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Quand le FMI vient au secours des baleines

Gouvernance  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

Quand le Fonds monétaire international (FMI) s'intéresse au climat et à la biodiversité, c'est un signe que l'environnement mondial est mal en point. L'institution internationale, chargée de garantir la stabilité économique et financière, a publié le 16 septembre un article dans son magazine Finances & Développement qui évalue le rôle joué par les cétacés dans le piégeage du carbone et le fonctionnement de l'océan.

Selon l'étude réalisée par des économistes du FMI avec le concours de Great Whale Conservancy, la population actuelle de baleines aurait une valeur supérieure à 1.000 milliards de dollars (Md$). Pour parvenir à ce total, les auteurs estiment que le rôle joué par les baleines dans le piégeage du carbone, l'augmentation des stocks de poisons et le tourisme contribuerait, à hauteur de 2 millions de dollars par baleine, aux services écosystémiques mondiaux.

"La valeur des fonctions assurées par les baleines au sein du système océanique/terrestre (...) devrait être intégrée dans l'évaluation du coût lié à leur protection", estime le FMI. Son article met en lumière plusieurs données scientifiques significatives. Quand une baleine meurt et sombre au fond de l'océan, elle piège 33 tonnes de CO2 en moyenne, supprimant ce carbone de l'atmosphère pendant des siècles, rapporte ainsi la publication. Les auteurs mettent également en avant l'effet multiplicateur des cétacés sur la production de phytoplancton. Or, celui-ci fournit 50 % de l'oxygène de la planète, rappellent-ils.

"L'article du FMI indique clairement que le rétablissement des stocks de grandes baleines est un levier important de renforcement du potentiel de piégeage du carbone de l'océan, mais aussi d'amélioration de la santé de ce dernier et de sa capacité à produire de l'oxygène. Sauver les baleines contribue à sauver la planète, c'est aussi simple que cela", résume Michael Fishbach, diercteur de GWC. Compte tenu du rôle "irremplaçable" des cétacés dans la réduction des effets du changement climatique et de la résistance à ces effets, "leur survie devrait (…) être intégrée aux objectifs de l'ensemble des signataires de l'Accord de Paris sur le climat", estime Ralph Chami, directeur adjoint du FMI et principal auteur de l'article.

Réactions4 réactions à cet article

 

Il est miraculeux que le FMI se soucie d'autre chose que de la santé du billet vert ! Sa préoccupation de l'état des populations d'un groupe de vertébrés m'interpelle néanmoins. Sans doute un grand ponte du FMI a-t-il été récemment contraint par ses enfants d'aller faire du whale watching et, à sa grande surprise, il a apprécié et est tombé sous le charme d'un belle baleine à bosses...
Mais le rôle des autres mammifères, des oiseaux, des reptiles et amphibiens, des insectes, des mollusques, des annélidés (dont les fameux lombrics), de la flore, des champignons, des bactéries, etc. est également essentiel pour la circulation/séquestration du CO2 sur Terre et y pérenniser la vie.
Il serait grand temps que les argentiers de la planète finance s'en rendent compte et l'intègrent dans leurs algorithmes et leurs business models.

Pégase | 17 septembre 2019 à 09h23
 
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Dans l’interprétation du journaliste :

"Quand une baleine meurt et sombre au fond de l'océan, elle piège 33 tonnes de CO2 en moyenne, supprimant ce carbone de l'atmosphère pendant des siècles, rapporte ainsi la publication." ce qui signifie qu'il vaut mieux une baleine morte que vivante ? Et que les baleines ne se décomposeraient pas ?...

L’article anglais nous dit que les baleines captureraient 33 tonnes de CO2 au cours de leur vie (et non quand elles tombent au fond de l’océan, il y a un point virgule après « When
they die, they sink to the bottom of the ocean) mais ils doivent confondre carbone et dioxide de carbone car dans leur schéma illustrant un squelette de baleine, ils indiquent que le carbone est réintégré dans la chaîne alimentaire (ce qui est vrai vu qu’un organisme est constitué majoritairement de matière organique (donc contenant du carbone par définition)).

En conclusion, ceci n’est pas une étude (cf. pauvreté des références) mais une grossière feuille de route.

Sibylline océans

Sibylline océans | 18 septembre 2019 à 15h16
 
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Quand on lit l’article anglais, on se rend compte que la protection des baleines n’est qu’un prétexte supplémentaire pour que l’ONU mette la main sur les petits états (« à faible revenus ou fragiles »).

La deuxième étape va être de nous inventer une nouvelle taxe pour sauver les baleines (13 dollars/personne selon leurs calculs plus que simplistes).

« Luckily, economists know how these types of problems can be solved”

Quelle chance, les économistes vont nous sauver…

Et la troisième étape sera les cadeaux fiscaux aux entreprises qui feront semblant de prendre des mesures.

On ne peut parler de protection des baleines et dans le même temps se féliciter de l’argent qu’elles rapportent par le whale-watching dont on sait les dégâts qu’ils font sur les populations de cétacés.

« Till the question of how to reduce the myriad dangers to whales, such as ship strikes
and other hazards.”

La réponse est assez simple : stoppez tous les exercices militaires en mer (sonars actifs), toutes les prospections sismiques, tous les rejets des entreprises polluantes (métaux lourds, composés organophosphorés, etc…), les navires usines, la surpêche du krill, la commercialisation du plastique, etc, etc, etc…

Sibylline océans | 18 septembre 2019 à 15h18
 
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ouf ! Merci, Sibylline océans, vous dissipez mon trouble éphémère : le FMI reste bien le FMI, même sous sa cape de financier vert ! La planète finance continue donc de tourner comme si rien d'autre que le culte du veau d'or n'existait ici bas.

Pégase | 18 septembre 2019 à 21h18
 
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