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Actu-Environnement

La baisse des marges des grands énergéticiens mondiaux implique un changement de stratégie, selon Bain

Energie  |    |  Cyrielle Chazal Actu-Environnement.com

Une étude de Bain & company publiée ce mercredi 27 août révèle que l'activité de production électrique des grands énergéticiens mondiaux est de moins en moins rentable, rapporte l'AFP.

L'étude met en lumière une baisse des marges pouvant atteindre -50% dans certaines régions, sur les cinq dernières années. Des centrales à cycle combiné gaz en Europe sont donc devenues non rentables, de même que certaines centrales à charbon en Amérique du Nord. Ainsi, les grands énergéticiens, notamment européens, sont en train de revoir leur stratégie. Cela implique par exemple des fermetures de centrales et la recherche d'une baisse des coûts de production.

Les grands groupes européens sont particulièrement touchés. Ils sont confrontés à une surcapacité de production de base, à des prix de l'électricité très bas sur les marchés de gros et à des problèmes liés à l'intermittence des énergies renouvelables.

Ainsi, l'étude incite au dialogue entre opérateurs et régulateurs sur "une rémunération compensant le coût du maintien de ces centrales en échange de la possibilité de les mobiliser en cas de pic", souligne l'AFP.

Réactions2 réactions à cet article

 

Difficile de comprendre les conclusions de ce rapport à travers cet article, les causes du manque de rentabilité mise en avant seraient le prix de l'électricité de base et l'introduction d'énergie intermittente. On laisserait insidieusement penser que le problème ces les énergie renouvelable. Or l'accroissement permanent de la pointe électrique n'est même pas évoqué. La pointe en France à augmenté de 40% en 20 ans, et maintenant on vient dire que les centrales qui couvrent ces nouvelles pointes sont pas rentables à cause de quelques éoliennes...? Surprenant.

Yann | 27 août 2014 à 18h01
 
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Les Enr électriques intermittentes sont bel et bien responsables de la désorganisation du marché de l'électricité.
Ces productions irrégulières et insuffisamment prévisibles bénéficient de la priorité d'accès au réseau de distribution. De plus ces Enr bénéficient de prix, fixés d'avance, élevés pour l'éolien terrestre (prix moyen marché X 2) très élevés pour l'éolien en mer (prix moyen marché X 4 à 5) et le photovoltaïque.
Les productions classiques non intermittentes sont appelées pour adapter leurs productions aux variations incessantes des Enr (En Allemagne puissance éolien + PV = puissance nucléaire en France).
Les producteurs classiques doivent donc assurer la charge de leurs outils et adapter leurs prix à ceux du marché (la double peine).
Certains producteurs (les plus performants techniquement) ne pouvant arrêter leurs machines proposent même de payer pour écouler leur production (prix négatifs)
De ce fait le risque de black out est plus que réel et les producteurs classiques réclament d'être payés pour que leur installations soient disponibles sans produire.
Le développement forcené des Enr électriques intermittentes doit être stoppé immédiatement. Une mesure d'économie indispensable et facile à obtenir car une seule décision suffit: arrêter les subventions à ces énergies payées par nos impôts (CSPE)
Un euro prélevé sur le pouvoir d'achat des ménages c'est 440 emplois détruits même pas compensés par ceux annoncés par les promoteurs des Enr subventionnées

ITC78 | 28 août 2014 à 12h20
 
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