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Stress tests : les rapports des exploitants publiés prochainement

Lancée après la catastrophe de Fukushima, la démarche d'évaluation de sûreté complémentaire des installations prioritaires franchi une première étape. Les rapports seront remis le 15 septembre et publiés dans la foulée par l'ASN.

Risques  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com
   
Stress tests : les rapports des exploitants publiés prochainement
   

Des milliers de pages, c'est ce que devra étudier l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) d'ici fin 2011. En effet, EDF, l'un des exploitants (avec le CEA, Areva et l'Institut Laue Langevin), qui doit rendre d'ici le 15 septembre ses rapports d'évaluation complémentaire de sûreté (ECS) décidée à la suite de Fukushima, estime à 7.000 pages le contenu des rapports pour les 58 réacteurs qu'il exploite. ''Ce n'est que la première étape d'un processus qui prendra plusieurs années'', souligne Jean-Christophe Niel, directeur général de l'ASN. Au total, 80 installations jugées prioritaires vont devoir rendre leurs copies. Elles seront publiées sur le site Internet de l'ASN dans quelques jours. ''Les délais étaient assez courts pour un travail considérable si on veut qu'il soit de qualité, indique Jean-Christophe Niel. (…) On a l'impression que les exploitants ont mis des moyens considérables pour réaliser ces audits dans les temps. Il faut désormais analyser le contenu des rapports''. Les quelque 70 autres installations, jugées moins prioritaires, devront quant à elles remettre leur rapport le 15 septembre 2012.

Examen des rapports d'ECS

Mi-juillet, l'ASN avait rendu ses conclusions sur les démarches méthodologiques soumises par les exploitants le 1er juin. Elle avait à cette occasion rappelé le périmètre des tests et demandé à ce que soient examinées en particulier les conséquences de la rupture des digues du grand canal d'Alsace à proximité de Fessenheim, de la rupture des digues du canal de Donzère pour Tricastin et de la rupture du canal de Provence pour Cadarache.

Aujourd'hui, épaulée par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et des experts étrangers, l'ASN doit désormais vérifier que ses directives ont bien été suivies. ''On va procéder de manière générique d'abord, en analysant les points qui sont communs à tous les sites. On fera ensuite une étude au cas par cas, pour chaque site''. L'ASN rendra sa copie au gouvernement français et au groupement européen des autorités nucléaires (ENSREG) au plus tard le 31 décembre 2011.

38 inspections ciblées

Parallèlement, l'ASN a lancé un processus d'inspection ciblée. Trente-huit visites de plusieurs jours ont été programmées entre juin et octobre, soit 110 journées de travail. ''Nous vérifions la conformité des matériels et de l'organisation des installations au regard du référentiel de sûreté existant (incendie, séisme, perte de source de refroidissement…). Par exemple, nous vérifions la disponibilité des générateurs de secours''. Interrogé sur le refus d'Areva et du CEA (13408) d'ouvrir ces inspections aux Commissions locales d'information (CLI) et au Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire (HCTISN), le directeur général de l'ASN déclare : ''Nous leur avons proposé de procéder aux visites avec nous, sous réserve de l'accord des exploitants. Le CEA et Areva n'ont pas souhaité leurs présences, ce qui est regrettable''. En revanche, les CLI et le HCTISN sont présents lors des inspections des sites d'EDF. Une fois les inspections achevées (71 % à ce jour), une lettre de suivi individuelle est envoyée à l'exploitant et publiée par l'ASN. Une analyse transverse sera publiée en fin d'année. ''Ces inspections viennent compléter les audits de sûreté. Ce qui sera intéressant, ce sera de les mettre en perspective''. Les conclusions de ces inspections seront jointes au rapport des ECS qui sera remis au gouvernement. ''Si elle l'estime nécessaire, l'ASN pourra être amenée à imposer des prescriptions complémentaires pour renforcer la sûreté des installations''.

Réactions1 réaction à cet article

 

Comment peut-on faire étudier les problèmes que peut rencontrer les installations d'une entreprise par l'entreprise elle-même? En effet faudrait qu'elle soit un peu maso pour dire qu'il y a des choses qui vont mal dans ses propres installations.

Delphine | 16 septembre 2011 à 10h31
 
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