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Bassin Rhin-Meuse : une carte de la ressource en eau riche d'enseignements

Bien plus qu'un simple exercice de cartographie, le zonage de la ressource en eau du territoire, par type de profil, permet au comité de bassin Rhin-Meuse d'ajuster sa stratégie et d'échanger plus efficacement avec les collectivités.

Eau  |    |  Nadia Gorbatko  |  Actu-Environnement.com
Bassin Rhin-Meuse : une carte de la ressource en eau riche d'enseignements

Près d'un tiers du bassin Rhin-Meuse menacé par un risque de pénurie d'eau à moyen et long termes : c'est ce que révèle la carte des zones fragiles pour l'accès à cette ressource, présentée jeudi 30 juin par les experts de ce comité de bassin. Ces derniers distinguent trois catégories de zonage. Le premier zonage identifie les secteurs où les prélèvements sont importants, dans l'axe Meurthe et Moselle, près de Vittel ou dans le bassin versant du Rupt-de-Mad, notamment. Des contraintes peuvent y peser sur l'alimentation en eau potable, la navigation, les usages industriels ou agricoles, et des démarches de gestion collective de la ressource doivent y être mises en place prioritairement.

Le besoin de résilience

   
Les zones fragiles pour l'accès à la ressource en eau dans le bassin Rhin-Meusee © Comité de bassin Rhin-Meuse
 
   
Le deuxième zonage présente les périmètres où les ressources sont fragiles et particulièrement sensibles aux changements climatiques. C'est le cas du massif vosgien et des secteurs du Sundgau ou de la Nied allemande qui connaissent des baisses significatives des débits et les niveaux de leurs nappes y sont périodiquement très bas. Des actions de résilience doivent donc être menées en faveur de leurs milieux aquatiques, en particulier des têtes de bassins versants essentiels au maintien du débit en aval. Le troisième zonage, enfin, zoome sur les secteurs qui, comme le bassin de l'Orne, Souffel, Seltzbach ou la Meuse amont, cumulent faiblesse quantitative de la ressource et fragilité en termes de qualité. Les prélèvements ne s'y révèlent pas nécessairement significatifs, mais ils sont associés à des rejets polluants. À ce titre, ils nécessitent une approche globale.

Une aide à la décision

Prévue par le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux 2022-2027 (Sdage) entré en vigueur en mars dernier, cet exercice de cartographie résulte du croisement de plusieurs sources de données avec des observations de terrain. Il servira de support au dialogue avec les acteurs des territoires, dont les collectivités, mais aussi d'aide à l'accompagnement des démarches de gestion quantitative. Les autorisations de prélèvement ou d‘aménagement délivrées par l'État, par exemple, devront tenir compte de ses indications, de même que le programme d'intervention de l'agence de l'eau dans la définition de ses priorités.

À la lumière de ce zonage, le comité de bassin a par ailleurs adopté à l'unanimité sa stratégie d'action pour prévenir les fragilités du bassin, mais aussi exploiter ces atouts, en valorisant notamment les marges de régulation offertes par les infrastructures existantes. Il prévoit, en particulier, la mise en œuvre de dix projets issus du Varenne agricole de l'eau, comme la recherche de solutions pour la résilience des fermes d'altitude du massif vosgien ou l'optimisation des chapelets d'étangs et des barrages-réservoirs. Il envisage, en outre, l'élaboration de diagnostics partagés sur les territoires, afin de permettre aux acteurs locaux de prendre conscience de la rareté de la ressource en eau et d'adapter leurs projets d'aménagement en conséquence.

Réactions2 réactions à cet article

 

80% des assainissements collectifs français sont conformes aux exigences de l'état mais pas aux normes ... Bref on ferme gentiment les yeux sur LE problème de la planète : L'EAU ! L'eau est recyclable à l'infini, la SEULE et UNIQUE façon de perdre de l'eau douce c'est de la jeter en mer, nos sécheresses sont les conséquences directes de "l'assainissement collectif à la française" qui coute un pognon de dingue et qui n'a JAMAIS fonctionné ... Pour dégrader les polluants il faut des milieux aérobies donc surtout pas dans l'eau !

laurent | 06 juillet 2022 à 08h56
 
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laurent, bienvenue au pays joyeux de Veolia et consorts, héritières des grandes boîtes nationales monopolistiques de la construction de stations d'épuration.
Et évidemment annonceurs écolos bardés de vertus !

Albatros | 11 juillet 2022 à 17h49
 
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