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Achats responsables : les organisations priorisent la réduction des déchets

La responsabilité sociale et l'environnement restent les critères clés des politiques d'achats responsables en 2020, selon l'Observatoire des achats responsables. Côté environnemental, les acheteurs publics et privés priorisent la réduction des déchets.

Gouvernance  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Le 2 février, l'Observatoire des achats responsables (ObsAR) a présenté les résultats de son dernier baromètre des politiques publiques et privées d'achats responsables, dans un contexte marqué en 2020 par la Covid-19. Réalisé par OpinionWay en novembre/décembre dernier, ce sondage annuel a mobilisé 316 organisations (55 % du secteur privé et 39 % du secteur public).

Le sondage révèle que les trois quarts des organisations (77 %) sondées ont mis en place une stratégie d'achats responsables, dont 21 % depuis moins de deux ans. « Ce dernier chiffre conforte la tendance observée depuis plusieurs années, montrant que la démarche des achats responsables se déploie dans de plus en plus d'organisations, malgré ou grâce au contexte particulier de l'année 2020 », analyse Pierre Pelouzet, président de l'ObsAR. Les raisons principales invoquées pour déployer les achats responsables restent similaires aux années précédentes. Pour plus du tiers des répondants, il s'agit de mettre en conformité et de contribuer aux engagements RSE (responsabilité sociétale de l'entreprise) de l'organisation. ObsAR note également que la maîtrise des risques et l'amélioration de la relation avec les fournisseurs sont considérées « d'égale priorité par 23 % des répondants ».

La responsabilité sociale (conditions de travail, droits de l'homme et la diversité) et la protection de l'environnement sont « toujours deux composantes fondamentales des achats responsables » pour toutes les organisations (public, privé, grandes entreprises, PME). Pour les grandes entreprises, la lutte contre la corruption arrive en tête de leur démarche (obligation issue de la loi Sapin 2 du 9 décembre 2016). L'empreinte carbone et l'économie circulaire restent aussi une priorité pour les entreprises. Pour les PME, la responsabilité sociale arrive en tête suivie par la protection de l'environnement et la maîtrise des coûts.

L'utilisation de bilans carbone reste complexe pour les acheteurs

 
L'économie circulaire est encore mal connue de la sphère achats.  
Nathalie Blouet, administratrice de l'ObsAR
 
En matière d'environnement, Nathalie Blouet, administratrice de l'ObsAR, constate une priorisation sur la réduction des déchets, pour la sphère publique et privée. « Une thématique très certainement maîtrisée et utilisée depuis de nombreuses années par tous les acheteurs », commente-t-elle. Viennent ensuite la réduction des pollutions et des consommations d'énergie et d'eau.

En revanche, l'économie circulaire, qui inclut pourtant la réduction des déchets, arrive en dernière position et est « encore mal connue de la sphère achats », ajoute Mme Blouet. Mais une « évolution est à attendre avec les décrets d'application de la loi anti-gaspillage et pour l'économie circulaire (Agec) », estime-t-elle. Pour les organisations publiques notamment, cette loi va renforcer certaines obligations concernant l'emploi de matériaux recyclés dans les achats.

De même, la réduction des gaz à effet de serre, est jugée « très importante par l'ensemble de la sphère achats » conforme aux objectifs fixés par l'État de neutralité carbone à l'horizon 2050. « Malgré tout, l'utilisation de bilans carbone pour les acheteurs reste encore complexe. En effet, les méthodes d'évaluation de performance liée aux bilans de gaz à effet de serre restent à définir. Et c'est aussi un challenge pour les entreprises de savoir présenter aux acheteurs des analyses de cycle de vie sur les produits et les prestations de service qu'elles vendent », explique Nathalie Blouet.

Réactions1 réaction à cet article

 

Actuellement je ne connais qu'un seul magasin qui joue le jeu, une extension en Sarthe d'un marchand de légumes de Baugé en Anjou.
Sinon que ce soient les hyper du coin, des indépendants spécialisés, les marchand de bio, ils en profitent pour exploser leurs marges.
Il y a 60 ans, acheter en vrac coûtait moins cher qu'emballé, donc ça aurait du continuer.
Se comporter comme ça est contraire au but de la nation de réduire les déchets, c'est pas en allant jusqu'à doubler le prix qu'on va y arriver.

pemmore | 05 février 2021 à 10h30
 
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