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Michel Barnier veut développer les circuits courts des produits agricoles

Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier a annoncé un plan en 14 mesures visant à favoriser la commercialisation de produits agricoles en ''circuits courts''. Objectif : développer la vente directe des produits de saison et locaux. Détails.

Agroécologie  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com
   
   
Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche Michel Barnier a annoncé le 14 avril un plan en 14 mesures pour favoriser la commercialisation de produits agricoles en ''circuits courts'' lors d'une visite à une Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP), à Vanves (Hauts-de-Seine).

Un circuit court est un mode de commercialisation des produits agricoles qui s'exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur (vente à la ferme, sur les marchés, par correspondance ou via les AMAP), soit par la vente indirecte avec un seul intermédiaire comme dans le cas de la restauration (traditionnelle, collective...) ou d'un commerçant-détaillant (boucher, épicier de quartier...).

Selon le Ministère, ce mode de commercialisation est assez largement répandu, en France, notamment dans le Sud Est et dans le Nord du pays. Ainsi, 88.600 exploitations agricoles réalisaient de la vente directe en 2005, soit 16,3% des exploitations, dont 47% qui transforment les produits.

Ce plan s'appuie sur les conclusions d'un groupe de travail mis en place dans le prolongement des Assises de l'Agriculture et du Grenelle de l'environnement. Son objectif est de répondre à une demande croissante des consommateurs à la recherche de produits authentiques, de saisonnalité, de proximité et de lien social tout en permettant aux agriculteurs une meilleure rémunération et une meilleure valorisation de leur production, explique le Ministère.

Des circuits courts pour favoriser une agriculture et une consommation durables

Les circuits courts, qui recréent du lien entre les consommateurs et les agriculteurs, contribuent au développement d'une agriculture durable et d'une consommation responsable, déclare Michel Barnier. Les AMAP sont une des formes de ce mode de commercialisation, souligne le Ministère. Ce mode de consommation renvoie aussi à un acte citoyen respectant l'environnement avec la réduction des emballages, des conditionnements, avec une limitation d'émission de CO2 et soutenant les pratiques de production durables, ajoute-t-il.

Rappelons que les AMAP ont pour but de permettre à des consommateurs d'acheter à un prix juste des produits d'alimentation de qualité de leur choix, en étant informés de leur origine, et de la façon dont ils ont été produits, et de participer activement à la sauvegarde et au développement de l'activité agricole locale dans le respect d'un développement durable.

Ce plan s'articule ainsi autour de quatre axes et comprend 14 mesures destinées à améliorer et diffuser les connaissances sur les circuits courts, adapter la formation des agriculteurs à la vente directe de leur production mais aussi favoriser leur installation et une meilleure organisation du réseau en mettant en place une charte sur les circuits courts. L'accès au foncier, aux aides publiques et aux prêts bancaires est le principal frein pour les agriculteurs souhaitant s'engager dans ce mode de commercialisation, rappelle le Ministère. Des références technico-économiques seront par conséquent mises en places pour permettre aux partenaires financiers d'évaluer la viabilité économique des projets. Un espace dédié aux circuits courts va par ailleurs être créé sur le site Internet du Ministère.

Ces mesures s'inscrivent dans le plan national ''pour une politique de l'offre alimentaire sûre, diversifiée et durable'' du gouvernement présenté par Michel Barnier en avril 2008, qui vise à répondre aux attentes du consommateur et du citoyen tout en valorisant les modes de production durable et de qualité, issues notamment de l'agriculture biologique. Rappelons que la loi de mise en œuvre du Grenelle 1 fixe un objectif de 6% de surface agricole utile (SAU) bio en 2012 contre 2% actuellement, et prévoit d'intégrer 15 % de produits biologiques dans la restauration collective en 2010 et 20 % en 2012.

Par ailleurs, ces mesures seront déclinées au niveau régional dans le cadre des plans que doivent élaborer pour la fin 2009 les directions régionales de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF). Un comité de suivi sera notamment chargé d'accompagner la mise en œuvre des mesures.

Dans un communiqué, les Chambres d'agriculture qui ont participé aux travaux du groupe de travail mis en place sur les circuits courts, se félicitent du contenu des mesures annoncées par M. Barnier qui doivent permettre de conforter le modèle économique de ces formes nouvelles de commercialisation représentant jusqu'à 20% du chiffre d'affaires agricole dans certains régions. Les Chambres d'agriculture organisent déjà plus de 1.300 Marchés des Producteurs de Pays et accompagnent notamment plus de 5.800 agriculteurs dont 3.200 producteurs fermiers engagés dans la démarche ''Bienvenue à la ferme'', rappellent-elles.

Réactions5 réactions à cet article

 
Ecellente Idee -

C'est une excellente idee pour redynamiser l'agriculture et tout particulierement biologique. La vente directe aux consommateurs pourraient par exemple se faire dans les Yvelines sur des terres agricoles que le Conseil General essaie de nous confisquer pour installer un circuit de F1. Pas tres agricole encore moins bio et surtout excessivement polluant et buyant -

Monsieur le Ministre de l'Agriculture je soutiens votre projet, et merci de veiller a ce que des lobbies ne detruisent pas notre paysage et notre agriculutre.

Roselaris | 27 avril 2009 à 12h05
 
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halte à la récupération

pourquoi le ministère intervient il ?
le circuit court c'est aussi de l'autogestion pourquoi le ministère en recherche respectabilité et de voix se préoccupe de notre démarche.
si il est sincère alors quid des pesticides,des OGM des multinationales qui gérerons la faim dans le monde.

non à la récupération démagogique .

le panier libre

le panier libre | 27 avril 2009 à 21h56
 
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formule 1

voilà une bonne idée.
Mais pour commencer,on pourait demander à notre ministre de s'opposer à la création d'un circuit de formule un,oh combien inutile,sur la commune de Flin dans les Yvelines.Surtout que ces terrains avaient été attribués à des maraichers bio,pour protéger une partie de la nappe phéatique parisienne !!!

kine | 27 avril 2009 à 22h25
 
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Mr Barnier venez faire un tour à Nevers (58)

Bravo Monsieur Barnier ! Ces mesures relèvent du bon sens pour un développement à forte valeur ajoutée respectueux de l'environnement (casse-tête des kilomètres alimentaires par exemple..., bio importé par manque d'offre...)
Mais voilà, le problème, c'est que les meilleures terres maraîchères, toujours situées aux abords des villes, (voir théorie de Von Thunen) continuent de susciter des convoitises et d'être gaspillées sur l'hôtel de quoi au juste ?
Nous vous attendons à Nevers (qui connait un fort taux de chômage ainsi qu'une diminution importante de sa population) pour vous présenter les jardins maraîchers ancestraux de la Baratte : ambiance ligérienne, zone humide, espèces faunistiques et floristiques remarquables, maraîchers et jardiniers en voie de disparition !..... La ville préempte systématiquement et empile les projets au grè des années : projets qui n'aboutiront pas sans doute mais elle a une attitude féodale, hypothéquant l'avenir du Val de la Baratte, méprisant l'identité et de la culture locale. Ici le développement durable est resté au niveau du concept. L'ambition est ailleurs.
Alors Monsieur Barnier, je vous en supplie, commencez par cartographier et protéger le potentiel et imposer des ZAP (zone d'agriculture protégée) dans les bassins intéressants (ancien lit de fleuve, terres légères qui se réchauffent vite...) Nous pouvons vous donner les critères....
Brigitte Compain-Murez, Présidente
Saint-Fiacre Loire-Baratte

Brigitte Compain-Murez | 06 mai 2009 à 11h10
 
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Re:halte à la récupération

Lisez les autres réactions à ce discours, vous comprendrez qu'une poignée d'hommes même en association ne peuvent arrêter seul un projet de circuit de Formule 1 sur un terrain favorable à la culture bio ou encore influer sur la politique d'une collectivité locales comme Nevers, historiquement obnubilées par le développement économique et industriel de son territoire. Il est important me semble-t-il, que le gouvernement puisse s'engager avec ces associations. Évidement je suis d'accord avec vous : les mots ne peuvent être considéré comme un véritable engagement, nous attendons les actes...

Clém | 20 janvier 2010 à 09h47
 
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