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Acide cyanhydrique dans l'air intérieur : pas de valeur guide possible

Bâtiment  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

La Direction générale de la prévention des risques et la Direction générale de la santé ont saisi l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) le 23 avril 2010 afin de déterminer des valeurs  toxicologiques de référence de l'acide cyanhydrique (HCN) ''à prendre en compte pour la protection du grand public dans le cadre d'une dératisation par fumigation des aéronefs''.

Dans un avis daté de septembre 2011, l'Anses n' a pas proposé de valeur guide de qualité de l'air intérieur (VGAI) pour des expositions à court terme par inhalation à l'acide cyanhydrique, considérant que les données de toxicité aiguë chez l'homme ''sont peu documentées et manquent de précision''.

Le HCN est une substance très facilement absorbé par inhalation, et dans une moindre mesure par pénétration cutanée. Il est majoritairement séquestré dans les globules rouges du sang. ''Lorsque l'intoxication est importante, les globules rouges sont rapidement saturés et le HCN libre est transporté massivement au niveau cellulaire, où il exerce sa toxicité'', souligne l'Agence.

L'Anses rappelle que les conditions d'utilisation des fumigants à base d'acide cyanhydrique pour le traitement des aéronefs sont déjà réglementées par l'arrêté du 14 juin 2010. Cet arrêté précise que l'entrée du personnel navigant dans l'aéronef est autorisée après vérification que le dégazage forcé ou naturel a fait descendre la concentration en gaz en dessous des valeurs limites d'exposition professionnelle (VLEP). L'entrée des passagers dans l'aéronef est, elle, autorisée après qu'un délai minimal de six heures est observé après l'entrée du personnel dans l'aéronef. ''Pendant ce délai, une ventilation mécanique du fuselage est réalisée'', souligne l'Agence.

Les valeurs limites, en vigueur pour l'acide cyanhydrique, sont respectivement de 2 ppm (2,2 mg/m3) pour la valeur limite d'exposition professionnelle (8 heures d'exposition), et de 10 ppm (11 mg/m3) pour la valeur limite à court terme (15 minutes d'exposition). Elle indique que le SCOEL (comité scientifique, chargé de proposer des VLEP à la commission européenne) a proposé une VLEP de 1 ppm (1,1 mg/m3) pour 8 heures d'exposition, et une valeur limite à court terme (VLCT) de 5 ppm (5 mg/m3) pour 15 minutes d'exposition.

Mais l'Agence estime néanmoins ''nécessaire que la ventilation mécanique ou naturelle des appareils, après leur traitement, se fasse pendant un temps suffisant, et à une température au moins égale à 25.7 °C pour assurer la désorption complète des résidus de HCN des différents matériaux''. L'Agence préconise enfin d'étudier la faisabilité d'un autre procédé de dératisation des aéronefs, qui présente ''une efficacité suffisante et une meilleure innocuité vis-à-vis du grand public''.

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