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Autoproduire son électricité en louant son toit

Produire et consommer directement son électricité grâce aux énergies renouvelables. Une pratique qui pourrait devenir aisée en profitant notamment de certains mécanismes financiers comme le tiers financement. Reportage dans un Ehpad à Creissan (Hérault).

Reportage vidéo  |  Energie  |    |  Baptiste ClarkeActu-Environnement.com
Autoproduire son électricité en louant son toit

L'Ehpad "Les Jardins d'Adoyra" de Creissan est un des premiers établissements recevant du public à être équipé de panneaux solaires qui injectent l'électricité produite non pas dans le réseau national mais directement dans le circuit électrique de l'établissement. Techniquement, il s'agit d'une autoconsommation dite partielle, elle répond seulement à un quart des besoins, en journée, là où la demande est la plus importante dans un tel établissement. Le reste des besoins est assuré grâce au réseau d'Enedis. Il n'y a pas de système de stockage, ce qui allège considérablement la facture.

Avec le tiers financement, l'Ehpad n'a pas investi un seul euro et il va faire des économies

C'est la société Quadran qui a conçu l'installation et surtout investi à la place de l'Ehpad. Une convention d'occupation temporaire non constitutive de droit réel a été signée entre les deux parties. Ainsi, la société Quadran est locataire des toitures, elle y a posé son installation. Elle vend ensuite l'électricité produite à l'établissement à un tarif concurrentiel : "Aujourd'hui, ils payent 10,7cts au réseau et un équivalent de 9cts à Quadran, ils réalisent donc une économie sur plus de 20% de l'approvisionnement en électricité", déclare Rafael Fernandez, chef de projet chez Quadran. Le contrat dure 20 ans. "Ils devraient réaliser en moyenne 2.654€ d'économies par an soit 53.085€ sur 20 ans."

C'est un projet pionnier, il a reçu une subvention de 35.000 euros de la région Languedoc-Roussillon et de l'Ademe (appel à projets 2014). L'opération a couté au final 82.000 euros. Sans la subvention, le projet n'aurait pas pu aboutir.

Mais avec une baisse du coût du matériel, une hausse du prix de l'électricité annoncée par la CRE et la fin des tarifs réglementés, ce genre de mécanisme pourraient bien se développer dans les années à venir, à condition que certaines taxes comme le Turpe n'empêche pas la rentabilité du système, voir le reportage vidéo.

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