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Actu-Environnement

L'AFSSET rend son avis sur les éthers de glycol

Saisie en 2003 par les ministères de la santé et de l'environnement pour réaliser un état des connaissances scientifiques sur les éthers de glycol, l'AFSSET préconise d'enrichir et de diffuser les données toxicologiques sur ces substances.

Risques  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
C'est à leur propriété de solubilité à la fois dans l'eau et dans les solvants organiques que les éthers de glycol doivent leur essor industriel. C'est pourquoi, on les retrouve depuis les années soixante-dix dans de nombreuses préparations, en remplacement des solvants aromatiques couramment utilisés avant cette époque. Les éthers de glycol sont présents en particulier dans tous les produits dits « à l'eau ». On les trouve également comme principaux composants dans les colles, les encres, les peintures, les vernis, les diluants, les cosmétiques notamment les teintures pour cheveux, les produits d'entretien comme les lave-vitres ou encore dans les produits pour la mécanique et la métallurgie.
Derrière un intitulé unique, se cachent en réalité un peu plus de 80 dérivés dont 40 ont donné lieu à une exploitation industrielle. Cette diversité est à l'origine de caractéristiques et surtout de propriétés toxicologiques diverses. Certains éthers de glycol sont irritants, d'autres ont des effets sur les fonctions de reproduction, d'autres sont connus pour leur toxicité sur le foie ou encore sur les reins. Mais toutes ces substances peuvent globalement être classées en deux catégories : les dérivés de l'éthylène glycol, les plus toxiques, et les dérivés du propylène glycol.

En France depuis 1997, de nombreuses dispositions réglementaires ont été prises concernant les dérivés de la série éthylénique. Plusieurs de ces substances ont été interdites dans les préparations à usage domestique, les cosmétiques et spécialités médicamenteuses, en raison de leur toxicité sur la reproduction. D'une façon générale, les éthers de glycol les plus dangereux ont été progressivement remplacés par des dérivés considérés comme moins toxiques, appartenant généralement à la série propylénique. Néanmoins, il persiste des lacunes dans la connaissance des effets sur la santé de beaucoup d'entre eux actuellement sur le marché et la toxicité de ces produits reste une préoccupation sanitaire majeure.
C'est pourquoi, suite aux recommandations du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France émises en novembre 2002, le gouvernement a mis au point un plan d'actions sur les éthers de glycol, visant à améliorer les connaissances, renforcer la réglementation et informer la population. Dans le cadre de ce plan d'actions, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail (AFSSET) a été saisie en octobre 2003 par les ministères en charge de la santé et de l'environnement afin de réaliser un état de l'art des connaissances scientifiques qui a permis d'identifier les insuffisances existantes, notamment sur les données toxicologiques nouvelles et l'exposition de la population générale.

À l'issue de cet état des lieux, l'AFSSET veut recommander de continuer à enrichir les données toxicologiques concernant ces substances. Elle estime notamment que les études sur l'évolution de la toxicité dans le temps et sur le métabolisme des éthers de glycol doivent être complétées et propose de cibler les recherches futures sur certains types d'éthers de glycol, notamment ceux de la série propylénique, les plus largement employés actuellement. En complément, l'AFSSET préconise de valoriser et de diffuser à l'échelle internationale les résultats des travaux français d'identification des effets toxiques des éthers de glycol et d'évaluation de l'exposition de la population française à ces agents chimiques, afin d'orienter les études futures sur les substances les plus préoccupantes.

Les ministères ont également confié à l'AFSSET le soin de réaliser une synthèse des études évaluant l'exposition du public aux éthers de glycol. L'agence conduit actuellement ces travaux en partenariat notamment avec le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) dont l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur, et le Centre Technique du Bois et de l'Ameublement (CTBA). Les résultats seront rendus publics d'ici la fin de l'année 2007.

Réactions5 réactions à cet article

 
Portrait robot du Français qui vit bio

Amusant et intéressant de faire le portrait de tous ces gens qui se disent bio ! Qui sont ils ? Que font ils ? Que pensent ils ?

Environ 1700 personnes nous ont aidé à dresser ce portrait au cours du printemps et de l'été 2006. Merci à tous ceux qui ont participé !

Les réponses sont très variées et cependant une vraie tendance se dégage qui permet de définir ce qu'est «Vivre bio».

Ce sondage confirme que au delà du label « Agriculture Biologique » , il y a bien un système de valeur qui rassemble une partie grandissante de la population.

Il est difficile de faire une synthèse tant il y a de remarques variées et intéressantes. Nous faisons cependant l’effort de dégager une tendance. Celle-ci confirme que, ce qui rassemble les personnes qui se disent bio est le respect de la vie, que ce soit la nature, les animaux, les êtres humains … le respect de la biodiversité naturelle et humaine. Nous nous réjouissons de voir que « l’éducation des enfants au respect de la vie » arrive en 2eme position et que le groupe socioprofessionnel ( 105 personnes ) le plus nombreux qui a participé au sondage soit les étudiants et scolaires ; ceci est un formidable espoir d’évolution de notre civilisation vers le respect de la biodiversité naturelle et humaine.

Ce qui le caractérise le plus est son respect de la nature, des autres personnes , de tout ce qui vit. Il en est tellement imprégné que, sa première préoccupation est d’éduquer les enfants à ce respect de la vie.

Le comportement ci-dessus ne se voit pas de suite, heureusement sa deuxième caractéristique permet de le reconnaître plus facilement : il consomme des aliments bio et il a souvent un jardin ou quelques plantes sur un balcon et surtout ce qui se voit le plus est qu’il recycle ses déchets.

Il s’intègre dans le monde qui l’entoure car il vit bio partiellement. Son activité est plutôt orienté vers les études et/ou le contact avec la nature.

C’est quelqu’un qui a tendance à se soigner naturellement et à réduire sa consommation.

Les commentaires libres de notre sondage complètent ce portrait.

Ceux-ci montrent un engagement fort pour une évolution de notre civilisation vers les valeurs ci-dessus.
Ils sont nombreux à multiplier les petits gestes quotidiens comme limiter les emballages, trier ses ordures, économiser et/ou récupérer l’eau, etc.
La majorité des bio ne sont pas végétariens, ils mangent plutôt moins de viande mais de qualité.
Ils participent à des réseaux de consommateurs, cherchent à recréer le lien entre producteurs et consommateurs.

Ecrit par Sarah Bellarmine pour Intelligence Verte.

sarah | 09 mai 2007 à 15h48
 
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l'AFSSET rend son avis sur les éthers de glycol

Tous les organismes font des efforts considérables pour connaître et limiter l'impact négatif de certains produits toxiques sur l'environnement, et la santé.
Comment se fait-il que certains produits reconnus comme toxiques ( par constats et dénoncés par certains experts) ne soient pas éliminés d'office du circuit? pourquoi pousuivre inlassablement les recherches pour éliminer les effets négatifs ? alors que le simple bon sens serait de les supprimer en amont et d'indemniser les industriels respectueux de l'environnement au lieu de laisser les pollutions s'installer durablement et d'exiger des mises aux normes répétées des stations d'épuration : économiquement, socialement et pour l'environnement les bénéfices seraient indéniables et coûteraient moins cher : ce serait alors atteindre le développement durable .
Vous ne croyez pas ?
Andrée Sougy biologiste et Présidente de l'as. Les Jardiniers de la mer

sougya | 10 mai 2007 à 16h13
 
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SOS pollution intérieure

qui peut m'aider à comprendre l'impossibilité pour ma fille de vivre à l'intérieur de notre maison de campagne tant elle y est malade et quel organisme peut mesurer la pollution intérieure ? meilleures salutations . Danielle Boileau P.S. notre fille a 40 ans ; notre maison se situe dans les Côtes d'ARmor

dada | 13 juin 2007 à 10h06
 
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des recherches encore et encore...

je trouve incroyable de continuer à faire des recherches, des études sur des dérivés de produits toxiques :cela donne du travail à des chercheurs mais coute très cher à la planète et à la santé publique. A quand les décisions en amont d interdiction pure et simple (moins de pollution , moins de maladie ), une solution de rechange non toxique existe certainement, mais peut être coute t 'elle plus cher, et les lobbys chimiques ne sont pas prêts à payer plus , pauvres humains, pauvre terre...tout ce que les politiques, les dirigeants laissent faire est scandaleux...

nv69 | 16 septembre 2007 à 18h55
 
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Re:SOS pollution intérieure

Madame, Monsieur

commencez par trouver les années de mise e oeuvre des divers matériaux de votre habitation (maconnerie, cloisons, isolation, second oeuvre et finition,...) afin de déterminer les composants des produits.

Vérifiez ensuite l'emplacement "tellurique" de la maison
(radon, argon, source,...)

Cordialement

Anonyme | 26 octobre 2007 à 10h03
 
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