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L'imposant barrage de Bimont, au béton défectueux, se refait une santé

Le barrage de Bimont, dans les Bouches-du-Rhône, construit à la fin des années 40, a développé des fissures conséquentes. En cause : des anomalies dans le béton d'origine. 70 ans après, la société du Canal de Provence le rénove. Reportage.

Reportage vidéo  |  Bâtiment  |    |  Baptiste ClarkeActu-Environnement.com

Le barrage de Bimont est un ouvrage important géré par la Société du Canal de Provence (SCP). Il permet de stocker 14 millions de mètres cubes d'eau, soit la consommation en eau d'une agglomération comme Aix-en-Provence (environ 400.000 habitants). Ce barrage constitue une réserve de sécurité pour l'alimentation en eau de plusieurs communes de la région aixoise et l'irrigation de 8.000 hectares. Des usines, comme la centrale biomasse de Gardanne et Alteo, sont également alimentées.

Construit entre 1947 et 1951 et mis en service en 1952, le barrage présente depuis les années 60 des fissures et un suintement. Des anomalies inquiétantes que les ingénieurs n'ont pas prises pas à la légère. Après une enquête poussée, cela serait dû à "une grève dans la cimenterie au moment de l'approvisionnement", explique Catherine Casteigts, cheffe des travaux de rénovation du barrage pour la Société du Canal de Provence. Des opérations auraient été mal gérées comme le refroidissement insuffisant du ciment, ce qui aurait occasionné un gonflement du béton, "dû à une réaction sulfatique interne". Ce gonflement aurait entrainé ensuite une fissuration. Une réaction évolutive dans le temps : "On a dû attendre la fin de l'évolution - très lente - de cette réaction pour entamer les travaux de rénovation".

Néanmoins la situation était suivie de près et sous contrôle des services de l'Etat (Dreal). Une rupture du barrage serait catastrophique, puisque les eaux se répandraient dans la vallée et inonderaient plusieurs communes. Ainsi, un plan particulier d'intervention (PPI) a été élaboré pour prévenir ce risque. Selon les autorités, la solidité du barrage n'était pas en jeu. Mais il a toutefois été décidé de le rénover et d'en finir avec cette épée de Damoclès. Rappelons que l'ouvrage se situe tout de même sur une zone sismique (à risque faible). Les travaux d'ingénierie déployés, entre 2016 et 2019, sont détaillés dans le reportage vidéo. 20 millions d'euros ont été nécessaires pour financer cette opération d'envergure qui devrait permettre de surcroît d'augmenter la capacité de stockage de 14 à 25 millions de mètres cubes d'eau. Une façon aussi d'anticiper les futurs besoins en eau de la région qui souffre d'un climat plutôt aride en période estivale.

Réactions1 réaction à cet article

 

Article pragmatique, informant, sans pathos... rien à dire... j'imagine le traitement qui aurait été fait de l'information si on avait découvert des fissures 100 fois plus petites dans une enceinte de réacteur nucléaire...
Pour rappel, les ruptures de barrage font des milliers de victime par an sur la planète.

dmg | 21 février 2019 à 18h58
 
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