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Le bassin Loire-Bretagne veut s'adapter au changement climatique

Le bassin Loire-Bretagne a adopté son plan d'adaptation au changement climatique. Il devrait alimenter les réflexions pour les orientations du Sdage.

Eau  |    |  Dorothée LapercheActu-Environnement.com

Après les bassins de Rhône-méditerranée et Corse, Seine-Normandie, Rhin-Meuse, et Artois-Picardie, c'est au tour de Loire-Bretagne d'adopter son plan d'adaptation au changement climatique.

Une première version du projet avait été soumis au préalable, de mai à octobre 2017, à la consultation publique. Une seconde version, prenant en compte les retours, a donc été présentée au comité de bassin et adopté, ce 26 avril 2018 (117 pour, 4 contre et 19 blancs).

"Ce plan n'est pas opposable, mais cela va orienter nos réflexions et nos financements lorsque nous allons travailler sur le futur Sdage", a indiqué Thierry Burlot, président du comité de bassin Loire-Bretagne.

Quatre types de sensibilités ont été identifiées pour les territoires de ce bassin : la disponibilité en eau, le bilan hydrique des sols en fin d'été, la biodiversité des milieux aquatiques et leur capacité d'auto-épuration.

Une situation à venir préoccupante

"Les premiers éléments de vulnérabilité issus de l'analyse de quatre sensibilités actuelles du bassin révèlent une aggravation très notable de la situation pour les indicateurs concernant la biodiversité des milieux aquatiques associés aux cours d'eau et les services d'auto-épuration qu'ils rendent, note un des documents préparatoires au plan. La situation en lien avec le changement de régime des pluies et des débits des cours d'eau reste particulièrement préoccupante sur le bassin et demande de conduire et d'étendre les efforts que le Sdage Loire-Bretagne a inscrits en matière de préservation de la ressource en eau". Ce dernier préconise de "mettre en place dès maintenant des mesures d'adaptation afin d'avoir le temps de s'adapter à une situation à venir préoccupante".

Le plan liste des leviers d'action pour tenter de s'adapter. Ainsi, pour maintenir les capacités auto-épuratrices des milieux naturels aquatiques, il incite à mener des actions pour limiter l'augmentation de la température de l'eau, les pollutions ponctuelles et la pression polluante diffuse. Pour augmenter leur résilience, il préconise de rétablir l'hydraulique fonctionnelle et la qualité des milieux aquatiques, d'intégrer économiquement leur protection et restauration mais également de maîtriser l'étalement péri-urbain.

Sur la question de la quantité d'eau, le plan envisage de développer la gestion intégrée de la ressource et le stockage naturel de l'eau. Il pointe également la nécessité d'optimiser la gestion de l'eau potable et d'adapter les usages à la ressource disponible. "Est-ce qu'il faut continuer à développer sans limite la maïsiculture ? Il faudra sans doute adopter des pratiques plus résilientes", a indiqué Thierry Burlot. Le plan ouvre également la voie à des solutions de gestion de la ressource "dans le temps et dans l'espace".

Pour prévenir le risque des inondations et de la submersion marine, le document considère qu'il faut accélérer la mise en oeuvre des politiques et gérer autrement les zones inondables dont les espaces côtiers. Autre piste évoquée : améliorer et diffuser la connaissance.

Parmi les autres bassins, reste désormais Adour Garonne qui devrait adopter un plan similaire le 2 juillet prochain.

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