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L'Ae juge que l'hydrolien a peu d'impacts environnementaux, mais attend confirmation

Energie  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com
L'Ae juge que l'hydrolien a peu d'impacts environnementaux, mais attend confirmation

L'immersion d'hydroliennes ne semble pas avoir d'impacts environnementaux significatifs. Pour autant, il est difficile d'extrapoler à partir des projets expérimentaux actuels. Leur suivi s'annonce essentiel afin d'affiner l'évaluation environnementale d'éventuels futurs parcs industriels. Telles sont les principales conclusions de l'avis de l'Autorité environnementale (Ae) relatif au projet d'immersion de deux hydroliennes expérimentales dans le golfe du Morbihan. Ce projet, porté par Morbihan Hydro Énergies (MHE), vise à expérimenter pendant trois ans deux hydroliennes Sabella d'une puissance unitaire de 250 kilowatts (kW) sur la commune d'Arzon (Morbihan) dans le courant de marée de la Jument situé entre l'île Berder et l'île de la Jument.

L'Ae identifie quatre enjeux environnementaux associés au projet : la préservation de la biodiversité terrestre et maritime ; le maintien de la qualité des eaux marines ; la préservation des paysages et du patrimoine ; et la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre (l'hydrolien étant censé réduire les émissions associées à la production électrique).

La date d'installation doit être prise en compte

Sur la base du dossier déposé pour les hydroliennes de Sabella, l'Ae juge que « les incidences (…) ne sont pour la plupart pas significatives ». Pour autant, « cette conclusion semble difficile à extrapoler à des parcs plus conséquents ce qui en limite les enseignements », met-elle en garde. En conséquence, elle accorde « une importance majeure » au suivi du projet afin que les résultats de ce suivi puissent améliorer l'évaluation des impacts de futurs projets d'échelle industrielle.

L'avis de l'Ae fait état d'incidences environnementales limitées, notamment en phase d'exploitation des éoliennes. Les incidences en phase d'installation et de démantèlement sont elles aussi réduites. À noter que la pose des hydroliennes est prévue pour novembre 2022, mais « une mise à jour pourrait s'avérer nécessaire si le calendrier du projet devait évoluer ». L'Ae explique qu'un report de la pose à début 2023 est envisagé.

Enfin, sur le plan énergétique, l'expérimentation ne permet pas d'afficher un bilan favorable. En effet, les hydroliennes ne seront immergées que trois ans, alors que « le "retour énergétique" (le temps nécessaire pour amortir la consommation d'énergie liée à l'ensemble du cycle de vie de l'installation) est de dix ans et huit mois [pour une] durée de vie prévue comprise entre 25 et 30 ans ». Le constat est similaire concernant les émissions de gaz à effet de serre (GES). Celles-ci sont en outre dépendantes du recyclage effectif des hydroliennes en fin de vie (le dossier prend pour hypothèse le recyclage des matériaux de 100 % pour la fonte, le cuivre et le fer, de 95 % pour l'aluminium et de 80 % pour l'acier).

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