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Actu-Environnement

Elaborer une voiture consommant 2 litres aux 100 km est possible mais coûteux

L'objectif assigné par Jean-Marc Ayrault aux constructeurs français semble atteignable mais de telles voitures seront chères, notamment du fait de l'hybridation de la traction. La technique n'a cependant pas les faveurs des constructeurs français.

Transport  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

A l'occasion de la conférence environnementale, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault fixait un "objectif ambitieux" aux constructeurs automobiles : mettre au point des véhicules consommant 2 l aux 100 km d'ici dix ans. Le but étant, notamment, "de développer et de structurer une filière industrielle (…) de l'efficacité énergétique (…) qui accorde une place très large à l'innovation technologique".

Dès le lundi suivant, Guillaume Faury, directeur de la recherche et développement de PSA Peugeot Citroën, commentait cette annonce dans les colonnes du Parisien. "C'est une rupture technologique importante", estimait-il, ajoutant que "ce challenge technologique est probablement réalisable". Et le responsable de PSA de décrire la voiture en question : "si l'on se projette en 2020, un véhicule qui consomme 2 l aux 100 km sera probablement une petite voiture avec un moteur diesel-électrique et un concentré de technologies". Faisable, certes, mais "forcément [avec] un surcoût significatif", avertissait Guillaume Faury.

Citadines diesel et familiales hybrides

Si l'on évalue les véhicules existants, les véhicules hybrides s'imposent au palmarès des véhicules essence les plus performants en matière de consommation et d'émissions de CO2. En 2012, le podium du palmares de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) est dominé par trois voitures hybrides, au premier rang desquelles la Lexus CT 200h et sa consommation de 3,8 l aux 100 km.

Par contre, le classement des véhicules diesel fait la part belle aux petits véhicules urbains, à l'image de la Smart Fortow CDI qui pointe en tête avec 3,3 l aux 100 km pour les versions cabriolet ou coupé.

Les véhicules actuellement les plus efficaces sont donc les petits véhicules diesel ou les voitures familiales compactes en motorisation hybride essence. Avec des consommations de l'ordre de 3,3 à 3,8 l aux 100 km, le chemin à parcourir reste important.

Autre constat, les constructeurs français sont absents du classement des véhicules essences et, mise à part une Renault Clio, ne figurent pas aux meilleures places du classement diesel. Le chemin risque donc d'être d'autant plus difficile pour les constructeurs français auxquels s'adressait le Premier ministre.

Un mix de technologies…

Selon l'Institut français du pétrole énergies nouvelles (IFPEN), pour atteindre "un gain de l'ordre de 40 à 50 % sur la consommation du véhicule", il faut continuer à réduire la cylindrée des moteurs, y associer une suralimentation, optimiser la gestion thermique du moteur, généraliser les systèmes micro-hybride (stop and start), assurer un contrôle optimal des composants ou encore réduire les pertes mécaniques et thermiques.

A cela, s'ajoutent des efforts sur l'aérodynamique et sur la masse des véhicules, l'IFPEN précisant que "sur un véhicule traditionnel, une réduction de la masse de 100 kg entraîne une réduction de l'ordre de 5 g CO2/km", soit approximativement 0,2 l aux 100 km. Pour l'IFPEN, la voiture consommant 2 l aux 100 km pèsera de 700 à 800 kg tout en préservant les principales options actuellement disponibles.

Ce point de vue est partagé par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui estime qu'"une large gamme de technologies améliorant l'efficacité énergétique des véhicules sont disponibles [et] la plupart sont disponibles commercialement" dans la feuille de route technologique visant à réduire la consommation des voitures de 30 à 50% d'ici 2030, publiée le 19 septembre. Si l'échéance est plus lointaine que celle proposée par Jean-Marc Ayrault, l'objectif de réduction de consommation est similaire.

…onéreuses

L'un des intérêt du rapport de l'AIE est de lister et d'évaluer le coût des technologies auxquelles auraient recours de telles voitures. Pour les véhicules essence, il est possible, par exemple, de réduire les frottements mécaniques (3% d'économie de carburant pour un coût de 35 euros par voiture), d'améliorer le cycle thermodynamique (14% pour 400 euros) ou de réduire la cylindrée des moteurs (17% pour 520 euros), ect. Mises bout-à-bout, ces technologies réduiraient de 51% la consommation pour un coût de 3.520 euros par voiture.

Côté diesel, ces technologies vont de l'usage de pneus plus efficaces (3% d'économie pour 35 euros) à une baisse drastique du poids du véhicule (10% d'économie pour 1.000 euros), en passant par l'amélioration des systèmes auxiliaires (6% d'économie pour 440 euros). Au total, l'Agence estime qu'il serait possible de réduire de 39% la consommation pour un coût de 3.375 euros par voiture.

Cependant, l'outil le plus efficace semble être les tractions hybrides. L'AIE juge qu'à elle seule, l'hybridation réduirait de 25% la consommation d'une voiture essence et de 22% celle d'un véhicule diesel, pour 2.750 euros par véhicule. Au total, l'AIE juge qu'en associant toutes les technologies, il est possible de réduire de 63% la consommation d'une voiture essence avec un surcoût de 6.270 euros et de 52% celle d'une voiture diesel pour un surcoût de 6.125 euros.

Persévérer dans l'hybridation

L'hybridation est clairement la stratégie suivie par Toyota, et dans une moindre mesure d'autres constructeurs asiatiques. A l'occasion du salon de l'automobile 2012, le constructeur japonais a affirmé vouloir faire des véhicules essence hybrides le "socle" de son offre, rapporte l'AFP. Toyota, conforté par le succès des modèles Prius lancé dès 1997, a annoncé vouloir disposer de 21 modèles hybrides en catalogue d'ici 2015 (14 nouveaux modèles et 7 nouvelles versions de modèles existants). L'objectif du constructeur, qui devrait produire près de 10 millions de voitures en 2012, est de vendre un million d'unités par an dès 2013.

A l'opposée, les constructeurs français, encouragés par le précédent gouvernement, misent sur les voitures électriques. Lors de son audition par la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale en janvier, Carlos Tavares, directeur général délégué de Renault, avait eu une phrase lapidaire illustrant tout le bien qu'il pense des voitures hybrides : "deux motorisations pour un seul véhicule dans une industrie à faible marge, c'est une de trop". Peugeot semble néanmoins mieux armé avec le lancement à l'automne dernier de la première voiture diesel-électrique de série.

Du côté des experts du secteur, la balance semble là aussi pencher en faveur des voitures hybrides, confortant le choix de Toyota. Ainsi, le cabinet Oliver Wyman, estime que sous l'impulsion des pays émergents, le marché des véhicules hybrides devrait croitre de 16% par an jusqu'en 2017 pour atteindre 3,2 millions de voitures vendues par an. Une hausse qui représentera 45% de la croissance de l'ensemble du marché. "En conséquence, les constructeurs doivent intensifier leur focus sur les systèmes de traction alternatifs, améliorer la combustion interne des moteurs, recourir massivement aux technologies permettant les gains de poids", estime le cabinet, qui n'envisage pas que les véhicules électriques puissent s'imposer avant 2025. A cette échéance il ne devrait représenter que 1,5% du parc automobile.

L'analyse est encore plus optimiste chez PricewaterhouseCoopers (PwC) qui envisage un doublement des ventes d'hybrides ente 2011 et 2018, rapporte l'AFP. En 2018 les ventes d'hybrides devraient atteindre 4,3% du total mondial, soit approximativement 4,6 millions d'unités. Quant aux voitures électriques, elles devraient atteindre difficilement le pourcent de part de marché en 2018.

Réactions17 réactions à cet article

 

Puisqu'il a été inventé : pourquoi ne pas construire le moteur fonctionnant à l'H2O?
Ah oui ....j'oubliais : Total reverrais cela d'un mauvais oeil

asters | 18 octobre 2012 à 06h59
 
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On parle enfin d'une voiture qui consommera 2 litres au 100 ! Alleluia !!!!!!

Il est désespérant de voir relayée dans Actu-Environnement le discours des lobbyistes de l'industrie automobile.
Oyez, Oyez brave gens, la bagnole à 2L/100 coûtera cher, qu'on se le dise !

Rien n'est plus faux , les constructeurs savent faire, et depuis longtemps des voitures sobres, ils peuvent donc le refaire !
Pour faire court, la preuve par l'histoire. Le plus emblématique de ces véhicules est la MATHIS 333 sortie en 1946, il y a 66 ans, conçu dans la période difficile de la fin et de l'après guerre. Elle s'appelait 333 pour : 3 roues, 3 places et ….3 litres / 100 !!!!

66 ans plus tard, après des progrès fulgurants dans les moyens de conception et de fabrication, on ne pourrait pas faire une voiture capable de transporter la même charge utile à la même vitesse et sûre ?
Quelle immense blague, on pourrait en rire si elle n'était pas d'aussi mauvais goût …

Les constructeurs font semblant de ne pas savoir qu'une voiture de 500 kg, aérodynamique et propulsée par un moteur thermique MODERNE de 30 CV consommerait 2L/100 et qu'il n'y a pas besoin d'attendre des technologie miraculeuses pour la vendre PAS CHER à tous ceux dont la mobilité individuelle est menacée.
Ils pensent que leur salut passe par des voitures chères, ils vont sombrer sauf Mercedes, BMW et autres Porsche of course !

Michel RIAZUELO | 18 octobre 2012 à 09h12
 
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Et en attendant, la voiture bi-énergie air-comprimé/essence, diesel ou gaz reste persona non grata en France, alors que les consommations (< = 2l/100 km), les émissions..... et les prix sont imbattables !!

erbos | 18 octobre 2012 à 09h55
 
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Le moteur à eau nécessite de casser la molécule d'eau par électrolyse, donc consomme de l'énergie (fissile ou fossile) en quantité pour un rendement médiocre, ceci ne semble pas être une solution à nos problèmes !

En revanche on dirait que nos constructeurs viennent enfin de comprendre que l'un des points fondamental pour la réduction de la conso est l'allégement extrême des véhicules ! Bravo à eux d'avoir mis quelques décennies à apercevoir ce que le bon sens nous avait montrer il y a fort longtemps... Vieux motard que jamais !

Par contre que faire de l'effet rebond si nos véhicules consommaient 2L aux cent rapidement ?
Une idée parmi tant d'autres : il faudrait peut être faire augmenter le prix du carburant de façon durable non ?

aller j'arrête la mes bêtises assenées depuis belle lurette par les utopistes dans mon genre.

ciao

freud | 18 octobre 2012 à 10h09
 
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Notez bien que l'essence et surtout le diesel sont cancérigènes. A quand un boycotte pure et simple dans les villes des engins roulants à l'aide de ces carburants (et surtout du diesel). Dans les villes, uniquement le tout électrique ou à la limite les hybrides-essence très performants pouvant se recharger sur les prises.
Une méthode simple: Le déplacement des stations services classiques hors des villes et le remplacement de celles-ci par des bornes électriques.

arthur duchemin | 18 octobre 2012 à 10h17
 
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Au pays où l'on croit au moteur à eau et à Guy NEGRE, les constructeurs jouent sur le velours. Pas besoin de se fatiguer pour raconter leurs sornettes ....!

Michel RIAZUELO | 18 octobre 2012 à 10h20
 
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Alphonse ALLAIS avait une méthode encore plus simple : Mettre les villes à la campagne pour que l'air y soit plus pur ….

Blague à part, si on cherche un moyen de propulser les voitures sans faire trop de dégâts, en ville NI AILLEURS, l'électrique est vraiment la vraie fausse piste car les choses étant ce qu'elles sont, les voitures électriques sont des VOITURES A CHARBON !

A ce jour c'est le moteur à méthane (GNV) qui a le moins d'inconvénients et qui sera parfait au fur et à mesure que le méthane sera renouvelable … On ne parle bien sûr que des voitures qui auraient vraiment une raison de rouler en ville ….

Michel RIAZUELO | 18 octobre 2012 à 10h42
 
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Bravo pour l'illustration choisie, ça doit ressembler à ça l'approche des constructeurs français !
Pardon mais pour avoir travailler quelques années pour eux, j'avoue ne pas avoir une très bonne image de leur stratégie, du point de vue développement durable.
Quand Carlos Tavares dit qu'avec 2 motorisations, il y en a une de trop, je pense que sortir des véhicules affichant 6l/100km, il y en a au moins 2 de trop.

Suréquipements, toujours plus gros, toujours plus haut (toujours plus lourd), les constructeurs poussent toujours (même si du point de vue marketing c'est logique) vers la voiture comme reflet de la position sociale et vers la propriété du véhicule individuel comme modèle.
Et on les "subventionne" (prime à la casse, chômage partiel, R&D, ...) pendant qu'ils délocalisent en Tunisie, en Roumanie et en Inde (et qu'ils poussent leur sous traitance à en faire autant (Les Cost killers, vous connaissez ?).

Bon et surtout ce qu'il manque dans les chiffres présentés c'est le retour sur investissement. sans prendre d'hypothèses folles sur le prix des carburants, on peut affirmer facilement des temps de retour de l'ordre de 4 à 6 ans (20 000 km / an ?) et c'est ce qu'il faut mettre en avant.
Et avec des carburants qui grimpent, c'est encore plus simple !

Quand va-t-on enfin passer de logique d'investissement à une logique de coût (global si on veut l'appeler comme ça, mais c'est LE coût d'une voiture que de prendre en compte les conso qu'elle va engendrer) ?

Tombour | 18 octobre 2012 à 11h18
 
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Shéma idéal : Dans l’univers deux énergies sont inépuisable et non polluantes. L’électricité et l’hydrogène. Utiliser les énergies polluantes dans des centrales multi énergies car seule façon de les utilisées en polluant le moins possible est de les utilisées de façon industriel dans des centrales multi-technologiques à la pointe du progrès. L’hydrogène comme carburant simple n’est pas polluant car le résultat de la combustion du mélange hydrogène/oxygène est de l’eau pure et pourrait être réservé aux tracteurs agricoles et aux divers secours. L’électricité servirait aux transports en communs comme le rail et arrivé presque à destination une auto tout électrique en location nous suffirait. Plus d’auto individuelle males entretenues et générant de multiples problèmes d’entretien, d’embouteillage et de coût. Mais à cause de la bêtise humaine tout ceci n’est qu’un rêve.

warty | 18 octobre 2012 à 13h13
 
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ça va être compliqué, donc cher ? Quelle blague ! Instaurons une vignette réellement dissuasive basée sur la puissance, et comme par magie la consommation baissera, et le volume et les gadgets et le poids des véhicules. Ah oui, les grosses berlines et autres 4x4 sont essentiellement étrangers (je ne cite personne), on va être accusés de protectionnisme...
Quant à l'hybride, ne pas se voiler la face : ça n'est qu'une étape, il faudra passer au tout électrique. Ce qui nécessitera de produire (et distribuer) encore plus d'électricité et ce sans CO2... les EnR (solaire, éolien) pourront-elles y satisfaire ???

dmg | 18 octobre 2012 à 17h35
 
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Ce n'est pas avec la technique que nous gagnerons.
Il suffit déjà d'apprendre à conduire économique et on gagne en moyenne 20% ! en même temps apprendre à ne pas utiliser sa voiture: autopartage, covoiturage, transport en commun etc.. on gagne encore 20 % !
Pour avoir mis en place moi-même ces comportements, je consomme 50 % de carburant en moins sur l'année! soit l'équivalent de 2 l au 100 km par rapport à avant et pas besoin de recherche en hautes technologies super modernes hybridées à hydrogène moléculaire !
Il faut basculer tous les investissements dans ces changements de comportements.
Construire une voiture économe ne résout qu'une toute petite partie des nuisances de l'automobile, reste la pollution, l’encombrement... sans oublier que lorsque vous venez d'acquérir votre voiture neuve vous avez déjà consommé l'équivalent de 30 000 km de carburant pour la fabriquer (l'énergie grise du véhicule).

cyclotan | 19 octobre 2012 à 09h21
 
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Dans le livre “Facteur 4 : deux fois plus de bien-être en consommant deux fois moins de ressources » (Ernst von Weizsächer, Amory B. Lovins et L. Hunter Lovins, Editions Terre Vivante), il est décrit que dans les années 90, une équipe d’ingénieurs de Ford avait mis au point en quelques mois une voiture sûre et commercialisable consommant 1,2 L / 100 km.

Mais, comme cela a été dit, cela doit certainement contrarier les grands groupes pétroliers…

gall | 19 octobre 2012 à 10h13
 
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@ warty, vous confondez énergie et vecteur énergétiques !

Je pense que les constructeurs ont 2 peurs :
- Peur de perdre ce qu'ils ont construit et qui fait vendre : l'image ! Que représente une voiture si ce n'est pas la richesse, le pouvoir, la liberté (malgré les bouchons !) la virilité ! Casser leur revenu pour vendre une voiture plus petite, plus sobre et sans artifice ne doit pas trop les tenter ...
- un voiture trop simple n'aurait que peu d'entretien, donc beaucoup moins rentable ...

chocard | 19 octobre 2012 à 10h57
 
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@ Cyclotan, j'ajouterai même que quand on achète un véhicule individuel (quelque soit son énergie), on continue à participer aux embouteillages et aux problèmes de stationnement (faire des tours le soir pour ce garer), problème que l'on entretien (donc) et que l'on partage avec 98% de véhicules thermiques donc l'impact GES/conso ressources/pollutions reste (indirectement) fort, sans compter que toutes ces voitures ça empêche aussi les bus, cyclo,... de rouler dans de bonens conditions.
Je suis tout à fait d'accord, 1ère chose à faire: limiter l'usage de la voiture individuelle !

Sur Paris depuis 2 ans, je n'ai plus de voiture (depuis mon arrivée). Métro, RER, bus, Vélib', roller et mes pieds me suffisent (un petit coup de main en taxi de temps en temps quand la distance et l'heure l'imposent). Bon ce n'est faisable que dans les grands centres urbains mais c'est déjà ça.

Tombour | 19 octobre 2012 à 11h31
 
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En réponse à Michel Riazuelo.

"Il est désespérant de voir relayée dans Actu-Environnement le discours des lobbyistes de l'industrie automobile."

L'angle de l'article est de présenter ce que serait une voiture 2l/100km en gardant le concept actuel de voiture, c'est à dire un véhicule transportant disons 4 personnes à une vitesse d'au moins 130 km et avec le confort d'aujourd'hui (clim et co.). C'est le sens de la demande d'Ayrault.

Pour autant, et de nombreuses interventions l'évoquent, il est aussi possible de revoir le concept voiture. A-t-on besoin de tout cela ?

Sans y répondre, je dirai à titre personnel, que si la société décide de redéfinir le concept, on peut effectivement atteindre plus rapidement l'objectif en retirant tout ce que la société jugerait superflu.

C'est d'ailleurs l'angle d'une campagne du BEE (de mémoire) qui comparait les conso des anciennes et nouvelles coccinelles. En gros les gains d'efficacité énergétique ont été perdus par la hausse des équipement, des performances et du poids.

Cordialement,

Philippe Collet | 19 octobre 2012 à 11h42
 
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Philippe COLET nous dit :
"L'angle de l'article est de présenter ce que serait une voiture 2l/100km en gardant le concept actuel de voiture, c'est à dire un véhicule transportant disons 4 personnes à une vitesse d'au moins 130 km et avec le confort d'aujourd'hui (clim et co.). C'est le sens de la demande d'Ayrault."

C'est bien le problème ! Sans esprit de polémique, c'est bien l'idée du "Business as usual" qui conduit à faire du sur place, parce que le "as usual" n'est pas durable, on parle d'avenir pas de chimères.

Monsieur le Premier Ministre peut dire ce qu'il veut, mais personne n'est obligé de lui emboiter le pas !

L'écrasante majorité des voitures qui roulent sur nos routes et asphyxient nos villes transportent une voire deux personnes. Rouler à 130 pour aller bosser tous les jours n'est pas la norme. Le vrai besoin n'est donc pas une berline actuelle électrifiées qui sera hors de portée de la bourse du plus grand nombre, mais un véhicule sobre et donc économique.

Et ce véhicule sera petit, léger, aérodynamique et peu puissant, ce n'est pas une croyance ou une lubie, ce sont les lois de la physique qui le disent. Et chaque fois que possible on se le partagera ….

Michel RIAZUELO | 20 octobre 2012 à 16h02
 
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denis baupin semble etre chargé de la mission vehicule econome 2l : le probleme c'est que aucun site ne récupère les élements d'information sur le sujet. faire confiance à des industriels est délicat, c'est un peu comme si vous demandez un un constructeur de boite de vitesses de supprimer la boite de vitesses, de demander aux aciéries de ne pas mettre d'acier dans les voitures etc .....aux petroliers de ne plus mettre de pétrole dans la voiture.

philippe | 16 novembre 2012 à 08h41
 
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