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La Banque mondiale lance un projet pour la sauvegarde des tigres

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
La Banque mondiale a lancé le 9 juin un projet visant à freiner le déclin de la population de tigres en Asie. Ce lancement s'est effectué en partenariat avec la Coalition internationale sur le tigre (CIT), regroupant 39 membres et visant à mettre fin au commerce international de cet animal. Seule une action globale permettra d'assurer le retour des tigres dans la nature, a indiqué le porte-parole de la CIT et Directeur Régional Asie pour IFAW (Fonds international pour la protection des animaux).

Selon l'IFAW, les représentants de la Banque mondiale veulent faire le point sur le fonctionnement des schémas de développement en relation avec l'habitat des tigres et de développer des stratégies efficaces pour harmoniser la conservation avec d'autres objectifs de développement. La banque soutiendra aussi des initiatives régionales pour protéger les tigres de toute forme d'exploitation.

L'Initiative pour la sauvegarde des tigres débutera par des négociations avec les pays abritant une forte population de ce félin. Les objectifs seront d'évaluer les fonds nécessaires à la préservation, d'identifier les sources de financement et de mobiliser les ressources pour la protection de cette espèce, ont expliqué à l'AFP des responsables de la Banque.

Selon l'IFAW, le nombre d'individus de tigres a connu une diminution, passant de 100.000 au début du 20ème siècle à 4.000 aujourd'hui, répartis dans des habitats très fractionnés dans 13 pays différents.

Le déclin de la population de tigres est provoqué par la disparition de leurs proies, la destruction de leur habitat causée par un développement incontrôlé et la chasse illégale pratiquée intensivement en vue de l'approvisionnement des marchés noirs en peaux et os de tigres.

La Banque Mondiale prévoit d'organiser un sommet ''Année du tigre'' en 2010.

Réactions2 réactions à cet article

 
sauvegarde du tigre

il était temps, il faut vite arrêter ce carnage c'est un magnifique félin et il serait dommage de le regarder que dans un livre ...Il faut stoper le braconnage et le trafic des os et peaux surtout sur le marché chinois.

sissi | 12 juin 2008 à 09h58
 
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Re:sauvegarde du tigre

MOUAIS, ok , toute initiative de protection, des animaux, des plantes, et de la planete en general ne
peut que nous rejouir
MAIS, il ya de quoi temperer l optimisme
-d abord les humains qui souffrent et meurent de la faim, de la soif, de la maladie , des guerres ignobles ,, ne semblent pas meriter l attention de CETTE BM, non democratique, opaque, (clef demission wolfowicz), structure de pouvoir, que se partage USA , UE et japon, pour dominer le monde et preserver leurs interets
et les paradis fiscaux , et les transferts via clearstream, c en est peut etre pa sdans leurs attributions mais en tant qu estructure bancaire ils pourraient au minimum communiquer sur ces
calamites, qui ne dit mot consent

cela ne ressemble qu à un faux nez, un cache-sexe, pour tenter de retrouver à moindres cout une certaine honorabilite, tout en continuant une politique destructrice(pour rester moserer car un autre mot vient(CRI...ELLE
CREDIBLE cette BM????
Erreurs statistiques de la Banque mondiale en Chine : 200 millions de pauvres en plus

par Damien Millet et Eric Toussaint (CADTM)

La nouvelle est presque passée inaperçue dans les grands médias généralistes : la Banque mondiale a reconnu en décembre 2007 avoir surévalué le produit intérieur brut de la Chine depuis des années. Voilà ce qui s’est passé.

Avec une somme fixe, disons 10 dollars, un consommateur lambda ne peut évidemment pas acheter la même quantité de biens à New York, à La Paz, à Kinshasa ou à Pékin. Afin de gommer ces différences et de comparer des montants de PIB comparables, la Banque mondiale utilise une conversion des montants concernés en parités de pouvoir d’achat (PPA).

La question est d’abord de savoir quels prix sont pris en compte. Et là, l’opacité est de mise. Comment le coût de l’accès à l’éducation ou aux soins de santé est-il intégré au calcul ? Quels biens et services de base interviennent réellement dans cette conversion ?

Toujours est-il que les prix (ou le coût de la vie) considérés par la Banque mondiale dans le cas de la Chine étaient inférieurs à la réalité. En décembre 2007, la Banque mondiale a donc reconnu que le poids de l’économie chinoise était en fait inférieur de 40% aux précédentes estimations. Ce n’est pas rien. Ainsi, le PIB de la Chine exprimé en PPA pour 2005 serait de 5.333 milliards de dollars au lieu de 8.819 milliards avec l’ancienne estimation. La tendance est sans doute la même pour l’Inde, l’autre grande puissante asiatique émergente.

Mais s’agit-il réellement d’une simple erreur ? La Banque mondiale dispose de toute une batterie d’experts grassement rémunérés et tout à fait en mesure de détecter bien plus tôt une telle erreur. D’autant que la Banque mondiale est coutumière du fait : à plusieurs reprises déjà, ses estimations étaient erronées et cela permettait à ce fer de lance de la mondialisation néolibérale de faire passer en force ses exigences. Alors, dans le cas de la Chine, à qui profite le crime ?

Justement à la Banque mondiale et à ceux qui défendent le modèle économique dominant. Car cette surévaluation a des répercussions sur la croissance mondiale, qui ne serait que de 4,5% au lieu des 5% annoncés. Cet argument est souvent avancé pour expliquer qu’avec une telle croissance, les choses sont en train de s’améliorer dans le monde, preuve que le système actuel va apporter prospérité et bonheur...

Mais cette surévaluation a aussi de fortes répercussions sur le discours lié à la réduction de la pauvreté. Car selon la Banque mondiale toujours, le nombre de pauvres a baissé de 100 millions entre 1990 et 1999, grâce aux chiffres venant de Chine et d’Inde (-200 millions) alors que ce nombre a augmenté sur les autres continents (+100 millions). Avec la réévaluation en cours, le nombre de personnes vivant avec l’équivalent de moins de 1 dollar par jour en Chine va augmenter de 200 millions environ. Si l’on fait le même travail en Inde, on se rend compte que le nombre de pauvres absolus dans le monde a en fait augmenté.

Non seulement c’est la crédibilité des études de la Banque mondiale qui est gravement mise en cause, mais c’est toute la logique même de son discours sur la réduction de la pauvreté et les bienfaits de la mondialisation néolibérale qui s’effondre.

Comite pour l’annulation de la dette du Tiers Monde (CADTM)

dubois20 | 12 juin 2008 à 10h56
 
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