des propositions pour répondre à la crise sanitaire et sociale et à la redistribution des richesses, et la quatrième partie propose une refondation de la fiscalité et du système financier au service d'une véritable transition écologique.

Repenser les mobilités

Le collectif demande une loi pour soumettre les entreprises à l'accord de Paris et interdire « les dividendes climaticides », et l'arrêt des soutiens publics aux acteurs polluants. « Aucun investissement public ou garanti par l'État ne doit soutenir le secteur des énergies fossiles ni le développement de nouveaux projets nucléaires, des industries fortement polluantes, de la pêche et de l'agriculture industrielles », précise ce plan de sortie de crise, qui appelle aussi à stopper les accords commerciaux en cours avec le Canada et le Mexique.

 
Changer en profondeur le monde qui a rendu cette crise aussi violente est l'affaire de toutes et tous ; le monde d'après sera celui que nous serons capables de reconstruire.  
Les organisations signataires
 
L'ambition est aussi de repenser les mobilités « en actant dans la loi l'arrêt des vols courts, l'annulation de projet d'extension ou de privatisation des aéroports », et en développant « un service accru de lignes ferroviaires de jours et de nuit, pour les passagers et le fret, et l'amélioration ou la réouverture de lignes régionales ». L'essor du vélo, lors de la reprise des déplacements professionnels après le confinement, est aussi vu comme une opportunité pour « amener à pérenniser les pistes cyclables provisoires, et à en développer d'autres ».

« Une loi pour bâtir l'économie de sobriété »

Le collectif en appelle également à « une loi pour bâtir une économie de sobriété », qui lutte contre les mécanismes de surproduction et de surconsommation, et qui vise à se diriger vers une économie plus sobre créatrice « de nombreux emplois dans la production locale, la réparation, le réemploi et le recyclage ». Enfin les organisations espèrent un plan de transition sociale et écologique de l'agriculture et de l'alimentation, basé sur le développement des circuits courts et des filières longues relocalisées. « Les soutiens à la transition doivent permettre aux paysans de lier l'élevage au sol, de gérer durablement l'eau, de lutter contre la déforestation importée, de s'affranchir, à terme, des pesticides et engrais de synthèse et des multinationales qui les fabriquent », précise le plan de relance.

Pour le collectif, « l'action est urgente et des décisions s'imposent dès aujourd'hui, en s'appuyant sur les luttes collectives et le développement de pratiques alternatives ». Le plan présenté se veut une contribution et un appel au débat public. « Changer en profondeur le monde qui a rendu cette crise aussi violente est l'affaire de toutes et tous ; le monde d'après sera celui que nous serons capables de reconstruire », concluent les organisations signataires.

Réactions4 réactions à cet article

 

Parmi les mesures il est proposé de fermer "les lignes (aériennes) où l’alternative train se fait en moins de six heures ou quand il existe une alternative en train de nuit"!
Donc ça fait 12 heures de train aller retour! Vous croyez vraiment que les gens vont subir ça? Ce qui va se passer? les gens prendront leurs bagnoles! Super évolution écolo...

adjtUAF | 27 mai 2020 à 11h50
 
Signaler un contenu inapproprié
 

C'est la lutte finaaaaale...

Albatros | 27 mai 2020 à 16h20
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Tout ça est bien beau mais quelle personnalité politique au pouvoir actuellement a envie d'appliquer ces préconisations ? Aucune. Elles sont irrécupérables et n'ont aucune bonne volonté pour faire avancer les choses dans l'intérêt de tous.Il faut se le dire une fois pour toutes et ne rien espérer.Les avancées se feront au prix de luttes très dures et pas que sur du papier.

gaïa94 | 28 mai 2020 à 18h37
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Groupons nous et demain, l'internationa-a-a-ale sera le genre humain...
Un modèle, le Vénézuela, avec une empreinte carbone impeccable.
Merci bien !

Albatros | 29 mai 2020 à 12h34
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Rémi Pin

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager