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Actu-Environnement

François Hollande met un terme au projet d'autoroute A831

Transport  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

Le projet d'autoroute A831 reliant Fontenay-le-Comte en Vendée à Rochefort, en Charente-Maritime ne verra finalement pas le jour. "J'ai été informé de source officielle de l'arbitrage qui a été rendu par le Président de la République entre la position du Premier ministre Manuel Valls et de la ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie Ségolène Royal, a révélé Hugues Fourage, député de la 5e circonscription de Vendée. Le Président Hollande s'est finalement prononcé contre la prorogation de la déclaration d'utilité publique qui arrivait à échéance le 12 juillet prochain. Cette décision, je la déplore".

Ségolène Royal s'était en effet opposée au projet d'autoroute soulignant que ce dernier devrait traverser le Marais poitevin. En février, Manuel Valls avait quant à lui indiqué avoir "donné les instructions afin (…) qu'un nouvel appel à candidatures soit lancé auprès des entreprises". La non-prorogation de la DUP clôt donc le débat. "L'Etat ne s'engageait pas financièrement pour ce tronçon d'autoroute, des mesures écologiques exemplaires, proposées par la LPO [Ligue de protection des oiseaux, ndlr], avaient été acceptées. L'A831 présentait un aboutissement, la création de l'autoroute des estuaires, et ainsi favorisait le désenclavement de notre territoire", regrette Hugues Fourage.

Sur la question environnementale, si la LPO avait réalisé une étude d'expertise et formulé des recommandations concernant les futurs travaux de l'A831, cette dernière ne souscrivait pas pour autant au projet. "Dans cette affaire, et dès son origine, la LPO a toujours tenu un discours qui n'a pas varié au gré des circonstances, affirme-t-elle. Ainsi, elle s'est opposée (notamment lors de l'enquête publique) au projet qui impactait deux zones sensibles (le Marais poitevin et le marais de Rochefort) et participait à la redoutable artificialisation qui ronge les espaces agricoles et naturels, au rythme de 80.000 hectares par an, soit l'équivalent d'un département français tous les 7 ans !"

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