Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

L'aviation civile internationale s'engage à atteindre la neutralité carbone en 2050

Transport  |    |  Félix Gouty

Après s'y être engagés lors de leur précédente assemblée générale, en octobre 2019, les 193 États membres de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) des Nations unies ont définitivement adopté un « objectif de long terme » commun : la neutralité carbone du transport aérien d'ici à 2050. « Cela constitue un résultat démontrant l'engagement des acteurs de l'aviation et des États qui avaient adopté, en février 2022, la Déclaration de Toulouse pendant la présidence française de l'Union européenne », s'est félicité le ministère français des Transports. « L'accomplissement de cet objectif dépendra des effets combinés de plusieurs mesures de réduction des émissions de carbone, dont l'accélération du déploiement de nouveaux aéronefs innovants, l'atténuation du trafic aérien et l'augmentation de la production et de l'utilisation de carburants durables (SAF) », a par ailleurs souligné l'OACI, à la fin de sa 41e assemblée générale, à Montréal, le 7 octobre dernier. L'organisation se réunira précisément sur ce sujet en 2023.

Cet engagement volontaire s'est accompagné d'un autre développement majeur, en matière de gouvernance : la révision des modalités d'application du Plan de réduction et de compensation carbone pour l'aviation internationale (Corsia). Elle fixe un nouveau seuil d'émissions annuelles excédantes à compenser, dès 2024. Les entreprises aériennes des pays engagés devront déclarer la compensation effective pour toute quantité d'émissions annuelles supérieure à l'équivalent de 85 % de leurs émissions totales calculées en 2019. À noter que cette mesure de compensation demeurera uniquement volontaire de 2024 à 2026, avant de devenir obligatoire dès 2027.

Cette nouvelle base s'avère plus stricte que le seuil prévu auparavant : 100 % des émissions annuelles de 2019. Elle demeure cependant un compromis moins contraignant que ce qui avait été proposé en amont de l'assemblée générale : à savoir, 100 % des émissions annuelles cumulées de 2019 et de 2020. De plus, selon l'ONG bruxelloise, Transport & Environnement (T&E), cette révision ne conduirait à compenser que 22 % des émissions totales du transport aérien mondial en 2030 (estimées à 699 millions de tonnes d'équivalent CO2). « La décision de l'assemblée générale montre que l'OACI continue d'adopter des mesures bénéfiques pour l'industrie, mais pas pour le climat, s'insurge Jo Dardenne, directrice du programme aviation de T&E. Les États membres, en particulier ceux de l'Union européenne, doivent ouvrir les yeux et avancer vers l'adoption de véritables mesures écologiques. »

Réactions4 réactions à cet article

 

L'aviation civile n'a jamais aussi bien atteint la neutralité carbone qu'à l'occasion d'une éruption volcanique majeure (type Eyjafjöll en 2010) ou durant le premier confinement COVID...

Pégase | 11 octobre 2022 à 21h09
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Très très très très drôle! Ha je viens de voir passer un bisounours chevauchant une licorne.

Nicolas | 12 octobre 2022 à 11h32
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Touchons au portefeuille, taxons le Kérosène comme l'essence pour tous les avions et surtout les jets privés et attendons une réduction inéluctable des vols non utiles, en deçà de 800 km. Et surtout que l'Etat investisse vraiment dans le train, au lieu de faire des cadeaux aux compagnies aériennes.

mangouste | 12 octobre 2022 à 16h04
 
Signaler un contenu inapproprié
 

mangouste : Avez-vous pensé aux conséquences ? Le résultat est que tous les Français voulant voyager loin (au-delà de 800 km) iront partir non plus des aéroports français mais d'aéroports Allemands, Francfort par exemple est très pratique.
Résultat, salariés des aéroports français au chômedu...
PS: Qu'est-ce qu'un vol "non utile" ? Un vote que mangouste n'approuverait pas ? A quelle police confier ce contrôle ? A Pégase, sans doute ?
Protection de l'environnement n'est pas seulement synonyme d'autoritarisme ou d'étroitesse de vue, enfin j'ai la faiblesse de le penser.

Albatros | 12 octobre 2022 à 19h26
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Félix Gouty

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager