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Actu-Environnement

Neutralité carbone : la France lance une déclaration commune internationale pour l'aviation

Transport  |    |  Félix Gouty  |  Actu-Environnement.com

Ce vendredi 4 février, lors du Sommet de l'aviation organisé par la présidence française de l'Union européenne, le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a présenté ce qu'il surnomme « la Déclaration de Toulouse ». Il s'agit d'un engagement commun à dimension internationale, réunissant des acteurs publics et privés du secteur aéronautique, pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Déjà discuté en 2019, lors de la dernière assemblée triennale de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), « c'est un acte ambitieux et inédit », affirme pourtant le ministre.

La liste actuelle de signataires se compose de 146 entreprises et associations privées, telles que Safran, Airbus ou Shell, et de 42 États, dont les 27 États membres de l'Union européenne et huit autres pays rattachés à la Conférence européenne de l'aviation civile (Ceac). Le Canada, le Maroc, les États-Unis ou encore la Géorgie font également partie des signataires. « Il reste un travail de conviction à mener, un plus large consensus international à trouver », concède Jean-Baptiste Djebbari, tout en précisant être déjà en discussion avec le Brésil, l'Inde ou encore l'Afrique du Sud. Si elle affirme une intention commune de décarbonation du secteur, la Déclaration de Toulouse n'engage cependant à aucune action concrète de la part des signataires. Cela étant, elle appelle bien ces derniers à mobiliser « tous les partenaires du monde entier pour travailler ensemble à l'adoption d'un objectif ambitieux à long terme » de neutralité carbone, formellement, lors de la prochaine assemblée de l'OACI, en septembre prochain.

« Concrètement, le Sommet de l'aviation et sa déclaration font l'impasse sur la solution indispensable pour réduire les émissions du secteur dès maintenant et à un niveau cohérent avec l'objectif 1,5°C [de l'Accord de Paris] : la limitation du trafic aérien, commente Sarah Fayolle, chargée de campagne transports à Greenpeace France, dans un communiqué. En préférant se cacher derrière des fausses solutions, comme l'avion vert ou la compensation carbone, les "responsables" politiques et économiques ont fait de ce sommet une énième opération de diversion et de greenwashing. » Concernant l'orientation des engagements de la Déclaration de Toulouse, Jean-Baptiste Djebbari a, en effet, pris l'exemple des dispositions du « plan aéro ». Lancé en juin 2020, il consacre 1,5 milliard d'euros sur trois ans au développement de carburants alternatifs au kérosène et au déploiement, à horizon 2035, de la nouvelle génération d'avions « sobres en carbone ».

Réactions5 réactions à cet article

 

le tout électrique en 2030 sera un massacre écologique ! il faut dépolluer toutes nos activités, produire et consommer local !

laurent | 07 février 2022 à 08h56
 
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En l'état actuel,cela ne me semble pas très raisonnable. Si l'on passe aux bio-carburants : manger ou voler, il va falloir choisir...

ldane | 07 février 2022 à 12h18
 
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Des déclarations d'intention à un horizon incompatible avec l'Accord de Paris auxquelles ne souscrivent même pas les USA, la Chine, la Russie, le Brésil, le Japon....etc. L'espèce humaine est mal barrée.....

BIB57 | 07 février 2022 à 16h52
 
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On parle toujours de l'objectif +1.5°C? Alors qu'il est de plus en plus établi qu'on va plutôt vers +2.7°C en 2050, non?
Je trouve qu'au lieu de vouloir à tout prix conserver le système actuel qui inclut toujours autant de connexions et d'échanges aériens, il serait peut être plus judicieux de prendre ce cap 2030-2050 pour essayer et réussir de rapatrier un maximum de choses dans chacun de nos pays, afin d'être moins tributaires de ces connexions.

nimb | 08 février 2022 à 08h15
 
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La température globale de la planète dépend uniquement de sa distance par rapport au soleil et des variations cyclique(10 ans) du rayonnement solaire ! Les constats actuels montrent une augmentation de l'amplitude thermique entre les zones humides (mers) et les zones de plus en plus sèches (les continents) , depuis plus de 30 ans les climatologues expliquent bien que la quantité de pluie ne va pas changer mais c'est sa répartition annuelle qui va se dégrader avec des inondations et des sécheresses ! Il faut donc retenir le maximum d'eau douce dans les terres (en amont des bassins versants) pour éviter les inondations et mathématiquement les sécheresses ! Sur les continents, la régulation thermique de l'atmosphère est automatique tant que les surfaces exposées au soleil sont couvertes d'eau ou de végétation !

laurent | 08 février 2022 à 09h13
 
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