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L'Afsset préconise de mieux encadrer les baignades artificielles et autres piscines naturelles

Eau  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Face au développement des baignades artificielles ouvertes au public, et des piscines dites « naturelles », l'Afsset préconise de mettre en place une réglementation notamment sanitaire. Pour l'instant les baignades créées artificiellement où l'eau est captée et maintenue captive comme les étangs artificiels, réservoirs, barrages, gravières, bassins à marée, ainsi que les baignades à traitement par filtration biologique, souvent appelées piscines « naturelles », « biologiques » ou « écologiques », ne bénéficient d'aucune surveillance sanitaire.

Les risques sanitaires peuvent être plus élevés pour ces baignades artificielles que pour les autres baignades naturelles ou les piscines. L'eau ne court pas (ou peu) naturellement ; elle n'est pas désinfectée comme dans les piscines, explique l'Afsset. Pourtant les dangers sanitaires à traiter sont les mêmes que pour les baignades : germes apportés par les baigneurs, microalgues toxiques qui peuvent s'y développer, ou encore pathogènes issus de l'environnement (eau de remplissage, ruissellements d'eaux souillées, intrusion d'animaux, etc.), ajoute-elle.
Par conséquent l'Afsset recommande de réaliser un recensement de ces baignades et la mise en place d'analyses microbiologiques. Sans attendre les résultats de ces analyses, l'afsset préconise d'identifier les sources de pollution, de prendre des mesures d'hygiène des baigneurs, de limiter le nombre de baigneurs et d'imposer un délai maximal pour le renouvellement de l'eau.

Pour ce qui concerne particulièrement les piscines biologiques, l'Afsset considère que le niveau de maîtrise des risques sanitaires proposé par les constructeurs est aujourd'hui insuffisant : le traitement naturel et sans traitement chimique doit encore être amélioré en ce qui concerne l'efficacité de la maîtrise des pathogènes potentiels et des algues.
L'Afsset demande par conséquent de faire rentrer les baignades à traitement biologique dans un programme expérimental avec la mise en place sans délai d'un suivi hebdomadaire de la qualité des eaux, la limitation du nombre de baigneurs et l'amélioration des mesures d'hygiène. Les concepteurs sont invités à faire un effort de recherche et développement pour améliorer la conception des installations.

Réactions3 réactions à cet article

 
affligeant

la piscine naturelle de combloux en haute savoie fait l'objet d'un suivi régulier depuis plusieurs années sans q'aucun probléme sanitaire n'est pu etre identifié au contraire,l'affset a un train de retard a moins qu'elle ne cherche a nuire a une technologie qui est pourtant pleine d'avenir et beaucoup plus saine que celle des piscines traditionnelles qui baignent dans le chlore !!! Mais c'est bien connue sans produit chimiques point de salut$$$

lionel | 01 août 2009 à 09h14
 
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et c'est reparti

le chlore des piscines doit manquer à certains .Il faut que nos instances dirigeantes viennet s'en meler.Pourtant il ne semble pas que les medias crient au loup en parlant de problèmes dues à ces piscines largement repandues outre rhin.La reglementation est par contre une maladie largement repandue en France

mar83 | 04 août 2009 à 19h17
 
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Comme d'hab !

De l'eau sans produits chimiques ajoutés, c'est effectivement potentiellement suspect, voire "naturellement" très dangereux. Rien ne vaut une piscine surchauffée, surfréquentée et sentant bon le chlore ! D'ailleurs nos ancêtres ne se sont jamais baignés dans une rivière, un lac, un espace aquatique naturel. Et ceux qui l'ont fait sont irréfutablement morts aujourd'hui. Je note néanmoins qu'ils (nos ancêtres) ont quand même réussi à se reproduire avant de disparaître. Ce qui laisse à penser que l'eau non traitée de l'époque n'était pas toujours pathogène !

Anonyme | 06 août 2009 à 08h02
 
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