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Barbara Pompili veut améliorer l'acceptabilité de l'éolien pour booster sa croissance

La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a présenté, ce mardi 5 octobre, dix mesures tournées vers un développement plus responsable de l'éolien. Quelques-unes sont inédites, mais une grande partie est familière.

Energie  |    |  Félix Gouty  |  Actu-Environnement.com
Barbara Pompili veut améliorer l'acceptabilité de l'éolien pour booster sa croissance

Ce mardi 5 octobre 2021, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a présenté dix mesures visant à assurer un développement croissant de l'éolien au sens large, de manière « maîtrisé et responsable ». Accompagnée par Nicolas Wolff, président de France Énergie éolienne (FEE), et de Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (Ser), elle a souligné le caractère indispensable des énergies renouvelables – et plus précisément de l'éolien, terrestre et marin – dans le mix énergétique français en vue d'une neutralité carbone du pays dès 2050.

L'éolien comme solution sine qua non ?

« Il n'y a rien d'idéologique, c'est factuel : le développement des énergies renouvelables est une nécessité pour la France et l'Europe, a déclaré la ministre. Si nous ne faisons rien, nous subirons un terrible effet ciseau avec, d'un côté, une demande électrique en forte croissance dans les prochaines années et, de l'autre, des capacités de production appelées à décliner du fait de l'arrivée en fin de vie d'une large part de notre parc actuel de production, à commencer par notre parc nucléaire », et de l'abandon des énergies fossiles. Selon les derniers scénarios de RTE - attendus fin octobre et cités par la ministre -, la demande en électricité augmentera de 20 % dans quinze ans et jusqu'à 50 % d'ici à 2050. « Même si la décision de construire de nouveaux réacteurs nucléaires était prise aujourd'hui et si le chantier était mené dans les temps et dans des temps record, sans subir aucun retard, ceux-ci ne pourraient être opérationnels avant 2035 au plus tôt, a même indiqué Barbara Pompili en écho au débat qui secoue déjà le début de la nouvelle campagne présidentielle. Or, la demande d'électricité arrive avant. »

 
Il n'y a pas d'alternative pour construire rapidement des capacités massives de production d'électricité décarbonée  
Barbara Pompili
 
Le gouvernement mise donc en grande partie sur l'atteinte des objectifs de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) : « Il n'y a pas d'alternative pour construire rapidement des capacités massives de production d'électricité décarbonée. Ceux qui vous disent le contraire font preuve de légèreté ou de malhonnêteté intellectuelle. » Dans cette optique, le ministère de la Transition écologique entend responsabiliser davantage la filière éolienne afin de lui faire gagner en acceptabilité et faciliter son « développement harmonieux » sur l'ensemble du territoire. « Nous voulons absolument que ces mesures réussissent et se présentent comme une facilitation concrète face à nos impératifs d'autorisations, afin d'atteindre le rythme de 2 gigawatts d'installations d'éoliennes terrestres par an, jamais encore atteint, nous confirme Fabrice Cassin, avocat spécialisé en droit de l'environnement et de l'énergie et membre du conseil d'administration de FEE. Il faut saluer la volonté politique de la ministre de réunir des propositions et de vouloir les porter concrètement dans un contexte "d'éolien bashing". Mais il faudra nous assurer que l'ensemble des propositions servira in fine à bien délivrer les autorisations nécessaires et à ce que les parcs sortent de terre. »

Des mesures familières…

Les dix mesures présentées par le gouvernement, recoupant une grande partie de 19 propositions avancées par FEE en parallèle, remettent sur la table de nombreux dispositifs préexistants ou annoncés précédemment. Barbara Pompili a notamment rappelé l'objet de sa circulaire de mai 2021 demandant aux préfets de région d'appliquer un « plus haut niveau d'exigence » en lien avec les enjeux environnementaux locaux quant aux autorisations délivrées aux porteurs de projets. « Des projets inacceptables, il y en a eu mais il y en a beaucoup moins », a confié la ministre, citant en moyenne le refus d'un tiers des dossiers de demande d'autorisation chaque année.

Une autre mesure prévoit la réalisation d'une nouvelle cartographie visant à identifier les zones où l'implantation d'un nouveau parc éolien est encore favorable ou non – à la manière des schémas régionaux déjà en place. En outre, Barbara Pompili a remis sur la table la nomination, déjà esquissée par le passé, d'un médiateur de l'éolien pour les projets récalcitrants. Il sera incarné par « un pool de quatre à cinq membres de l'Inspection générale de la Transition écologique, mis spécialement à disposition », a précisé la ministre.

… à mettre en place dès 2022

Cette dernière en a aussi profité pour prévenir de la mise en application, par décret, dès le début de l'année 2022 de deux mesures inscrites dans la nouvelle loi Climat et résilience : la consultation obligatoire du maire avant le lancement d'un projet dans une commune et la mise en place de comités régionaux de l'énergie. « La coconstruction d'un projet est déjà pratiquée sur le terrain, a affirmé Nicolas Wolff, de FEE. Cela ne rallonge pas le temps de réalisation des projets, ce sont les recours qui génèrent des retards », a-t-il, par ailleurs, attesté.

Trois mesures viennent systématiser des pratiques jusqu'ici en réflexion ou seulement expérimentées. En premier lieu, le ministère de l'Écologie oblige dès aujourd'hui l'excavation complète des fondations des éoliennes démantelées. Dans un second temps, l'an prochain, le recyclage de 90 % des éoliennes démantelées sera rendu obligatoire puis, dès 2024, de 95 %. En 2022 toujours, le gouvernement instaurera un contrôle systématique du bruit, à partir du 1er janvier, avec réduction de la vitesse des pâles ou arrêt du parc si nécessaire. De plus, la réorientation des signaux lumineux, vers le ciel, afin d'atténuer l'impact lumineux des éoliennes la nuit, sera généralisée au plan national à la fin de l'année 2022.

Favoriser l'implication citoyenne et le patrimoine

Deux dernières mesures restent néanmoins inédites. La première concerne la validation par la Commission européenne d'un bonus de notation dans les appels d'offres pour les « parcs citoyens », encouragés dans le cadre de la nouvelle période d'appels d'offres. La part d'implication citoyenne comptera pour 20 % de leur note, au moment de la sélection des lauréats des appels d'offres.

La seconde mesure marque la création d'un « fonds de sauvegarde du patrimoine naturel et culturel ». Alimenté par 1 % des ventes d'électricité d'origine éolienne en France, soit 30 à 40 millions d'euros par an, il financera la restauration et la protection du patrimoine des communes dotés de parcs éoliens terrestres ou en mer. « Nous pouvons réhabiliter la place de l'éolien, en soutenant le patrimoine rural public, a déclaré Nicolas Wolff, de FEE. Il nous faut donc déployer ce fonds au plus vite, avant l'été 2022. »

Réactions42 réactions à cet article

 

les éoliennes doivent être a proximité des centres de consommation donc autour des villes et pas dans les campagnes ... c'est moche une ville, avec des éoliennes autour ça ne changera rien !

laurent | 05 octobre 2021 à 20h18
 
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Un éolien terrestre, 100% français, intégralement construit avec des matériaux éthiques, à plus de 1500 mètres de la moindre habitation, avec dépôt légal de provisions pour coût de la destruction éviterait-il que les vaches pâturant pas trop loin soient malades ?
.
L'éolien français loin du littoral, d'accord.

Ou bien dans certains coins encore plus perdus que perdus de Lozère

Sans doute faut-il relire Nikola Tesla et éventuellement construire des petites centrales nucléaires à trois parois coûteusement très sécurisées tout au long de leur vie

Sagecol | 06 octobre 2021 à 09h02
 
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Ah, je ne savais pas que Pompili avait des prétentions de croissance, le strapontin qu'elle occupe me semblait déjà plus que suffisant...
Acceptation des communes, démantèlement des socles et des matériels : ça dessine en creux le mépris abyssal des opérateurs de ces projets pour la population !
Et toutes ces mesurettes, pour acheter le silence et la tranquillité pour continuer à ravager nos paysages et nos finances juste pour satisfaire un système financier irresponsable ! C'est insupportable.
Et in fine, ne pas oublier que la PPE vise explicitement à construire un paysage énergétique semblable à celui de l'Allemagne : éolien plus gaz, et tant pis pour le climat, et tant pis pour notre indépendance énergétique. Odieux.

dmg | 06 octobre 2021 à 09h04
 
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Qu'on soit pour ou contre l'éolien, voire ni oui ni non, à chacun son avis. Mais l'une des différences majeures avec des projets de centrales nucléaires (sans oublier le stockage des déchets radioactifs durant des centaines de milliers d'années...), tels que le gouvernement les a déjà décidé, est qu'avec l'éolien, il y a consultation du public et la possibilité de refuser un projet est réelle (l'article donne le chiffre de 1 sur 3, ce qui est tout sauf anecdotique), sans compter les actions en justice. Le nucléaire, quant à lui, est imposé d'en haut, sans aucune concertation ni voie de recours.
N'est-ce pas précisément cela qui est insupportable et odieux ?

Pégase | 06 octobre 2021 à 09h31
 
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Eh oui, les éoliennes géantes sont prévues dans des zones avec peu d'habitants, donc peu de voix. Mais le dégât sur l'environnement humain est important. Le jour c'est écrasant, la nuit, plus de zones noires où l'on voit les étoiles parfaitement, mais des zones à clignotants qui tournent sans cesse.
Certes les éoliens payent les agriculteurs et les maires, mais, surprise, mon voisin qui a quelques centaines d'hectares m'a dit, à ma surprise, je l'avoue : je ne veux pas de ça chez moi, c'est horrible!

28plouki | 06 octobre 2021 à 09h49
 
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Eolien Laurent j'acquièsce, ben vla encore les parisiens qui tuent la campagne, qu'ils commencent chez-eux, les coins de verdure ne leur manquent pas, leurs forêts ont des milliers d'hectares sans la moindre éolienne pourtant un excellent régime de vents, on en sait quelque chose en Sarthe ce fichu vent venant du nordest apportant les remugles des diésels et chaudières à mazout franciliennes et les maladies pulmonaires pour nos petiots.
Manquent tout de même les mêmes subventions que le solaire pour l'éolien de particuliers, et évidement l'industrialisation d'éoliennes à axe vertical à rotor inversé stator fixe capables de fournir plusieurs kw/h des 5/ms, pour un encombrement de 10 m2.
Aux états-unis qui ont beaucoup de toits en terrasse c'est visiblement très banal car silencieuses et efficaces.
Il va y avoir du monde pour s'opposer à ces moulins à vent à la mode.
Question tout de même: pourquoi les avoir peintes en blanc? pour que nous pauvres croquants puissions goûter au mauvais goût bourgeois? Couleur horizon limiterait le désastre de cette abominable vision.
Mme Pompili, on veut du bleu avant toute négociation, on est chez-nous, vous pas.

pemmore | 06 octobre 2021 à 09h57
 
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Pendant ce temps Madame la ministre signe le décret (2021-1006) qui interdit définitivement aux camions de 44 T de traverser les frontières.
Les camions de 44 T sont autorisés au Benelux et en France mais pas de franchir les frontières.
Quelle est la logique ? + 15 % de trafic transfrontalier pourquoi ??
si ce n'est de répondre à certains Lobbies !!
On est bien loin des préoccupations environnementales.

pour les Eoliennes c'est simple : NOT IN MY GARDEN

sonitus aqua | 06 octobre 2021 à 10h19
 
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Mme Pompilli est la caution "verte" (il faudrait plutôt dire blanche car les mâts géants qui clignotent tous azimuts sont blancs) de M. Macron qui s'engage enfin plus ouvertement dans le nucléaire et le lancement des micro-réacteurs. L'énergie décarbonée de la France est largement en place. C'est de l'énergie humaine inutile dépensée que de vouloir faire croire aux français que l'éolien est socialement acceptable. Il est déjà économiquement inacceptable et la plupart d'entre nous le savons bien.

DUC | 06 octobre 2021 à 10h22
 
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Pas très sympathique cette vision écologiste qui consiste à dégrader fortement les campagnes : éolien ,mais aussi méthanisation (par des gros exploitants très éloignés de l'agro-écologie) sans corriger nos erreurs du passé: bétonisation, accélération des transferts d'eaux par déstructuration de l'hydrologie agricole, . Nous sommes encore très loin de la véritable sobriété. Faut-il que j'achète un âne pour me rendre à la petite ville voisine?

AgrEaunome | 06 octobre 2021 à 10h23
 
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merci, pas d'éoliennes, point barre

naphtes | 06 octobre 2021 à 10h50
 
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Dira-t-on que les réactions à cette tribune sont représentatives de l'état d'esprit de la population... Il serait peut-être temps qu'en haut lieu on en tire les conséquences, les élections s'approchent, il serait ballot que ce refus patent favorise un vote populiste délétère...

dmg | 06 octobre 2021 à 11h10
 
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la sobriété énergétique pour les contribuables et le tourisme spatial pour les quelques ultra riches ... cherchez l'erreur ! il faut dépenser moins d'énergie en commençant par moins transporter et donc produire localement, la sobriété énergétique est vitale mais en ce moment elle sert à alimenter la pompe à fric des milliardaires qui se servent des taxes carbones pour développer le tourisme spatial ... imaginez un peu la consommation énergétique d'une fusée au décollage ...

laurent | 06 octobre 2021 à 11h11
 
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Certes, les concernés par les éoliennes géantes y sont opposés, mais dans mon coin c'est 3 habitants au km/2... puissance électorale réduite. Le vrai problème est financier, et là tout le monde est concerné.
Quand au mini-centrales nucléaires, je ne connaissais pas mais c'est déjà en route, je suppose que c'est comme les bateaux et sous-marins "nucléaires". A voir, si le risque est limité, la science peut avoir du bon ?

28plouki | 06 octobre 2021 à 11h21
 
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Un vieux copain qui défends les" éoliennes participatives" en Savoie
réagit en privé :

ou petites centrales nucléaires au thorium (sans risque)
Mais on ne peut pas faire de bombe ou armes atomiques avec du thorium !

Quel mauvais esprit ;-)))

Sagecol | 06 octobre 2021 à 11h52
 
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Je n'aurais jamais imaginé que l'énergie du vent suscite autant d'hostilités. Nous sommes dans une société du refus.
par contre je suis d'accord que pour accepter une gène ; il faut que l'on ait l'impression que tout le monde fait des efforts dans le même sens; et le développement du tourisme spatiale peut effectivement faire sortir de ses gonds des personnes à qui on propose des éoliennes a proximité.
révoltons nous contre les aberrations mais pas contre les éoliennes.

sonitus aqua | 06 octobre 2021 à 12h02
 
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Oui, il y a un refus. C'est un peu comme autrefois, quelqu'un qui fumait près de vous. Il avait le droit, mais il y avait une gêne.
L'aspect financier des éoliennes géantes est un refus plus sérieux encore, mais la gêne est vraiment là...
On peut les accepter au nom de l'intérêt général, contraint et forcé, mais une autre solution pour fournir de l'électricité est vraiment bienvenue!

28plouki | 06 octobre 2021 à 12h21
 
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Sauf que fumer est très mauvais pour la santé
le refus de l'eolien est basé uniquement sur le "Not in my garden"

bien sur il y a les trottoirs piézométriques ou les centrales hudrauliques flotantes sur riviéres et j'en passe...
mais est ce des réponses suffisantes aux problèmes
et on trouvera toujours des opposants ....

sonitus aqua | 06 octobre 2021 à 12h32
 
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Il faut tenir compte de l'aspect financier des éoliennes, additionner ce qu'elles coûtent et l'avantage financier qui est négatif d'après les diverses études faites.
Le vent est gratuit, certes, mais si une solution plus avantageuse existe, autant la mettre en place.
je ne dis pas que de petites éoliennes le long des voies des TGV ne seraient pas rentables, pourquoi pas ?
Concernant la gêne humaine, en dehors du sentiment instinctif de rejet, il y a le sujet des personnes victimes d'un trouble auditif ? ultra-sons, etc... je ne me prononce pas sur les cas mais il y en a de déclarés.

28plouki | 06 octobre 2021 à 13h15
 
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"[...] fumer est très mauvais pour la santé" : l'industrie du tabac fait tout son possible, et cela avec des moyens colossaux (prompts à acheter la caution de grands pontes de la santé et des médias scientifiques aussi reconnus dans leurs spécialités respectives que vénaux), pour faire croire que non. Cette technique de l'écran de fumée (sic !) a essaimé dans bien d'autres industries qui connaissent mieux que personne les effets délétères de leurs produits et ont tout intérêt à fabriquer des vérités alternatives. Les Monsanto papers sont très parlants sur le sujet.
Côté anglicismes, il y a en effet le "not in my garden" (qui reflète bien une étanchéité du particulier au bien commun) et il y a également le "not in my election year". Mais quand on suit les annonces médiatisées du pas-encore-candidat-actuel-président-de-la-République, on découvre le "everything you want I promise" (traduisez "en même temps, tout et son contraire") !

Pégase | 06 octobre 2021 à 13h43
 
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Les vraies précautions sont bien connues :
Mettre des machines à une distance de 10 fois leur hauteur entre une habitation et l'éolienne ,comme en Bavière .Et donner aux Architectes des Bâtiments de France la possibilité de refuser une éolienne en covisibilité avec un Monument historique
Ainsi serait protégés nos paysages naturels ou culturels . Remarquons que le mot lui même n'apparait pas dans le discours de Pompili !
Ses dispositions ne font que refléter les diktats du lobby quelque peu gêné par la montée des indignations publiques .et qui voit contrariés ses intérêts financiers .
ph.p.
membre d'une CDNPS

sirius | 06 octobre 2021 à 15h13
 
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Un lobby directement au pouvoir, après le pantouflage de l'ancien DG de l'ADEME dans le lobby des ENR...
Si les pétroliers ou les marchands de petits beurre faisaient ça, imaginons les cris d'orfraie des écolos militants sauveurs de planète...

Albatros | 06 octobre 2021 à 15h17
 
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Le fait, en voulant regarder la voûte céleste la nuit, ce qui est un besoin humain me semble-til, d'avoir ces petits points qui tournent sans cesse en clignotant me perturbe un peu...
Bien sûr que c'est un marché, le vent gratuit... L'argent est un moteur humain, les drogues en sont un autre, pour accepter notre existence limitée.
Mais ces éoliennes géantes sont une erreur humaine et économique à mon avis, partagé par beaucoup, et je continue ce combat avec mes faibles moyens.

28plouki | 06 octobre 2021 à 16h35
 
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Il faut vraiment être très proche d'une éolienne pour que son feu de position perturbe la vision nocturne des astres.
Avant cela, il y a surtout et d'abord la pollution lumineuse des secteurs urbanisés - et même parfois de coins très isolés et vierges de sources lumineuses mais que des élus en manque d'idées de dépenses publiques font équiper de lampadaires LED (pas de problème, ça le consomme rien les LED !). C'est bien de cette pollution lumineuse dont parlent les associations qui militent pour un ciel noir, du moins me semble-t-il.

Pégase | 06 octobre 2021 à 17h27
 
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Il y a un quartier dans Paris particulièrement abominable que rien ne pourrait le dégrader plus: la Défense, que les Parisiens parsèment cette bauge, le mot est faible, de superbes éoliennes pinpantes et tournantes et la on commencera à en discuter dans nos campagnes.
Mais pitié pas blanches, mais multicolores! ou à effets art déco.
Vous savez si la tour eiffel avait été livrée toute blanche, elle ne serait jamais restée, fallait cette belle couleur bronze qui fait son charme?

pemmore | 06 octobre 2021 à 23h04
 
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L'arrêté ministériel du 10 juillet 2006 impose à EDF un tarif de rachat de l'électricité produite par les éoliennes de 8,2 centimes d'euro par kilowattheure (KWh), soit 82,8 euros par mégawattheure (MWh), et ce pendant dix ans. Le tarif varie ensuite de 8,2 à 2,8 centimes d'euro le kilowattheure les cinq années suivantes, en fonction des rendements. Plus ils sont faibles, plus le tarif de rachat est élevé. Autrement dit, moins elles produisent, plus elles rapportent ! Les promoteurs sont assurés d'un retour sur investissement même dans les sites les plus mal choisis. Cela ne peut que les inciter à implanter des parcs dans des sites peu venteux, mais aussi encourager certains d'entre eux à limiter leur production dans les sites venteux.

A qui profite l'argent des éoliennes ?
D'abord, selon les différents vocables, à leurs promoteurs, développeurs, opérateurs.

ouragan | 06 octobre 2021 à 23h47
 
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Ouragan, C'est sur qu'il y en a en pagaille qui ne travaillent pas beaucoup, visiblement travailler à 2 centimes ne déclenche pas la passion de travailler pour nous.
Donc ça dénature la campagne en ne servant à rien, quelle époque!

pemmore | 07 octobre 2021 à 10h48
 
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le sujet des éoliennes touche au subjectif, le rejet est non-raisonné. On vous dit : vous êtes un bon citoyen, et en plus ça vous rapporte, acceptez les.
Mais le coeur le rejette.
En passant, même à 10km, ça perturbe...20km aussi mais il faut y habiter pour se rendre compte.
Alors, si en plus il y a une combine financière et que le bénéfice est une perte, comme ce semble fort le cas, le rejet devient raisonné.
Il faudra trouver autre chose pour avoir du 220, à mon avis.

28plouki | 07 octobre 2021 à 10h51
 
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Concernant La Défense, réflexion amusante. En tant que ex-vieux parient et désormais campagnard, nous sommes allé à La Défense car une de nos fils habite à côté;
C'est un autre monde, en effet... il y a du vent, oui, et des vélos qui vous foncent dessus.
Temple de la consommation, avec le Covid et télétravail, il y a des bureaux vides.
passer dessous en voiture est une épreuve, mais rouler dans Paris aussi désormais.
Je vois plus La Défense comme un témoignage d'une civilisation disparue, un peu plus tard certes.

28plouki | 07 octobre 2021 à 10h58
 
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Des mesures positives pour une énergie crédible et mature, qui à chaque étape de son développement suscite les mêmes diatribes stupides et exaltées de ces pro-nucléaires aveuglés par une adoration mystique de l’atome, ou de cette hostilité ancrée dans toute évolution quelle qu’elle soit ; nous sommes dans une transition énergétique qui va modifier notre contexte comme les évolutions industrielles du passé, mais nous ne pouvons nous passer de cette énergie dont le coût est bien inférieure à celui du nucléaire, malgré la sous évaluation de ce dernier, et en espérant qu’aucun accident majeur ne nous ruine et que les générations futures trouverons une solution pour les millions de m3 de déchets irradiés laissés derrière nous.

Raisonnable | 07 octobre 2021 à 11h39
 
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Il faut être réalistes, la techniques des éoliennes n'évolue pas en dehors du passage au gigantisme, à l'inverse pour les panneaux solaires ça avance pas mal, après s'être contenté du spectre visible, on a attaqué tout ce qu'on ne voit pas : ultra violet, infrarouges et plus loin si possible puis maintenant l'énergie en retour qu'on pourrait appeler écho, et la la vente même à 4 cmes kw/h est rentable.
Il y a aussi pour les particuliers électricité et chauffage, mais le prix c'est du délire.
Quand la question en cours du stockage, ça renverra les éoliennes au rebut avec d'autres fantasmes écolos.

pemmore | 07 octobre 2021 à 11h54
 
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la rentabilité des énergies renouvelables est calculé à partir du prix KWh nucléaire sans prendre en compte que la moitié de la facture du nucléaire est payé avec nos impôts ... Dès le départ le nucléaire n'était pas rentable et pour le vendre on a triché sur les prix en espérant que les milliards engloutis dans la recherche permettraient de trouver la formule magique ... le miracle ne s'est pas produit et ça nous laisse une dette sur plusieurs générations ... en priant très fort pour qu'il n'y ait pas d'accident !

laurent | 07 octobre 2021 à 11h57
 
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Il faut garder dans l'esprit que les ingénieurs du nucléaire ne sont pas de mauvaises personnes. certes, les explosions atomiques dans l'air ou la mer ont eu lieu, c'est visiblement notre espèce qui a un souci, mais la science a de bons côtés, heureusement.
Le nucléaire a un coût, sans oublier Tchernobyl et Fukushima !
Cela ne change rien au fait que les éoliennes géantes sont rejetées par ceux qui habitent dans la zone large, et, j'en ai été surpris, même par ceux qui y trouveraient un réel avantage financier.

28plouki | 07 octobre 2021 à 11h59
 
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Oui certes, le nucléaire coûte cher, mais on est sur les éoliennes géantes de madame Pompili.
le nucléaire, c'est le militaire... si on additionne les dépenses militaires déclarées dans le monde, chaque réfugié aurait sa villa avec robinets en or!
A part les iles Caïman, qui n'ont sans doute pas de budget militaire, chaque pays dépense une fortune. Les iles Caïman sont de toutes façons protégées par les crocodiles qui y cachent leur oeufs. Ils pondent des oeufs ?

28plouki | 07 octobre 2021 à 12h35
 
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@ 28plouki : au delà du cout financier exorbitant et du risque énorme d'accident , le simple bilan énergétique est complètement négatif : il faut au moins 2 Kwh d'énergie pour produire 1 Kwh nucléaire ... (extraction, enrichissement, transport, construction, fonctionnement des centrales, démantèlement, traitement et stockage des déchets, recherches et sécurisation des sites ...
Avec toutes les inondations en France le risque augmente ...

laurent | 07 octobre 2021 à 13h31
 
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Bien d'accord que si l'on pouvait remplacer demain le nucléaire par les générateurs sur vélo, ce serait sympa mais il existe et les risques avec. J'ai visité une centrale nucléaire, le principe est ... simple!
je n'ai pas de solution, les voitures électriques vont augmenter la demande, les fortes températures aussi !
Contraint et forcé j'accepterai les éoliennes, mais probablement je vendrai pour aller ailleurs au calme visuel. Chacun sa peau donc.

28plouki | 07 octobre 2021 à 14h45
 
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Si on mettait les cyclistes du dimanche sur des vélos " fixes" produisant de l'électricité avec des beaux paysages défilant sur un écran et des chants d'oiseaux comme fond sonore, ça serait rentable au bout de combien de temps ?
:-))))))))))))))))

NB. Amusant et interrogeant le succès de ce sujet

Sagecol | 07 octobre 2021 à 17h21
 
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bonne idée Sagecol :)
mais est ce que la nourriture qu'ils vont utilisés pour pédaler ne pourrait pas servir directement à faire du méthane ou ethanol ?
en bref le corp humain a t'il un bon rendement , pas sur !!!
la seule énergie pas chère vient du soleil , du vent des marais et de l'eau
sujet passionnant en effet mais trés marqué anti-Eolien

sonitus aqua | 07 octobre 2021 à 17h33
 
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On voit bien que les écolos pur et dur, surtout ceux avec des ailes sont enchanté par l'éolien puisque leurs gouroux ont fait la messe...
Une première estimation a mis en lumière que plusieurs centaines de parcs éoliens sur les 1400 actuellement en fonction sur le territoire français, pourraient se trouver dans ce cas. Ces estimations correspondraient à des avantages financiers dépassant 3 milliards d'euros sur 15 ans. Ces pratiques de l'industrie éolienne qui est pourtant déjà largement subventionnée depuis plus de 20 ans contribuent à une hausse continue des tarifs de l'électricité des ménages.

Autre bonne surprise de la soit disante comunication :
a première question à se poser est la suivante : Qui paye le démantèlement ? La bonne réponse est : le propriétaire du terrain.

La deuxième question à se poser est la suivante : Combien coute le démantèlement d’une éolienne ? La bonne réponse est : entre 400.000 et 500.000 € en 2018

ouragan | 07 octobre 2021 à 19h38
 
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Oui c'et un sujet qui fait réagir car ces éoliennes géantes peuvent être implantées sur de nombreux territoires où il y a peu d'habitants, qui sont donc une proie facile.
Habitat dispersé, maires intéressés, absence d'information locale, ruses pour les autorisations d'implantation... Ce sont donc à chaque fois quelques centaines de personnes qui arrivent à s'organiser, mettre la main à la poche pour contrer ces manoeuvres.
Bien entendu, nous avons l'expérience de ce qui a déjà été fait, nous le voyons, et donc des études sont faites, les chiffres sont vérifiés... Résultat : en dehors de l'aspect rejet "physiologique", le rejet financier est mis en avant. Et là, c'est concret.
C'est un peu le même refrain que défendre la patrie la fleur au fusil, et donc ceux qui sont en première ligne n'ont plus envie de se sacrifier pour la cause... En 1917, Pétain les avait fait fusiller.

28plouki | 07 octobre 2021 à 19h59
 
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Plouki tes références historiques sont douteuses voir trés déplacées
je vais t'aider ; tu aurais pu parler du grand développement des barrages hydroelctriques ou il a fallu déplacer de nombreux villages isolés - est ce que cela était injuste ? non nécessaire? destructeur d'environnement ?
et quid des lignes à hautes tensions qui inondent nos vallées pour transporter cet électricité dans les grandes villes.
Oui les éoliennes doivent être implantés avec discernement Mais arrêtons la contestation tout azimut

sonitus aqua | 08 octobre 2021 à 10h02
 
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Perso je ne critique pas spécialement les éoliennes, mais ayant fait partie d'une association de constructeurs d'éoliennes et avons quasiment tout testé, à axe horizontal c'est pas rentable, à 3 pales sauf site exceptionnel, aucun intérêt saut si ça doit se suffire de 3 semaines par an de production optimales, il faut 5 pales sinon l'éolienne sert de mauvaise girouette.
Donc la plupart des gars ont testé des éoliennes à axe vertical, silencieuses, faciles à entretenir , et départ dès 5m/s, en plus débrayables en cas de tempêtes elle se régulent, in fine ce sont celles à stator fixe et rotor inversé qui ont donné le meilleur rendement, les autres sont souvent plus décoratives qu'autrechose
Bien sur on n'a jamais dépassé 2ou 3 kw, le moteur de récup utilisé comme générateur.
Sans doute on pourrait passer à une échelle supérieure.

pemmore | 08 octobre 2021 à 17h26
 
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En réponse à une remarque de Sirius sur les précautions et les interdictions concernant l'éolien, le rôle de la CDNPS Commission Départementale de la Nature, des Paysages et des sites est mentionné. Il faudrait ajouter : interdire aux membres de la Fédération Energie Eolienne de siéger dans ces commissions : il y a conflit d'intérêt (voir en Ardèche)

DUC | 09 octobre 2021 à 23h42
 
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