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Critères ESG : les acteurs de l'immobilier priorisent les enjeux énergétiques et bas carbone

Bâtiment  |    |  Rachida Boughriet

Ce mercredi 30 novembre, l'Observatoire de l'immobilier durable (OID) a présenté les résultats du baromètre 2022 de l'immobilier responsable. Cette étude annuelle évalue le niveau d'avancement des pratiques ESG (environnement, social et gouvernance) des acteurs de l'immobilier. Soixante-trois répondants se sont prêtés à l'exercice du questionnaire (73 % venus du secteur de l'immobilier de gestion et 35 % de la promotion immobilière). « Le niveau d'importance des enjeux ESG pour le secteur de l'immobilier reste stable en 2022 par rapport à 2021 », observe l'OID. Avec une note moyenne de 7,9/10 sur le pilier environnemental pour les acteurs de l'immobilier de gestion et 7,4/10 pour les promoteurs immobiliers, ce sont les enjeux ESG liés à la réduction des émissions carbone et liés à l'énergie qui « demeurent prioritaires », dans ce contexte de sobriété.

Pour cette nouvelle édition, l'OID a aussi analysé le niveau de maturité des acteurs du marché de l'immobilier sur l'appropriation et l'application des exigences réglementaires. Cela concerne le reporting extra-financier dans le cadre de la taxonomie verte européenne, du règlement européen SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) et de la nouvelle directive européenne CSRD (Corporate Sustainable Reporting Directive), qui sera publiée en décembre. Auxquels s'ajoutent, en France, le décret Tertiaire et la réglementation environnementale RE 2020 des bâtiments neufs. « Ces réglementations ont des points positifs, notamment celle liée à la taxonomie qui définit un référentiel standard, sur lequel tous les acteurs vont pouvoir s'appuyer. Cela apporte aussi une meilleure comparabilité », souligne Claire Meunier, responsable du programme finance responsable à l'OID.

Ces réglementations demandent aussi de « collecter beaucoup de données », comme le décret Tertiaire sur les consommations énergétiques et la taxonomie via la publication d'indicateurs financiers sur leurs activités vertes. De même, « l'application de la RE 2020 renforce la maturité des acteurs de la promotion immobilière sur le carbone et l'énergie, et l'objectif Zéro artificialisation nette les incite à une meilleure intégration de la biodiversité », note par exemple le baromètre.

Pour Loïs Moulas, directeur général de l'OID, « si on regarde le ZAN, le décret Tertiaire avec un objectif réel de réduction des consommations énergétiques, la France est vraiment en avance sur les réglementations ESG par rapport au reste du monde. Le reporting sur les risques physiques liés au changement climatique est depuis 2015 dans la loi (pour la transition énergétique, ndlr), bien avant la publication de la première version de la TCFD (Task Force on Climate-related Financial Disclosures, ndlr). Il faudrait qu'il y ait une sorte de faire-valoir au niveau européen de cette avance ».

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